24/03/2007

1921 - Objectif communal en matière d'enseignement.

Les bâtiments qui abritent les classes des filles, derrière la Maison communale sont condamnés depuis 1912. A cette époque, leur état vétuste, leur salubrité médiocre, leur insuffisance avaient attiré l’attention des autorités communales et de l’inspection.

 

L’institution du 4ème degré aggrava encore la situation.

 

Le problème suivant se posa:

 

Ou bien, les vieux locaux seraient maintenus et agrandis par la construction de classes et d’un préau, sur la propriété de feu M. André Boursier, acquise en 1903 par la commune, ou bien des bâtiments nouveaux seraient construits.

 

La seconde solution fut adoptée.

 

MM. Dubail, architecte à Morlanwelz, et Drugmand Georges, à Houdeng-Goegnies, furent désignés pour étudier la question de l’érection des nouveaux locaux. Ces deux praticiens s’entendirent et le premier se chargea spécialement de l’élaboration du travail.

 

Le Conseil communal visita le lycée de Morlanwelz et des écoles primaires modèles de l’agglomération bruxelloise

 

M. Dubail présenta un projet résumant le mieux les aspirations de l’Administration communale.

 

Une autre question se posa:

 

Un projet ordinaire, composé de classes de l’ancien modèle, aurait coûté, aux prix du jour, de 1.000.000 à 1.200.000 francs et les subsides des pouvoirs publics se seraient élevés à 60 % au maximum.

 

Par contre, pour un projet comprenant tout le confort moderne et revêtant un cachet architectural mais coûtant de 1.500.000 à 1.600.000 francs, on pouvait espérer un subside plus fort.

 

Le Conseil communal délibéra sur cette importante question d’une façon approfondie.

 

Il procéda à de nombreuses démarches et prit l’avis des autorités supérieures.

 

Etant donné les travaux d’embellissement en voie d’exécution dans la commune, il importait de la doter d’une belle école des filles.

 

Les locaux de la rue de l’Abattoir, de l’Alliance et du Trieu-à-Vallée sont cités parmi les plus beaux et les plus confortables du Hainaut.

 

Devait-on adopter le même genre au Centre. On fut d’avis de copier les écoles modernes de la capitale, d’innover et de construire un  bâtiment en rapport avec l’importance du village et de l’essor qu’il prend.

 

Mais il fallait en outre prévoir tous les progrès de la pédagogie moderne.

 

Il importait de placer les fillettes dans les conditions d’hygiène les meilleures pour qu’elles s’approprient de leur mieux l’instruction qu’on leur donne.

 

C’est pourquoi l’on a décrété dans les beaux et vastes bâtiments qui s’élèvent rue Paul Houtart l’application du système de ventilation et d’aération Knappen, le chauffage central, les bains-douches, des installations sanitaires perfectionnées, des salles pour les cours spéciaux, l’inspection médicale, la bibliothèque, un réfectoire en sous-sol.

 

Les classes sont disposées autour d’un vaste hall avec balcon.

 

Un cachet architectural s’imposait en rapport avec l’importance matérielle et morale de l’ensemble.

 

C’est ce que M. Dubail s’est efforcé de réaliser et on pourra bientôt apprécier son oeuvre, l’ensemble devant être terminé pour septembre 1921.

 

Les anciens locaux disparaîtront pour faire place à un préau en plein air.

 

Quant à l’école gardienne du Centre, elle sera aménagée et agrandie avec une cour et une entrée nouvelle par la rue Sainte-Anne.

 

Cet ensemble a été adjugé pour 1.500.000 francs; avec les imprévus et le prix de l’acquisition des immeubles dont l’emprise s’imposait, l’on peut escompter une dépense de 1.600.000 francs.

 

Mais l’Etat et la Province interviennent à concurrence de 80 % et le Crédit communal a avancé 1.200.000 francs, sous réserve qu’il encaissera les subsides lui-même.

 

La charge communale sera donc de 320.000 francs.

 

Des habitants reprochent à l’Administration d’avoir vu les choses en trop grand; mais la localité se développe, s’embellit. Fallait-il rester en arrière pour les écoles ? Ne fallait-il pas honorer l’importance de l’instruction populaire ? L’enfant ne se rend-il pas d’un meilleur coeur dans un beau bâtiment que dans une bicoque ? Dans 50 ans, les locaux tels qu’ils sont conçus seront encore à la hauteur du progrès.

 

Des écoles ordinaires auraient coûté au prix du jour de 1.000.000 francs à 1.200.000 francs, mais les pouvoirs publics n’auraient donné que 60 % de subsides: la charge communale aurait donc été plus forte.

 

Le Conseil en exécutant du grand et du beau a posé un acte d’administration prévoyante  et a répondu au voeu exprimé par feu M. Houtart, son regretté bourgmestre, de voir un jour la commune dotée d’une belle école des filles.

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23/03/2007

1928 - Conflit scolaire entre les deux Houdeng

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Ecole des filles à Houdeng-Goegnies.

 

Ecole Moyenne de filles à Houdeng-Goegnies.

Conflit entre Goegnies et Aimeries.

 

En sa réunion du 3 août 1928, le Conseil communal de Houdeng-Goegnies a rejeté une nouvelle demande de la commune de Houdeng-Aimeries qui sollicite l’intervention de Houdeng-Goegnies, dans les frais de l’Ecole Moyenne et de l’Ecole Industrielle.

