10/03/2007

1904 - Un crime au Croquet.

Un crime à Houdeng-Goegnies.

Journal « Les Nouvelles » du vendredi 23 septembre 1904.

 

Un crime horrible vient d’être commis à Houdeng-Goegnies. Rue du Croquet, habite Mme Veuve Louis Balthazar, née Sylvie Bostem, âgée de 50 ans environ. Elle tient un café à l’enseigne « A la vue du Pont ». Aujourd’hui vers une heure de l’après-midi, un des voisins se rendant chez elle, trouva la porte close. On prévint les voisins, la porte fut enfoncée et, à la cave, on se trouve en présence d’un terrifiant spectacle: la veuve Balthazar gisait dans son sang.

 

La police,  la gendarmerie, ainsi que M. le docteur Devos, arrivaient bientôt sur les lieux. Mais on ne put que constater les faits: la victime, qui était morte, avait reçu un terrible coup de couteau à la gorge, un coup sur la tête et un coup derrière la tête.

 

Le vol semble être le mobile du crime. Des papiers de tout genre étaient éparpillés sur le sol. L’auteur de cet assassinat connaissait les lieux.

 

On attend l’arrivée du parquet.

 

 

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Le café Augustin Ancart, coiffeur-cabaretier, au n°6 de la rue du Croquet.

 

Les funérailles de la victime eurent lieu le lundi 26 septembre à 9 heures. Un voisin de la victime de cette tragédie, M. Augustin Ancart a prononcé le discours de circonstance en faisant l’éloge de la victime. C’est accompagnée d’une foule innombrable d’amis et de voisins que la victime fut conduite à sa dernière demeure.

 

Malgré les nombreuses recherches de la police, malgré les divers témoignages et signalements, ainsi que les nombreuses arrestations l’assassin n’a jamais été découvert.

 

Le café fut pour très peu de temps repris par un parent de la victime et ce n’est qu’en 1906 qu’il fut repris par M. Augustin Ancart où il exerça pendant de nombreuses années sa profession de coiffeur, aidé par son épouse Marie qui s’occupait de la tenue du café.

 

Le café aurait participé aux débuts de la vie folklorique houdinoise. La première société de gilles connue fut fondée en 1890 dans le quartier. La société « Vi Lodgeux du Croquet » fusionna au début du siècle avec les « Sans local » qui prit le titre en 1945 des « Gilles sans Rancune ».

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26/02/2007

Rue de la Ronce.

Le sentier n° 23 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, dénommé « sentier de Houdeng-Goegnies à Mignault », part de la chaussée Paul Houtart, en face de la rue de la Corderie, pour aboutir à l’intersection de la rue du Trieu à Vallée et de la rue des Brasseurs.

 

Au bout de quelque cent mètres, ce chemin devient une ruelle bordée d’une haie. C’est en 1888 (Conseil du 21 avril) qu’il reçoit officiellement l’appellation de « rue de la Ronce ».

 

Le plan Popp nous signale que les terrains adjacents à la ruelle étaient la propriété de Roland Augustin (dit Tin), mécanicien, et de Madame Veuve Joseph Thiriar et enfants, cultivateurs.

 

Certaines sources nous apprennent que le mot Ronce viendrait de l’appellation donnée à un café, lieu de repos situé près de la rue des Brasseurs, et en même temps au nom donné à une ferme située à proximité de ce café.

 

Le Conseil communal en réunion le 14 avril 1937, ne marqua pas son accord pour changer le nom de la rue en « rue Reine Astrid » suite à une requête des habitants de l’endroit.

19:15 Écrit par Petit Loup dans Rues P-Q-R | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ferme, cafe |  Facebook |

25/02/2007

Place de la République.

Le chemin n° 1 de l’Atlas des Chemins Vicinaux qui fut, avant les fusions, la rue du Trieu à Vallée, a subi de nombreuses transformations suite aux travaux de l’autoroute de Wallonie et du canal à grande section.

 

Entre ces deux réalisations se trouvent quelques maisons agglomérées autour de l’ancien pont de chemin de fer de Houdeng à Soignies appelé le Pont Brin T’Chin. Avant la construction du pont, l’endroit était connu grâce au Café Bel Air.

 

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Le Pont Brin T'Chin en 1965.

