25/07/2009

Ferme Tout-y-Faut

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16/07/2009

La ferme Tout-Y-Faut disparaîtra bientôt.

"Indépendance" - Lundi 8 avril  1963. 

Ecrasée par le terril de laitier des usines Boël, une belle et antique construction la ferme "Tout-y-Faut" disparaîtra bientôt. 

Lorsqu'on longe le canal du centre, à cent mètres a peine de l'ascenseur hydraulique numéro 1 d'Houdeng-Goegnies,, on aperçoit face aux verreries Glaver, c'est-à-dire de l'autre côté de la voie d'eau une vieille et antique ferme derrière laquelle se dresse une espèce de terril illuminé le soir par les crasses des hauts-fourneaux que l'on y déverse. 

Il s'agit de la "Censé de la Nouvelle Grande Louvière" dite "Tout-y-Faut", une antique construction, celle-ci disparaîtra bientôt sous la pioche des démolisseurs, car, elle est d'une part écrasée par l'amoncellement envahissant du laitier des usines Boël et menacée d'autre part par la construction de nouveau canal à grande section qui se dirige en droite ligne sur elle. 

Cette ferme fut bâtie par les moines d'Aulne. L'acte de donation' date de 1440 et la construction de 1450. Détruite elle fut reconstruite en style 18e siècle, en 1765 par l'abbé Don Joseph Scrippe. 

La ferme "Tout-y-Faut" se trouve également non loin du ruisseau du Thiriau dont les eaux étaient jadis "limpides et cascadantes". Sa grange immense, ses vastes écuries, sa grande cour et ses portails massifs donnent une idée de ce que pouvait être l'importance des grandes censes il y a plusieurs siècles. 

Cette ferme fut occupée par M. Sylvain Guyaux, ancien bourgmestre de La Louvière, de 1895 à 1913. Elle avait 150 hectares de culture, on y faisait l'élevage des chevaux. C'est là que Sylvain Guyaux éleva le fameux étalon "Rêve d'or" qui remporta à Paris le premier prix des chevaux belges et qui fut proclamé champion belge à Bruxelles. 

La ferme "Tout-y-Faut fut louée en 1530 aux familles vve Louis, Jean Ledoux et Col lard Gaston. 

Elle est toujours habitée actuellement par M. Gaston Guéritte, mais appartient à la famille Boël. 

IL FAUT TENTER L'IMPOSSIBLE. 

C'est sur le conseil de Fernand Liénaux, artiste peintre bien connu, et qui s'intéresse aux beautés de l'endroit, que nous sommes allés visiter la ferme "Tout-y-Faut". Cette éminente personnalité louviéroise estime comme tant d'autres amateurs d'archéologie, qu'on devrait tenter l'impossible pour préserver cette magnifique construction. 

En effet, il serait grand dommage de laisser engloutir une des cinq fermes bâties par les moines d'Aulne. Il avait été question de sauver certaines parties de cette construction telle que le portail de la grande entrée en style Hesbignon du 18e ... Peut-être aurait-elle pu être déplacée et remplacer celle du domaine de la Grande Louvière, un autre héritage précieux du lointain Moyen Age. Hélas, tout ceci coûterait trop cher et en attendant, le sauvetage de "Tout-y-Faut" est suspendu et pendant ce temps la masse de laitier, cette matière vitrifiée qui nage sur le métal en fusion, avance menaçante de jour en jour et bientôt, elle brûlera et engloutira ce bel édifice.

Il y a quelques années encore, nous dit, le fermier actuel, il y avait derrière le mur de la ferme un espace libre d'environ 10 hectares. A présent, les "crasses de Hauts-Fourneaux" ne sont plus qu'à quelques mètres. Pour combien de temps en a-t-il encore à maintenir cette ferme en activité. Ce n'est plus qu'une question de mois, voire de semaines. 

Et tandis que nous parlait M. Garitte, nous avons jeté un coup d'oeil dans une des écuries où nous découvrîmes un mur en forme d'arc, soutenu par une colonne. Jadis, à cette colonne était fixé un appareil genre tourniquet auquel on attachait un cheval. Tandis que la bête tournait dans un carrousel, les moines jetaient à terre des gerbes de blés qui étaient battues par le piétinement du cheval. 

Il y avait des tas d'autres curiosités à voir dans ces écuries modèles, tels que ces auges (pierres creusées ou mangent et boivent les bestiaux), un des murs d'enceinte, longeant le chemin. Nous remarquâmes également une pierre encastrées dans le mur de la grange. Elle représente une espèce de croix avec l'inscription

"M REPOSE NE L L". 

Remarquables également les toitures spéciales et cette immense cour. 

C'EST UN DRAME QUI SE JOUE.

Le long du mur arrière entre la masse brûlante et la partie postérieure de la ferme, des eaux émergent dans lesquelles se baignent des canards et autour desquels courent la volaille. 