 

Le Conseil communal de Houdeng-Goegnies profite de l’occasion pour faire connaître à ses habitants, les raisons de ce nouveau refus et retrace l’historique de ce conflit qui dure depuis près de cinquante ans.

 

Le 16 janvier 1851, les Conseils communaux des deux  Houdeng sollicitèrent du pouvoir central l’érection d’une Ecole Moyenne de l’Etat, à Houdeng-Aimeries.

 

Cette faveur leur fut accordée, mais avec cette réserve, exprimée par M. le Ministre Rogier, dans sa dépêche du 28 octobre 1852:

 

« Toutefois, s’il se présentait plus tard des difficultés, la commune de Houdeng-Aimeries, et ce, sans aucun doute, ainsi qu’elle l’entend, ne serait admise à invoquer ce précédent, pour se dispenser de remplir de manière complète ses obligations pécuniaires envers l’Ecole Moyenne. »

 

Le 25 juillet 1863 et le 12 mars 1864, les deux communes sollicitèrent l’autorisation de pouvoir établir une Ecole Industrielle dans l’un des Houdeng.

 

Elle fut accordée à la condition que les locaux de cet établissement seraient distincts de ceux de l’Ecole Moyenne et, à cette fin, les deux Houdeng achetèrent une maison avec jardin, située à Houdeng-Aimeries, selon acte reçu par Maître Descamps, le 18 octobre 1864. L’Ecole Moyenne et l’Ecole Industrielle traversèrent une période de prospérité absolument remarquable jusqu’en 1880.

 

A divers moments, des tiraillements s’étaient produits au sujet de la composition de la Commission Administrative de l’Ecole Industrielle qui donnait une prépondérance permanente à la commune de Houdeng-Aimeries; il en était ainsi de même pour l’Ecole Moyenne.

 

En 1881, une diminution de la population se produisit par suite de l’établissement d’une école analogue à La Louvière.

 

Houdeng-Goegnies avait toujours payé la moitié, non seulement des frais d’acquisitions des bâtiments et du mobilier, mais encore des frais de service ordinaire des deux établissements. Jamais elle ne marchanda son concours. Elle se disposait à faire courageusement face à la situation dispendieuse que la diminution du nombre d’élèves allait créer, quand en 1883, survint un conflit occasionné par l’attitude de l’Administration Communale de Houdeng-Aimeries, au sujet d’une Ecole Moyenne de filles.

 

Par arrêté royal du 26 septembre 1881, la création d’une Ecole Moyenne de filles à Houdeng-Goegnies fut décrétée. Etant donné sa situation financière précaire, la commune sollicite l’intervention de Houdeng-Aimeries, pour une moitié dans les frais de construction et du service de cet établissement. Le Conseil Communal de Houdeng-Aimeries prit une décision dans ce sens, le 22 novembre 1881.

 

Les deux Administrations choisirent et achetèrent en commun le terrain situé à servir d’emplacement à l’école; elles désignèrent l’architecte, auteur du projet; le creusement d’un puits et la confection des briques furent décidés, adjugés et réalisés. ( cette école aurait été construite dans la rue Ferdinand Pintelon ).

 

Le projet fut dressé; mais lors de son approbation, le 2 mars 1882, le Conseil Communal de Houdeng-Aimeries méconnut son engagement du 22 novembre 1881, en limitant son intervention à 30.OOO francs, dans une dépense d’environ 170.000 francs et en formulant des réserves de tous genres. L’Ecole Moyenne de filles de Houdeng-Goegnies ne put, de ce fait, être construite.

 

Naturellement, les représailles ne se firent pas attendre. Le 29 mars 1883, le Conseil Communal de Houdeng-Goegnies brisa complètement, en ce qui concerne l’Ecole Moyenne et l’Ecole Industrielle de Houdeng-Aimeries son engagement; il refusa dorénavant toute intervention.

 

La dépêche ministérielle du 28 octobre 1852 lui en donnait le droit absolu.

 

La commune voisine essaya, mais en vain, de faire annuler la décision de Houdeng-Goegnies.

 

Entre-temps, en suite d’une circonstance étrangère à la question qui nous occupe, le Conseil Communal de Houdeng-Goegnies fut renouvelé en presque totalité.

 

L’Administration de Houdeng-Aimeries provoqua des réunions officieuses, fit appel aux sentiments de dévouement des nouveaux conseillers à la cause de l’Instruction publique et, finalement, proposa de maintenir l‘Ecole Moyenne seule à charge des deux communes; les frais de l’Ecoles Industrielle incomberait entièrement et uniquement à Houdeng-Aimeries.

 

Le Conseil de Houdeng-Goegnies accepta les 27 septembre 1884, sous la forme suivante: « Jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement par le Conseil Communal, la commune de Houdeng-Goegnies interviendra par moitié dans les frais du service de l’Ecole  Moyenne de l’Etat, à Houdeng-Aimeries.

 

En septembre 1893, le Conseil Communal de Houdeng-Aimeries décide que les élèves étrangers à la localité fréquentant l ’Ecole Industrielle, paieraient un minerval; il basait sa décision sur une diminution du subside accordé par l’Etat à cette institution.

 

Il fut demandé  si les gens de Houdeng-Goegnies étaient assimilés aux étrangers, étant donné que cette commune possédait la moitié  du mobilier et des bâtiments: la réponse fut affirmative. La population protesta par la voie de pétitions. Mais Houdeng-Aimeries maintint sa décision.