 

L’accès à cette place se fait par un petit chemin sans issue à droite avant le pont de l’autoroute, en partant de la rue Alexandre André . Ce petit chemin était autrefois appelé « Chemin Meuter » du nom du fermier qui occupait la fermette démolie par ces récents travaux. A cause de l’infirmité de ce fermier cet endroit était aussi appelé le « Chemin du Sourd ».

 

Le nom de « République » fut donné à ce lieu en 1982, suite aux fusions des communes, en l’honneur d’un comité populaire folklorique et philanthropique qui organise chaque année, pendant quatre jours en avril, une kermesse appelée « République Libre et Folklorique du Pain Blanc ».

19:00 Écrit par Petit Loup dans Rues P-Q-R | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : canal, autoroute, pont, cafe, place |  Facebook |

21/02/2007

Ruelle Masy.

Le sentier n° 16 de l’Atlas des Chemins Vicinaux est le chemin situé parallèlement à la place de Goegnies, entre la Maison des Oeuvres et la rue Léon Houtart, en face du Café de la Fontaine. Cette ruelle était dénommée « rue Masy » en 1891 (Collège du 17 novembre).

 

Elle fut aussi appelée « rue de la Fontaine », qui comprenait une branche de la rue du Culot, à hauteur du Café de la Fontaine, aujourd’hui disparu. Elle conduisait à l’ancien cimetière.

 

En 1853, il avait été question de supprimer ce sentier, mais les réclamations de quelques personnes, manifestement lésées par une telle décision, aboutirent à l’annulation de ce projet (Conseil du 2 décembre).

 

Nous trouvons également cette ruelle Masy citée en 1900 (Collège du 20 novembre) et en 1924 (Collège du 11 mars). A l’heure actuelle, cette petite rue rarement fréquentée n’a même plus de nom.

 

Docteur Masy.

 

De 1867 à 1890, les registres de la population signalent l’habitation du Docteur Masy, né en 1814 et marié à Elisa Deprit. Cette maison était située rue de la Fontaine, n° 21, puis n° 472.

 

Le docteur est parti habiter Liège en 1890.

 

19:15 Écrit par Petit Loup dans Rues M-N-O | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruelle, cafe, biographie |  Facebook |

14/02/2007

Place de Goegnies.

L’origine de la place Communale de Houdeng-Goegnies est intimement liée à celle de l’église locale. C’est probablement vers l’an 1300 que l’on érigea, dans l’enceinte même de la résidence seigneuriale, le premier temple à Houdeng-Goegnies.  L’édifice ne fut pourvu d’une tour qu’en 1561.

 

Le dernier seigneur féodal fut Alphonse François de Wavrin Villers au Tertre du Hainaut, l’abolition de l’ancien régime ayant été décrété le 12 décembre 1792. Il est mort à Houdeng le 14 avril 1802, âgé de 75 ans (Houdeng-Goegnies et Strépy par Jules Monoyer (1871) p : 22).

 

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L'ancienne église et le vieux cimetière vers 1900. (CPA)

 

C’est le 8e jour de juin 1561 que cette tour fut commencée par Adrien le Muyau, Mathieu et sa femme. Ils l’ont assise en partie sur leur courtil (enclos, propriété privée). Le chœur fut entièrement reconstruit vers l’an 1600.

 

On remplaça par la suite, par un édifice aux dimensions plus spacieuses, la chapelle de Goegnies, devenue insuffisante pour les besoins de la population. L’axe de construction nouvelle coupe à angle droit, par son milieu, celui de l’ancienne église dont la tour a été maintenue. Voici ce qui explique pourquoi cette dernière, par une anomalie dont on a vu peu d’exemples, se trouvait isolée sur le côté de l’église au lieu de la surmonter.

 

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L'ancienne église et l'entrée de l'ancien cimetière vers 1900.(CPA)

 

C’est en 1900 que l’on envisage la construction d’une nouvelle église, les bâtiments anciens se trouvent dans un état déplorable et la population a augmenté dans de notables proportions. La charpente est vermoulue, la flèche menace ruine et les murs lézardés en de nombreux endroits. La mise en bon état aurait nécessité une dépense considérable.