Oui, comme le fit remarquer à juste raison M. Liénaux "C'est un drame qui se joue".

Et pour employer une expression chère au fermier: "L'industrie culbute tout". 

Partant de la "Petite Suisse" le canal à grande section, cette nouvelle voie d'eau se creuse et fonce droit sur "Tout-y-Faut". Certains disent qu'en lieu et place de la ferme s'érigeront les quais d'embarquement. Les autres que c''est le canal le premier qui fera disparaître cette ancienne abbaye qui répondait primitivement aux besoins de la vie des moines. 

Qui l'emportera ? Les eaux ou le laitier ? Quoi qu'il en soit, un fait est évident: la ferme ne peut être sauvée, mais trouvera-t-on le temps et l'argent nécessaire pour récupérer une partie des matériaux ? Car vraiment, ce serait un crime de vouer à la destruction de si belles choses, parmi lesquelles ces pierres qui témoignent du passé de la région du Centre. 

Il parait que la chose est à l'étude. 

Albert Acou.

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13/03/2007

La ferme du Croquet.

Cette petite ferme, n° 32 et 34, était occupée par Gustave Wilmus qui, en plus de quelques vaches qu’il élevait effectuait des voiturages et tenait un  café.

 

Délaissée quelques années en qualité de ferme, elle fut reprise par François Dejonghe qui remit cette petite ferme en activité.

 

Ce sont les époux Charles Vander Aspoilders qui reprirent la fermette quelques années avant la guerre de 1940-1945  et c’est dans leurs installations que toutes les activités dominicales se déroulaient.

19:30 Écrit par Petit Loup dans Hameau du Croquet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme |  Facebook |

12/03/2007

La ferme de la rue de la Jobrette.

La ferme de la rue de la Jobrette n° 2 à Houdeng-Aimeries, faisant coin avec la rue Jeanne Haye, nous est signalée dans le registre de la population des années 1901 à 1910, Volume 23 folio 2361.

 

C’est un nommé Jean-Baptiste Baise, cultivateur, cabaretier, venant de Monstreux, né à Houdeng-Aimeries le 24 juillet 1849 qui est venu s’y installer le 31 mars 1903.

 

Décédé le 22 octobre 1922 il est remplacé par Jules Liénard, né à Strépy le 31 août 1889.

 

Il sera remplacé le 19 avril 1929 (registre de la population 1920/1930, Volume 14 folio 31) par la famille Pierre Burion - Eva Lessene qui furent les derniers exploitants de la ferme.

 

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La rue du Croquet.

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La ferme de la rue Jeanne Haye.

Le registre de recensement de 1820 nous signale que c’est la famille d’Augustin Thiriar ( 36 ans ) qui occupe la ferme de la rue Jeanne Haye. Le recensement de 1830 nous signale la même famille occupant la ferme, mais reprise au lieu dit « Pelin », nom qui nous apparaît pour la première fois et dont nous ne pouvons expliquer l’origine.

 

Au décès d’Augustin Thiriar, c’est Eugène Delattre (né le 13 février 1833), qui par son mariage avec Constance (fille d’Augustin), reprend la direction de la ferme.

 

Tous les successeurs d’Eugène Delattre ayant également le prénom d’Eugène, nous vous donnons ci-dessous, dans l’ordre chronologique, les changements dans la direction de la ferme.

 

1- Eugène Delattre, né le 13 février 1833, décédé en juin 1872, époux de Constance Thiriar

 

2- Eugène Delattre (fils du n° 1) né le 22 septembre 1857, décédé le 24 novembre 1922, époux d’Augusta Meulenberg.

 

3- Eugène Delattre (fils du n° 2), né le 23 septembre 1900, marié à Simone Dutrieux.

 

Le 15 août 1927, toute la famille quitte la ferme de la rue Jeanne Haye pour remplacer la famille Vray, rue Balasse n° 28 à la ferme et brasserie du Pont Balasse.

 

Le 26 septembre 1927 la ferme est reprise par la famille Oscar Debilde, né le 17 jan-

vier 1880, venant de Saint-Pierre-Capelle, son épouse Maria Dasseleer et ses deux enfants Edouard et Lucienne.

 

Cette ferme est maintenant transformée en habitations modernes. Le corps de logis est complètement transformé en habitation, les étables également et la grange a été complètement démolie.

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03/03/2007

Rue du Trieu à Vallée.

La rue du Trieu à Vallée a été formée par le chemin n° 5 de la Chaussée à la rue des Brasseurs jusque la rue de Braine sur Houdeng-Aimeries. Cette décision fut adoptée par le Conseil communal en sa réunion du 21 avril 1888.

 

D’abord mitoyenne aux deux communes de Houdeng, la rue du Trieu à Vallée atteint le premier carrefour avec la rue des Brasseurs sur Goegnies, à droite, et la rue Georges Gobert sur Aimeries, à gauche.