 

Le Conseil de Houdeng-Goegnies refusa son intervention dans les frais de l’Ecoles Moyenne par la décision du 7 août 1894.

 

Cependant, dès 1902, l’Ecole Moyenne connut une ère de prospérité remarquable. La commune de Houdeng-Goegnies ne s’était jamais refusée à aucune dépense relative aux bâtiments et au mobilier. En plus, dès 1905, elle accorda un subside annuel de 500 francs pour aider Aimeries à couvrir les frais du service de l’école.

 

En ristourne, Houdeng-Aimeries décida que Goegnies aurait un représentant au sein du Bureau Administratif; ce fut M. Ducuroir Anselme qui fut désigné et accepta de remplir ce mandat. A son décès, survenu en juillet 1914, Houdeng-Aimeries le remplaça par un de ses habitants sans avertir sa consoeur voisine.

 

La question de l’Ecole Moyenne et de l’Ecole Industrielle a été définitivement solutionnée en 1917.

 

Le droit de sortir d’indivision de la commune de HoudengGoegnies était contesté par la localité voisine.

 

Celle-ci avait confié la défense de ses droits à Me. François André, à Mons, et Houdeng-Goegnies, à Me Masson. L’étude de la question traîna en longueur.

 

Finalement, elle aboutit à une solution favorable aux prétentions de Houdeng-Goegnies.

 

Elle se termina par la délibération suivante prise à l’unanimité des membres du Conseil:

 

Il est donné lecture de la lettre de l’Administration Communale de Houdeng-Aimeries, datée du 7 juillet 1917 et de la note de M. l’avocat André, de Mons, du 8 du même mois.

 

Il résulte de ce document que le droit de la commune de Houdeng-Goegnies, de sortir d’indivision, est indiscutable.

 

En conséquence, à l’unanimité:

 

1. Décide de sortir d’indivision avec Houdeng-Aimeries dans la propriété des terrains, bâtiment et mobilier de l’Ecole Moyenne et de l’Ecole Industrielle .

 

2. Céde gratuitement sa quote-part et ses droits à cette localité.

 

3. Décide de retourner le dossier des grosses réparations à effectuer aux locaux, faisant observer à Houdeng-Aimeries, que l’exécution de ces travaux lui incombe en exécution des lois du 1er juillet 1850 et du 15 juin 1881. »

 

Houdeng-Aimeries sollicite aujourd’hui à nouveau l’intervention de Goegnies dans les frais que lui occasionnent l’Ecole Moyenne et l’Ecole Industrielle et qui s’élèvent à 40.000 francs environ.

 

Cette localité prétexte sa mauvaise situation financière.

 

Celle de Houdeng-Goegnies n’est pas meilleure. Elle a aussi des dépenses d’enseignement élevées. Son budget ne s’équilibre pas. Il lui est donc matériellement impossible d’accueillir favorablement la demande de sa voisine.

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22/03/2007

1832 - Etat antihygiénique des écoles

Soignies, le 5 mai 1832.

 

Je viens d’être informé, par le rapport qui m’a été transmis par Monsieur le Gouverneur sur l’épidémie de vérole qui règne dans votre commune, qu’il existe à Goegnies Houdeng une salle d’école humide et très insalubre. Vous voudrez bien, Messieurs, me faire connaître si cette école appartient à la commune, ou si elle est la propriété d’un particulier. Dans le premier cas je vous engage, dans l’intérêt de vos habitants et de vous mêmes, surtout que nous sommes plus ou moins menacés de l’invasion de Choléra-Morbus, qui s’est manifesté dans les villes ou communes du département du nord de la France, d’employer les moyens nécessaires pour l’assainissement de cette école, si mieux vous n’aimez réunir les élèves dans une maison plus saine.

 

C’est ordinairement dans les réunions d’hommes placés dans des lieux étroits et malsains que commencent à se manifester toutes espèces de maladies épidémiques, et où la contagion fait le plus de ravages. Si au contraire cette école appartient à un particulier, veuillez employer tous les moyens qui sont en votre pouvoir, dans l’intérêt de la santé publique, pour faire disparaître l’inconvénient grave que j’ai l’honneur de vous signaler.

 

J’espère, Messieurs, que vous ne tarderez pas à satisfaire à cette invitation, et que bientôt vous me ferez parvenir une information du résultat de vos démarches.

 

Agréez l’assurance  de ma considération la plus distinguée.

 

Le Commissaire de District,(S.) Leroy.

 

La réponse à votre lettre du 5 mai courant, nous avons l’honneur de vous informer que nous avons engagé le Sr Michel, clerc et instituteur des pauvres en cette commune à rendre le local de son école moins insalubre et moins humide; il s’est empressé de satisfaire à cette demande et les ouvrages lui recommandés ont été effectués immédiatement après; les ouvrages consistent en un blanchiment à chaux vive de l’intérieur et de l’extérieur du local de l’école et dans la restauration du pavement. Nous espérons que ces ouvrages seront sujets suffisants.

 

Le 29 mai 1832.

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21/03/2007

1784 - Ecole insalubre.

Locaux insalubres: visite d’un local en 1784.