 

La nouvelle église fut bâtie au milieu de l’ancien cimetière désaffecté à partir de 1905, et c’est le 1er décembre que l’antique église, dont l’entrée était située au coin de la rue de la Poste et de la Place, fut abandonnée par le clergé et les fidèles.

 

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L'ancienne église et l'entrée du cimetière vers 1900. (CPA)

 

Le cimetière qui, comme dans de nombreuses localités, se situait autour de l’église fut désaffecté le 31 décembre 1888 et transféré à l’endroit actuel, rue du Cimetière. Sa situation en plein centre du village ne pouvait qu’apporter des désavantages sanitaires (contaminations). La proximité de la source se déversant dans le Rieu Baron en avait déjà contaminé les eaux.

 

A noter également que les manants du lieu élevèrent à leurs frais, dans le cimetière, en 1666, une école pour l’instruction des enfants, école qui fut abandonnée, sa situation ne pouvant qu’amener des désagréments au point de vue sanitaire. C’est probablement sous l’impulsion du Docteur André Laurent que cette école fut organisée.

 

Né à Houdeng-Goegnies, en 1600, doué d’une intelligence remarquable, il fut sacré prêtre, puis reçu docteur en sciences théologiques et, en 1647, il était désigné en qualité de président du petit collège des théologiens et attaché à cet important établissement en qualité de professeur. En 1666, il fut promu président du grand collège. Il est décédé le 17 mai 1679.

 

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L'ancienne église après démolition du cimetière. (CPA)

 

En 1890, le presbytère situé en bordure du cimetière fut également démoli. Le terrain sur lequel il était bâti fut acquis par la commune en 1821 au sieur Jean François Baize. Ce bien qui n’était pas affecté au moment de sa fondation à l’usage de presbytère n’était qu’une maison destinée à servir de logement au curé. Ce terrain était nécessaire pour l’agrandissement, l’amélioration, l’assainissement et l’embellissement de la place communale. Le Conseil envisagea donc de construire une nouvelle cure. En attendant, une indemnité de logement fut allouée annuellement au curé de Houdeng-Goegnies. Entre Le Coron de là-Haut et l’ancienne église se trouvaient les prés de la cure, apanage de l’ancien presbytère ; un des sentiers qui les traversaient était dénommé « sentier des Soupirs »

 

La nouvelle église, conçue par l’architecte Eugène Bodson de Saint-Ghislain, fut consacrée le 1er décembre 1907 par Mgr Walraevens, évêque de Tournai. Elle est édifiée sur le terrain de l’ancien cimetière.

 

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L'ancienne et la nouvelle église Saint-Géry, construite à l'emplacement du cimetière.

 

Ce bel édifice, néo-gothique, de dimensions moyennes (50 m. sur 20) peut contenir huit cents à neuf cents personnes. L’édifice est de style ogival primaire à trois nefs, avec clair étage et faux transept. La tour est située en façade et forme le portail. Le choeur est surbaissé, à pans coupés. Son chevet est orné de trois verrières.

 

L’église n’a conservé comme pièces anciennes que les fonts baptismaux de l’église précédente. Tout le reste du mobilier est de facture récente, mais forme un ensemble très homogène et d’une rare pureté de style.

 

Il est intéressant de noter que la tradition n’a pas été suivie. L’orientation n’est pas respectée, le chœur de l’église, traditionnellement dirigée vers l’est, aurait dû être exposé vers la place publique. Les autorités locales ont préféré lui donner l’implantation actuelle afin de donner à la nouvelle place une importance toute particulière.

 

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La Place de Goegnies après démolition de l'ancienne église et construction de la Maison Libérale vers 1910.

 

L’emplacement de l’ancienne église et une partie du cimetière furent acquis en 1909 par le parti libéral qui y construisit la Maison Libérale qui fut en même temps le local des fanfares. La première pierre a été posée le lundi 21 juin 1909. Ce bâtiment comprenant une grande salle des fêtes fut réalisée grâce aux dons effectués par les libéraux de Houdeng-Goegnies. En 1946 la salle des fêtes fut transformée en salle de spectacle cinématographique dénommée Liberty Cinéma (Collège du 18 décembre 1945). En 1967, à la demande de la firme Charles Yernaux de La Louvière la Maison Libérale fut entièrement démolie pour faire place à un immeuble à appartements sous le nom de Résidence Albert 1er (Collège du 21 août 1967).