 

La petite chapelle Saint-Pierre est encastrée dans un mur, au coin de la rue des Brasseurs. Elle a été construite en accomplissement d’un vœu de gratitude d’une garde-malade dévote qui, s’étant dévouée pour soigner de très nombreux malades au cours d’une grave épidémie, avait promis de faire élever ce petit sanctuaire pour remercier son saint préféré qui, disait-elle, l’avait fait épargner de toute contagion.

 

Après une centaine de mètres, nous trouvons, à droite, la rue de Bois des Raves et la rue Decroly. Un brusque virage à gauche nous conduit près de la rue Ferme Brichant, ex-rue Brichant et à droite la rue du Sabotier.

 

Un document provenant de la « Conservation des Hypothèques de Mons - Etat des Inscriptions » daté du 22 juillet 1876 nous signale que le mot « Brisée » était également utilisé pour signaler le coude formé par la rue à proximité de la rue de la Ferme Brichant et de la rue du Sabotier.

 

La rue ne fait maintenant plus partie des deux communes et est entièrement sur Goegnies. Nous avons sur la gauche la rue du Trieu Pauquet, la rue des Godets et, entre ces deux rues, l’Ecole communale du Trieu à Vallée qui fut fonctionnelle le 1er octobre 1906.

 

Le Chemin de Houdeng à Mignault fut très largement bouleversé par les travaux de l’autoroute de Wallonie et du canal à grande section. Tout d’abord le Thiriau du Sart fut entièrement canalisé souterrainement. Il ne réapparaîtra à ciel ouvert qu’au-delà de la grande chaussée.

 

Mais revenons près de l’école où des maisons sociales ont été construites en 1958 par la Société le Hôme Familial. Poursuivons notre trajet vers Mignault. A quelque 200 mètres de l’école, le chemin est barré par le nouveau canal. Survolons-le et nous aboutissons dans une petite vallée comprise entre l’autoroute et le canal. C’est là que se dressent quelques maisons et un vieux pont où passait le chemin de fer de Houdeng à Soignes et que les anciens dénommaient El Pont Brin T’Chin.

 

Au-delà de ce pont, la rue du Trieu à Vallée se poursuivait jusque l’ancienne rue de Braine, devenue « rue de la Muchotte » sur Houdeng-Aimeries. Ce petit tronçon est maintenant dénommé « rue du Blanc Pain ».

 

Voilà une belle rue, autrefois très fréquentée, qui donnait facilement accès au Bois de la Chapelle, devenue une rue à fragments, en cul-de-sac, à un îlot, qu’on ne peut plus atteindre que par des détours bien compliqués.

 

19:15 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chapelle, ferme, riviere, ecole, home familial, pont |  Facebook |

Place du Trieu.

Le Trieu doit son origine aux prés banaux qui s’y trouvaient aux siècles passés.

 

Trieu est un mot roman dérivé du germain « driesch », avec le sens de terrain en friche, biens communaux où chacun avait le droit de conduire son bétail

 

Le Trieu de Goegnies occupait jadis un vaste espace au milieu duquel un plan annexé à la Pantograhie de Gérard Sacré fait figurer un étang de forme elliptique (1660). Le plan de Popp reprend également cette forme.

 

Cette terre laissée en friche comprenait également la place Verte surnommée « El Petit Tri ».

 

Le Trieu était donc un espace libre appartenant à la commune et sur lequel les habitants étaient autorisés à laisser paître leur bétail.

 

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La place du Trieu. (CPA)

 

Les Trieux étaient très vastes à Houdeng-Goegnies: Trieu, Trieu à Vallée, Trieu Pauquet. Ils se groupaient autour de la Mairie du Trieu qui relevait de la seigneurie d’Elers, puis de celle de la Puissance. La mairie constitua une entité administrative jusqu’en 1789 et regroupa autour d’elle les quelques habitants en relevant. Les gens du Trieu s’entendaient parfaitement, il fut possible de répartir équitablement les droits de pâturages, tant pour les herbes vertes que pour les foins et les regains. Les droits étaient octroyés en nature pour autant que les bénéficiaires se livrassent aux travaux de la culture.

 

L’ère industrielle vint bouleverser cet ordre si bien établi. Les houillères attirèrent de nombreux habitants qui se désintéressèrent de l’agriculture et finirent par exiger que l’on remplace les droits en nature en paiements en espèces. Il fut donc procédé à la vente des regains qui se déroula au second mardi de septembre. Les manants du lieu qui recevaient de l’argent en quantité attirèrent de nombreux camelots et marchands ambulants : c’est ainsi que naquit la Ducasse du Trieu.

 

Faisaient également partie de cette Mairie du Trieu la Ferme du Trieu (ou Salasse) et la Ferme Trigallez qui était située sur le coin de la rue du Rieu Baron

18:15 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toponymie, place, ducasse, ferme |  Facebook |