 

Visites professionnelles en attendant la délivrance de la maison baptimens et école publique faitte par les héritiers de Nicolas Michel, vivant clercq des villages de Houdeng-Goegnies au Viscomte, Maire et Echevins desdits lieux, à l’intervention de Jacques Philippe Boucher masson de résidence au Roeulx, de Jean François Fondu maître charpentier de même résidence, à ce requis, et commis par les susdits héritiers, de Jean Joseph, maître masson, de Jean Joseph Marcelle menuisier et charpentier, et de Bernard Bardiau maître couvreur de pail demeurans respectivement aux dits villages de Houdeng-Goegnies, lesquels tous ensemble ont procédés à la prédits relivrance, et ont jugés les réfections convenables à faire aux dits bâtimens ce que s’ensuit:

 

dont:

à l’école, le pavement à réfectionner item trois fenêtres d’ycette à réfectionner et une neuve à faire.

 

au corridor:

l’escaillier du grenier à racomoder. La porte du derrier ledit coridor y joindre une planche pardessous. A celle de devant aussi une bande pardessous de l’ambordeke.

 

à la cuisine:

quelques trous à boucher au plattre deux fenêtres neuves à y faire.

 

à la chambre:

replatrer quelques trous et deux fenetres à racomoder. Le four trouvé bon ainsi que la couverture. Depuis aussi trouvé bouquau a la massonerie excepté le gibiez à racomoder

 

à la cuisine en dehors du coté du jardin:

le golo a racomoder et les murailles a reparer a l’entour des chassis, tant a laditte cuisinne que la chambre. La muraille du coté de la campagne de la ditte cuisinne.

 

aux greniers:

la fenetre du grenier du coté de la campagne a racomoder et faire tous telles ouvrages de massonerie convenables a la cheminee servante tant a la cuisinne que la chambre

La muraille du coté de la campagne a rempieter.

 

à la cave:

quelques briques a la soupiral et une voute de laditte cave en dessus de la porte.

La couverture en paille de la generalité des Batimens predulavés trouvée bonne.

Finalement quant a la visite du pavement des greniers il en sera fait Lois de la relivrance des ouvrages susmarqués, pour se trouver en ce moment chargés de différentes marchandises.

 

Ainsi jugé, convenu, et déclaré, par les dénommés au texte ce vingt cinq de novembre 1785 presens. Les viscomte, maire et échevins desdits lieux.

 

Signé: Jacques Philippe Couchie - Jean François Fondu - Jean Joseph Pourbaix - F.J. Marcelle - A J Michel - A J Deburge - A Monoyer - (2 signatures illisibles) .

 

Le vingt six de février mil sept cent quatre vingt six les viscomte, maire et échevins de Houdeng-Goegnies a la requisition d’Auguste Michel se sont transportés a la maison des clercq desdits lieux, pour effectuer la relivrance dicelle ou étant a l’intervention des macons et charpentiers ont trouvé tout réfections conformément  a la visitte  d’autre part excepté quil devra boucher la porte de communication de la maison François pleine de massonerie ainsi fait et achevé ce jour et au que dessus.

 

Signé: Ferdinand François-Jacques Philippe Couchie - A.Monoyer - Jean  (illisible) - A.J.Deburge - Baize - N.J.Lagnieau - J.B.Gaudier - B.Tricot.

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20/03/2007

1738 - La Fondation Dubois pour la création d'une école.

Acte de donation du sieur Nicolas Dubois du 7 juin 1738.

Par devant les Viscomte et Echevins de houde Goegnies comparu le Sr « Nicolas Dubois » curé du dit lieu pour diverses considérations à lui connues a fait rapport par déshéritance pertinente es moins de Jean Meurant à ce jour Viscomte des parties suivantes savoir une maison , jardin et houblonnière la partie comme elle se contient contenant demi bonnier ou environ tenant au chemin, à chéritage de la cure à la ruelle allant à Binche laquelle est occupée par Jean-Baptiste Bardiau par bail à longues années au rendage de cinquante livres franche de XXéme centesines et toutes autres impositions mises ou à mettre.

Item douze livres de rentes non franches due par les héritiers Christophe Henry sur leur maison et héritage tenant au chemin de Mons à Malapat à Jean François Vray.

Déshérite le Sieur Dubois curé des diverses parties et  rentes ci-dessus puissant de se faire comme bien venant ou son acquest estant au même point et estant d’iceluy.

A dhérité Jean Antoine Delmoitié manbour à la réquisition du dit Sr pasteur pour garder les conditions suivantes: scavoir qu’il retient encore pouvoir de disposer des dites parties et rente et s’y rien n’en fait après son trépas Marie Joseph Roland sa mère en jouir sa vie durant seulement pour après le trépas de ladite Marie Joseph Roland s’y elle désire et appartenir aux pauvres d’houde Goegnies ainsy qu’il est stipulé dans son testament.

Ainsy fait et passé bien et a loy au dit houde Goegnies ce sept de juin dix sept  cent trente huit.

Ont signé: Jean Meurant - Bernanrd Henry - F.I. Baise - Robert Fostier - J.F. Campion  cré et sermenté par le Viscomte pour ce devoir seulement.

De la combinaison des divers actes de disposition faits  par M. Dubois il résulte clairement que sa pensée a été, avant tout, d’assurer un logement au clerc-marguillier d’Houdeng et de Goegnies. Toutefois, il subordonne cet avantage à deux conditions accessoires: un service de rente et une  charge d’instruction.