 

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La tour de l'ancienne église, construite en 1576 et démolie en 1908. (CPA)

 

La commune de Houdeng-Goegnies ne possédait plus de cure depuis 1890. Le loyer demandé pour la maison occupée par le curé atteignait des proportions trop élevées. Dès lors, le Conseil fut unanimement d’avis de construire un nouveau presbytère et demande à l’architecte Bodson de Saint-Ghislain de réaliser un avant-projet. Les plans définitifs furent approuvés par le Conseil le 3 août 1928. Ce bâtiment sera construit sur un terrain communal, à proximité de l’église.

 

Les travaux de construction furent adjugés à MM. L’Hoir Frères, entrepreneurs à Houdeng-Goegnies. La première brique a été placée par Monsieur le Curé Deschamps le jeudi 2 mai 1929 et l’occupation de la cure sera définitive en 1930.

 

La Ferme Haye était aussi un obstacle à la réalisation de l’agrandissement de la place communale. Cet ancien château seigneurial fut transformé au XVIIe siècle en bâtiment de ferme par la famille Haye qui l’occupa avec le titre de Vicomte ou de Lieutenant de la famille princière de Roeulx.

 

Florent Haye, le dernier de la lignée mourut en 1889. La ferme fut cédée par les héritiers pour la somme de vingt-quatre mille francs et fut ensuite acquise par l’Administration communale qui pourra ainsi établir une vaste et grande place propre à la création d’un vaste marché et constituera un notable embellissement de la commune.

 

La ferme qui occupait près de la moitié de la place actuelle fut entièrement démolie. Les terrains disponibles furent mis en vente publique après l’agrandissement de la place Communale (Conseil du 10 février 1890).

 

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La tour de la nouvelle église, consacrée en 1907, et la monument aux morts de la guerre 14-18, édifié en 1923. (CPA)

 

Un Arrêté Royal du 30 juillet 1845 autorise l’Administration communale à établir dans la localité un marché hebdomadaire, le mercredi et le samedi, pour la vente de lainage, des fruits, des légumes, du poisson, des volailles, etc. Ce marché connut diverses péripéties au cours des ans. Le plus célèbre fut le marché aux cochons, le dimanche matin. De nombreux marchands venus des campagnes avoisinantes, de Flandre même, y exposaient aux choix des familles de porcelets. Il a été supprimé en 1937 (Collège du 22 septembre).

 

Les grandes lignes du plan de la place furent tracées par l’architecte Legrain de Bruxelles. Le plan fut définitivement mis au point et exécuté par l’architecte Paul Dubail de Morlanwelz. C’est en 1911 (Conseil du 3 décembre) que se décida la plantation de tilleuls tout autour de la place. Avec leur disparition, l’endroit a perdu toute sa splendeur.

 

Le Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 a été inauguré le 21 octobre 1923. En sa réunion du 11 mai 1923, le Conseil décide que le monument aux morts sera placé sur la Grand’Place en face du balcon de la Maison Libérale. Ce monument fut réalisé par le maître-carrier Rombaux-Gaudier. Il est surmonté d’un Coq Gaulois ce qui amène le Directeur Gérant de Bois-du-Luc de lui attribuer un caractère politique. Le Collège en sa séance du 21 août 1923 trouve que cette appréciation est erronée. Le Coq Gaulois ne peut avoir cette interprétation du fait qu’il est placé en Wallonie.

 

Nous serions incomplets en omettant de signaler la Maison des Oeuvres à côté de la cure, le Café des Arcades remplacé par des magasins divers et dont la façade a été transformée de fond en comble. Enfin, signalons encore le Café de la Fontaine, aujourd’hui disparu, et sa source qui fut polluée suite à la proximité de l’ancien cimetière.

 

Le Grand Bazar, devenu aujourd’hui une supérette, au coin de la rue Dardry, servit de cure pendant de longues années après avoir été une école privée. Cette école était tenue par Melle Baudry Delphine qui cessa ses activités en 1861 comme institutrice privée en raison de la construction d’une école communale et de sa nomination comme institutrice communale.

 

Pour terminer cette énumération de bâtiments ayant existé à l’emplacement de la place citons enfin, près de la ruelle Burgeon, la Maison Colombophile qui fut remplacée par quelques magasins.

 

Le remplacement de la Maison Libérale par le building Albert 1er, en 1967, n’a rien apporté à cet endroit qui était autrefois le plus beau de la région.

 

La place de Goegnies a reçu de nombreuses dénominations officielles et officieuses. D’abord reprise comme « place Communale », le Conseil et le Collège la désignent en 1884, « place de Goegnies » et en 1890, « Grand’Place » et « place Communale », en 1906 « place de Goegnies » et en 1926 « place de l’Eglise ». C’est en 1934 que, pour rendre hommage à la mémoire de Sa Majesté le Roi Albert 1er, le Conseil décide de l’appeler désormais « place Albert 1er ». C’est en 1982, suite aux fusions des communes que l’appellation de « place de Goegnies » lui sera de nouveau attribuée.

07/02/2007

Rue du Culot.

A la fois sentier n° 47 et chemin n° 14 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, nous trouvons Le Culot cité en 1776 comme lieu-dit.

 

En 1883, Le Culot est repris comme ruelle et en 1888 (Conseil du 21 avril), le nom de rue lui est définitivement attribué.

 

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Le Café de la Fontaine en 1994: aujourd'hui disparu, il a fait place à une banque (Photo F.D.)

Cette rue part de la « place de Goegnies » en deux petites rues qui se rejoignent pour former une seule rue. Elles ceinturent un groupe de maisons qui était jusqu’en 1890 la très importante Ferme Haye frères et soeurs dont les bâtiments et dépendances avaient des accès un peu tout autour.

 

En 1919 (Conseil du 9 mai), le Conseil communal décide à l’unanimité que la partie du chemin comprise entre la rue Léon Houtart en face du café des Arcades, aujourd’hui disparu, et la rue du Culot s’appellera désormais « rue de la Fontaine ». Ce nom tombera bientôt dans l’oubli et le nom de Culot sera attribué à toute la rue.

 

La rue forme ensuite une courbe avant d’aboutir à la rue Scailmont. Un plan de 1866 (Archives communales 4.1.5.(1)) nous signale que la rue, plus large à cette courbe, était dénommée « place Saint-Antoine ». C’est là que se situait l’ancienne ferme Fievet, d’abord tenue par Ferdinand (né en 1819) et à sa mort, par son fils Emile (1847-1903). En 1904, c’est Clément Maetens qui reprend la ferme jusqu’en 1916 pour être remplacé par Albert Pomat, marchand de légumes et ensuite c’est son fils Désiré qui reprend le commerce.

 

La rue est d’abord dénommée « ruelle à Soques » à cause des souches d’arbres qui encombraient son tracé. Avant de devenir une rue, une grande partie du sentier était marécageuse et formait un fond là ou passait le Rieu Baron venant de la rue Dardry.

 

Le nom de Culot désigne tout simplement le fond de la vallée.

 

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Le Café de la Fontaine au début du XXe siècle. (CPA)

20:00 Écrit par Petit Loup dans Rues A-B-C | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : riviere, ferme, lieu-dit, cafe |  Facebook |

04/02/2007

Ruelle Burgeon.

Le sentier n° 46 de l’Atlas des Chemins Vicinaux qui part de la « place de Goegnies »  pour aboutir à la « rue Dardry » était déjà cité comme « ruelle Burgeon » en 1866 (plan 4.1.5-12).

Cette ruelle doit son nom à une boutiquière Catherine Burgeon  (née en 1791) qui y tint un commerce dans la première maison.

Cette ruelle fut aussi connue sous l’appellation officieuse de « ruelle du Lion d’Or », notoriété prise par un café sis à la même maison que la boutiquière et où eurent lieu deux assassinats. Le premier en juillet 1929 de Hélène Raveyts, née le 11 janvier 1896 (Les Nouvelles - 18 juillet 1929) et le second le 7 mars 1941 de Eugénie Buys, épouse Paul Rassart, toutes deux tenancières de ce café. Les criminels ne furent jamais identifiés. (Le Centre - 25 août 1941).

19:45 Écrit par Petit Loup dans Rues A-B-C | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruelle, cafe |  Facebook |