 

De ce que le logement du clerc a été la première  préoccupation du disposant et l’objet principal de l’acte de disposition  il résulte que la propriété de la maison litigieuse appartient, dans la proportion indiquée aux titres, aux fabriques réunies de houdeng et de Goegnies (loi du 19 Xbre 1864)

 

Par une conséquence nécessaire, c’est à ces fabriques qu’incombe l’obligation de supporter les charges de la libéralité.

 

Il ne peut y avoir de difficulté quant à la quotité de rente due aux Bureaux de bienfaisance des deux communes (25 livres). Elle doit être servie par les fabriques dans des limites du prorata attribué à chacun d’eux, la quotité revenant aux dites fabriques leur sera payée par elles mêmes. A cet égard encore, pas de difficulté, toutefois il n’y aura pas ici, semble-t-il, extinction de la dette par confection, mais plutôt, service de la rente en moins payant.

 

Ceci mène à la seconde charge imposée aux deux fabriques: la charge d’instruction. La législation en vigueur privant les fabriques d’église de la famille d’enseigner cette charge dégénère naturellement en une obligation de somme d’argent vis-à-vis de l’autorité à qui la loi attribue compétence en matière d’enseignement, c’est-à-dire de l’autorité communale. L’accomplissement de la seconde condition du legs  s‘effectuera donc par le payement annuel d’une somme d’argent aux deux communes de Houdeng et de Goegnies.

 

Quel sera le montant de cette somme ? Il ne peut être équivalant à la dépense exigée pour l’entretien d’un instituteur, encore moins par l’érection et le fonctionnement d’une école. De pareils frais excéderaient l’importance du legs.

 

Or, Mr Dubois a voulu faire une libéralité. Ce semble, au contraire, que l’obligation dont il s’agit doit être du revenu de l’immeuble, déduction faite - 1° - de la quotité de rente allouée aux deux fabriques , - 2° - d’une somme à fixer, et qui représenterait, dans les limites équitables, la valeur du logement légué. La charge d’un legs en est évidemment l’accessoire, et le légataire n’ en doit supporter le poids qu’à  la condition de prélever en même temps les avantages qui en font l’objet principal.

 

Quant à l’entretien de l’ensemble, il incombe aux deux fabriques  propriétaires.

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19/03/2007

1922 - Evolution de l'enseignement à Houdeng-Goegnies.

Evolution de l’enseignement à Houdeng-Goegnies

 

Causerie donnée par Victor Delattre, Secrétaire Communal, au cours de la distribution des prix en juillet 1922.

  

Houdeng-Goegnies, c’est la commune qui, de tout le Hainaut a eu la meilleure conception de ce que devaient être les bâtiments et le mobilier des écoles primaires; elle a eu le bonheur et l’honneur de posséder les locaux scolaires monumentaux, remplissant les conditions de confort et d’hygiène les meilleures.

 

Nous avons cru utile de faire l’historique de l’école de la localité.

 

Les historiens ont été unanimes à constater l’action bienfaisante des Croisades et des communes sur le développement de l’instruction.

 

Le fameux et célèbre trouvère-écrivain Ranboul d’Houdeng, qui laissa des oeuvres datées de 1172 à 1191, on ne peut plus remarquables, illustra la commune au Moyen-Age.

 

Le manuscrit de son roman « Mérangis » est conservé soigneusement au Vatican où il est classé et catalogué sous le numéro 1.725.

 

Diverses de ses productions furent analysées par le célèbre Littré, tant sous le rapport du fond que sous celui de la forme. Son français est des plus compréhensible, à condition de connaître notre wallon picard.

 

 

C’est au 17ème siècle qu’apparaît pour la première fois dans le Centre du Hainaut, la création d’une école communale.

 

En 1666, les archives locales rapportent la décision des habitants de Houdeng-Goegnies de créer, à leurs frais, une école dans un local tenant à l’église et au cimetière. Les manants de l’époque agissaient sous l’impulsion d’un Houdinois célèbre, Monsieur le docteur André Laurent.

 

Né à Houdeng-Goegnies, en 1600, doué d’une intelligence remarquable, il fut sacré  prêtre, puis reçu docteur en sciences théologiques en 1647, il était désigné en qualité de président du petit collège des Théologiens et attaché à cet important établissement en qualité de professeur. En 1666, il fut promu président du grand collège.

 

André Laurent  revenait chaque année, passer ses vacances en son village natal, et il est probable que, pour commémorer la nomination hautement honorifique de leur concitoyen et aussi  avec son consentement, une école communale fut décrétée et fondée, cette même année, pour les habitants de Goegnies.

 

Il est à noter, en effet, que l’on ne se trouve pas dans une mesure d’ordre général, aucune autre localité de la région n’a posé le même acte à cette époque déjà reculée. Cette décision est particulière à Goegnies. L’enseignement était alors donné par le

 clerc  laïc, sous la surveillance du curé paroissial.

 

Le docteur André Laurent est trépassé le 17 mai 1679. Il était aussi un philanthrope. En effet, le revenu des biens qu’il délaisse fut consacré à la constitution des bourses d’études rétablies par arrêté royal du 31 août 1820.

 

A- Deux bourses de 280 fr. en faveur:

 

  1. Des parents du fondateur pour la rhétorique, la philosophie, la théologie.
  2. Des natifs de Houdeng-Goegnies.
  3. De ceux du Roeulx.
  4. De ceux de la juridiction de cette ville, pour la philosophie et la théologie, à conférer par le bureau administratif du séminaire archiépiscopal de Malines.

 

B- Trois bourses de 105 fr. (taux actuel) en faveur:

 

  1. Des plus proches parents du fondateur.
  2. Des jeunes gens natifs de « Goegnies et Houdeng ».
  3. Des jeunes gens natifs du Roeulx.

Des jeunes gens natifs des villages qui se trouvaient anciennement sous la juridiction du Roeulx, qui font les humanités, à conférer par la commission provinciale des bourses d’études du Hainaut, à Mons, en application de l’arrêté royal du 12 octobre 1865.

 

Le crayon généalogique des descendants du docteur Laurent  est déposé à la Maison Communale de Houdeng-Goegnies. Il a été revisé et complété par le Secrétaire communal et le Collège des Bourgmestre et Echevins a ordonné son renouvellement.

 

Dans son testament, le docteur écrit notamment:

 

« Je veux premièrement que les parents soient préférés selon leur degré. Pour ce qui est de la distribution des bourses, on les donnera à ceux qui se comportent le mieux et qui s’adonnent avec le plus d’ardeur à l’étude. »

 

Signalons en passant deux bourses auxquelles certaines familles et les habitants du village ont droit:

 

Dutrieu Jean-Baptiste

 

A- Une bourse de taux variable pour les études supérieures et, éventuellement pour « humanités et architecture, génie, arpentage, etc ... » en faveur des descendants, des neveux et nièces du fondateur, en préférant les plus âgés.

 

B- Une bourse de taux variable pour les humanités anciennes en faveur des descendants, des neveux et nièces du fondateur, en préférant les plus âgés.

 

De Croy Gérard.

 

Une demi-bourse de 200 fr. pour les humanités anciennes, la candidature en philosophie et lettres, la philosophie préparatoire à la théologie et la candidature en sciences naturelles, en faveur des jeunes gens des communes ci-après qui constituaient  « la terre du Roeulx »: Gottignies, Houdeng-Aimeries, Houdeng-Goegnies, Maurage, Mignault, Saint-Vaast, Sirieux (hameau de Thieusies), Thieu et Ville-sur-Haine.

 

De Croy Lamberte.

 

Une bourse de 200 fr. pour les humanités anciennes et les études supérieurs ou deux bourses de 100 fr. pour l’apprentissage des métiers en faveur des  jeunes gens natifs du Roeulx et, à leur défaut des communes ci-après qui constituaient anciennement « la terre du Roeulx »; Gottignies, Houdeng-Aimeries, Houdeng-Goegnies, Maurage, Mignault, Saint-Vaast, Sirieux (hameau de Thieusies), Thieu et Ville-sur-Haine.

 

Il est vrai que l’intérêt qui s’attachait à ces bourses de fondation a beaucoup fléchi depuis la mise en vigueur de la loi bienfaisante sur le fonds des mieux-doués.

 

1685 voit se créer la Société des Charbonnages de Bois-du-Luc; les autres exploitations minières de Bracquegnies, de La Louvière, de la Barette, de Bignault suivent rapidement. Le besoin d’hommes  instruits se fait sentir. L’action de l’école

s’intensifie.

 

Intervient la Fondation Dubois du 7 juin 1738 qui alloue aux deux communes et aux deux fabriques d’église, la jouissance à charge d’entretien de deux maisons avec 39 ares de terrain, situées rue des Clercs pour servir d’école. Celle-ci fut toujours tenue par le clerc laïc et chose intéressante cette dernière fonction fut  pendant  pendant plus d’un siècle, l’apanage de la famille Michel. On désignait vulgairement les membres de cette  ancienne et honorable famille par le prénom, suivi des mots « du Clerc ».

 

Communes et fabrique d’église ne s’entendirent pas longtemps pour assurer le bon entretien des locaux. A preuve le procès-verbal de visite du 25 novembre 1785 et celui de 1882 tous deux conservés dans les archives locales.

 

Le 5 mai 1832, les autorités supérieures exigent l’exécution des réparations pour assainir ce local. En 1838, il est reconnu impropre à sa destination effective. On arrive  ainsi à la loi de 1842 qui organise l’enseignement primaire.

 

Quelle était à cette époque la situation des écoles dans la commune. Pour les filles, il existait deux classes libres, celle des demoiselles Carlier , rue du Culot; celle des demoiselles Baudry, coin de la rue Dardry et de la Grand’Place. L’école des demoiselles Baudry fut agréée et l’aînée nommée institutrice en 1850; peu de temps après, elles furent appelées à la direction de l’école communale de La Louvière.

 

Aux garçons, il y avait l’école de Monsieur Nicolas Debauque et celle de Monsieur François-Joseph Fontaine , dit le Français , rue des Trieux. La première fut agréée et M. Debauque nommé  instituteur.

 

La construction des écoles communales fut décrétée en 1850. Le projet contenait l’érection d’un hôtel de ville, d’un logement pour l’instituteur en chef pour les garçons et un logement pour l’institutrice en chef pour les filles.

 

Une discussion relative à la toiture prévue au projet par le Conseil communal et les autorités supérieures dura plusieurs années et ce ne fut qu’en 1860 et 1861 que le projet fut exécuté.

 

Ces écoles ne tardèrent pas à être insuffisantes. Aucune prévision d’achat de terrain n’avait été faite en vue de leur agrandissement éventuel; il fallut donc étrangler les locaux sur un espace relativement restreint.

 

En 1870, on crée deux nouvelles classes au rez-de-chaussée; en 1874, à l’étage; on renouvelle le mobilier; en 1881, on divisa les classes les plus spacieuses pour satisfaire aux exigences du moment. En 1891, on construit l’école gardienne du Centre, que l’on agrandit déjà en 1895; de même, en 1895, les locaux primitifs sont l’objet sont l’objet de grosses réparations en vue de les rendre plus salubres et l’on complète les mobiliers scolaires et didactiques.

 

La population scolaire, dans les locaux du Centre devint si dense qu’en 1900, le renouvellement des locaux s’impose.

 

Après diverses visites des délégués de l’Etat et de la Province, la commune acheta en 1903 le bien de la famille André sur lequel est bâtie l’école actuelle des filles et en 1904 les superbes écoles des garçons furent érigées sur le plateau élevé et sain de la Couturelle, rue de l’Alliance. Elles constituent encore actuellement un modèle.

 

Les bâtiments ont été traités dans le style renaissance par le célèbre architecte Eugène 

Bodson de Saint-Ghislain.

 

Il comprennent: une habitation de directeur avec jardin, un groupe de onze classes avec salles au sous-sol pour le travail manuel, un grand et coquet préau couvert, le chauffage central, des dépendances, latrines, remises, une grande cour et un vaste terrain situé derrière les classes et servant pour le cours d’horticulture. Naturellement, lors de l’érection de ce beau bâtiment, on dut se conformer aux instructions ministérielles de l’époque.

 

Mais les classes bien orientées, bien aérées sont toujours admirées par des pédagogues, d’autant plus que la lumière y pénètre en grande abondance.

 

En 1906, on bâtit l’école du Trieu-à-Vallée, en 1929, celle du Lait-Beurré, toutes deux coquettement installées dans un coin pittoresque à proximité des bois.

 

La même année se crée le cours de coupe, de lingerie et de confection; en 1908, les classes ménagères et les cours industriels primaires; en 1910, l’école du quartier de l’Abattoir est décrétée, bâtie et inaugurée en 1913. Le quatrième degré est installé en 1916 à l’école des garçons. Il nécessite la construction de quatre classes: deux au sous-sol à l’usage d’atelier et deux au rez-de-chaussée.

 

Les locaux du Centre où se trouvaient les filles, ayant été déclarés insalubres en 1913, le Conseil communal décide de bâtir la nouvelle et superbe école actuelle que tous les visiteurs admirent.  Elle est l’oeuvre de  M. Paul Dubail, architecte à Morlanwelz.

 

Voici l’appréciation donnée par le membre correspondant  de la Centrale d’architecture de Bruxelles pour le journal « Emulation ».

 

«  Au point de vue architectural, les écoles des filles dues à l’éminent architecte  Paul Dubail  de Morlanwelz s’inspirent des grands bâtiments du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle tout en révélant un organisme moderne qui s’apparente à la tradition dans ce qu’elle a de bon mais qui ne lui sacrifie rien. L’architecte a préféré cette conception du modernisme à celle qui recherche la nouveauté dans de vaines et inutiles complications. Elle est plus conforme à nos besoins et plus durable dans ses effets. » 

 

Cette belle construction s’apparente à celles du XVIIe siècle, par la franchise de leurs parvis, la simplicité de leurs dispositifs, la sincérité dont elles témoignent dans l’ordonnance des bâtiments, l’étude particulièrement attentive des silhouettes, la juste pondération des masses et l’absence de tout décor superflu.

 

Et cependant, rien n’a été sacrifié à l’archéologie. Le choix judicieux des matériaux, pierres bleues du pays, briques régionales, fer forgé et les vitraux se marient harmonieusement et constituent une masse imposante et d’une rare beauté.

 

Cette école  est certes l’une des plus jolies du pays et fait honneur à l’architecte dont le talent s’est manifesté dans tout le Hainaut.

 

C’est l’une des oeuvres les plus complètes de Belgique en fait d’écoles primaires. Après la visite de cet édifice, on ne sait ce qu’il faut le plus louer, de l’Administration communale  qui a osé faire le maximum de sacrifices pour le développement de l’enseignement, ou de l’artiste, qui a conçu cette oeuvre vraiment modèle.

 

Le bâtiment, imposant par son caractère architectural, du style régional du XVIIe siècle, a été étudié dans ses moindres détails avec une minutie digne de l’auteur. Rien n’a été omis: classes avec des autres degrés, classe réservée aux anormaux, une école ménagère comprenant une buanderie, une pièce de repassage, une vaste cuisine, toutes en communication directe et séparées par des cloisons vitrées permettant aux maîtresses de surveiller les jeunes filles des trois classes à la fois. Au rez-de-chaussée, une bibliothèque et une salle de visite médicale, à gauche, la bureau de la directrice. Comme au Lycée Warocqué  , un vaste et magnifique préau couvert avec galerie.

 

Aux sous-sols, à l’aile droite, un vestiaire muni de lavatory précède une jolie salle de gymnastique et un réfectoire scolaire; plus loin, l’office et la cuisine pour les repas scolaires. Dans l’aile médiane, les caves à provisions et le chauffage central. A l’aile gauche, des bains-douches pour les enfants de toutes les écoles communales. A l’étage se trouvent les classes ordinaires. L’aile centrale est occupée par les locaux de l’école de coupe et de couture, complétant l’enseignement ménager.  On y voit aussi une chambre à provisions  pour le quatrième degré, des installations sanitaires et une chambre à coucher modèle pour les élèves des cours ménagers. Le second étage contient des locaux réservés pour des agrandissements ultérieurs et pour le cinéma scolaire.

 

L’ensemble est complété par une vaste cour plantée d’arbres et le jardin d’enfants contigu.

 

Qu’il doit être agréable, pour les institutrices de professer dans un tel milieu! Comme l’étude doit y sembler légère et bienfaisante aux jeunes intelligences ! De fait, on n’a jamais constaté une fréquentation aussi importante aux écoles communales des filles.

 

La visite de ce superbe bâtiment est à la fois instructive et intéressante.

 

Le mobilier et l’équipement des classes ménagères sont absolument modernes; une innovation, dont l’initiative heureuse revient à Madame Delattre, directrice honoraire des écoles, consiste dans l’aménagement d’une chambre à coucher, en annexe aux institutions ménagères. Le but poursuivi est d’apprendre aux élèves à faire un lit, à l’entretenir et à soigner une malade; comme complément du lavabo, il y a tous les ustensiles à employer en cas de maladie.

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18/03/2007

1893 - L'enseignement dans les Houdeng.

L’enseignement dans les Houdeng.

 

par MATHIEU Ernest

Mémoires du Hainaut 1893 

Houdeng-Aimeries et Houdeng-Goegnies ne constituaient sous l’ancien régime qu’une seule paroisse, la paroisse de Houdeng avec une chapelle annexe à Goegnies. Les deux villages ne forment pour ainsi dire qu’une seule agglomération. Une école communale avait été érigée, en 1666, aux frais des manants de Goegnies, dans le cimetière. Elle fut brûlée en 1742.

 

Maître Nicolas Dubois, curé d’Houdeng, par testament du 22 mars 1746, disposa que les églises et pauvres des deux Houdeng  jouiraient (  d’une maison située sur les deux journels d’héritage gisant à Goegnies tenant à la cure et au bénéfice de la Renardise, cédée au clercq marguillier successivement à charge d’en rendre annuellement cinquante livres aussi à charge d’entretenir la dite école publique pour les deux paroisses et d’un maître d’école comme de coutume ).

 

L’école était dirigée de 1713 à 1715, par Joseph Brichant; de 1715 à 1720, par Pierre Scobas; Piat Lagneau fut nommé à la place de ce dernier, le 12 juillet, par l’abbaye de Saint-Denis- en-Broqueroie. Le 4 mai 1733, les vicomte et échevins de Houdeng-Aimeries , ainsi que les mayeur et échevins de Houdeng-Goegnies, conférèrent le clergie de l’un et l’autre village à Nicolas Michel, aux conditions ordinaires et spécialement «  de tenir bonne  école pour l’instruction de la jeunesse tant de l’un que de l’autre des dits lieux  ». Les échevins observaient en outre «  que depuis la Toussaint jusqu’au 1er de mars, il (le clerc) ne peut pas remplir ce devoir par lui-même seul, à cause du grand nombre de la dite jeunesse, il sera obligé de mettre en dessous de lui un maître idoine et suffisant ».

 

En 1785, la population scolaire pour les deux villages s’élevait à 300. Nicolas Michel était encore clerc, mais arrivé   à un âge avancé.. Des difficultés surgirent entre lui et les autorités  communales, et furent portées devant le conseil souverain de Hainaut.

 

Michel aurait, aux Pâques de l’année 1785, refusé de continuer à ouvrir son école toute l’année, bien que plus de 70 enfants voulussent la fréquenter. Les échevins, de son consentement, chargèrent un sous-maître, Dieudonné Leclercq, de continuer  l’école dans la maison du clerc; ce qui eut lieu sans difficulté jusqu’au 1er août suivant. A cette date, Michel, prétendant que le choix de son suppléant lui appartenait, refusa l’accès de l’école au maître et aux écoliers. De là procès.

 

Dieudonné-Joseph Leclercq, natif de Strépy, tint quelque temps sa classe en la maison communale de Goegnies à son profit personnel. Il acquit une certaine célébrité dans sa façon d’instruire la jeunesse. Les échevins constatent, le 20 août 1785; sa grande capacité et ajoutent: «  Les progrès que firent les enfants firent rougir les adolescents qui le prièrent de vouloir leur donner des leçons, après leurs journées finies; cet homme dont le zèle prit sur son repos pour satisfaire au  désir des adolescents, il donna à ces derniers la leçon depuis huit heures jusqu’à dix heures du soir, mais pendant ces deux heures, il ne reçut que des adolescents mâles; pour les filles elles ne viennent à l’école qu’aux heures ordinaires et en grand nombre, ainsi qu’il se pratique aux écoles des villages qui sont communes aux deux sexes  ».

 

Au mois d’octobre de la même année 1785, Michel avait choisi Maria-Joseph  Dubreux, d’Havré, comme sous-maîtresse; mais n’ayant pas obtenu pour ce choix l’agrégation des échevins, ceux-ci firent fermer l’école et rétablir Leclercq dans ses fonctions.

19:15 Écrit par Petit Loup dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : document |  Facebook |