05/03/2007

Rue Camille Vaneukem.

Le sentier n° 37 de l’Atlas des Chemins Vicinaux part de la chaussée Paul Houtart à la rue Wache.

 

Il fut d’abord dénommé « ruelle du Cachot » par le public. Dans son milieu à l’emplacement de l’école communale gardienne, se trouvait le cachot communal situé dans les anciennes annexes communales.

 

En 1890 (Collège du 3 avril), nous le trouvons désigné officiellement sous le nom de « rue Sainte-Anne » et, en 1901 (Conseil du 20 octobre), il est aménagé en rue qui sera bientôt mise à sens unique, sa largeur ne permettant pas son utilisation dans les deux sens.

 

Cette ruelle fut également, mais pour quelques mois seulement, désignée « rue des Ecoles » (Collège du 10 mars 1891).

 

De nombreuses couturières habitaient la rue, ce qui est certainement la raison de sa désignation en « rue Saint-Anne », patronne des brodeuses et couturières.

 

Nous avons relevé en 1890 les couturières suivantes:

 

  • BLONDIAU Amélie

née à Houdeng-Goegnies le 15 mars 1822:

rue Saint-Anne n° 25 (R.P. V. 8 f° 111)*

  • RESTELEUR Clara

née à Houdeng-Goegnies le 5 mars 1875:

rue Sainte-Anne n° 4 (R.P. V. 8 f° 89)*

  • OLAND Clémentine

R née à Houdeng-Goegnies le 1er décembre 1864:

rue Wache n° 26 (R.P. V. 9 f° 75)*

  • PAREE Elisa

née à Hioudeng-Goegnies le 24 avril 1865:

rue Sainte-Anne n° 1 (R.P. V. 10 f° 19)*

  • VAEREMANS Alphonsine

née à Houdeng-Goegnies le 11 août 1870:

rue Sainte-Anne n° 35 (R.P. V. 12 f° 162)*.

 

* (R.P. - registre de la population - V. - volume - f° - folio)

 

La présence d’une statuette de la sainte, exposée pendant de nombreuses années dans une niche située dans le mur de la première habitation, en est aussi l’origine.

 

En 1982, suite aux fusions des communes cette rue est baptisée « rue Camille Vaneukem », la dénomination de « rue Sainte-Anne » étant laissée à la commune de Maurage.

 

 

Sainte Anne.

 

STE_ANNE_02~2Mère de la Vierge Marie. Selon la tradition rapportée dans le proto-Evangile de Jacques (IIe siècle après J-C), Anne (du nom hébraïque Hannah: grâce) donna naissance à son unique enfant après vingt années de mariage avec saint Joachim.

 

Très charitable, Anne n’avait malheureusement pas d’enfant, ce qui constituait une tare importante dans la communauté juive de l’époque. A un âge déjà avancé, elle fut prévenue par l’ange Gabriel de la grâce qui allait lui être faite. C’est ainsi qu’elle mit au monde une fille nommée Marie qu’elle consacra immédiatement à Dieu. Elle l’éleva dans la connaissance des saintes Ecritures. Peu de temps après sa mort, son corps fut transporté à Apt en Provence, à l’époque des persécutions.

 

Les Evangiles ne citent pas son nom et cependant son culte se répandit en Orient et à partir de VIIIe siècle, en Occident. A la fin du Moyen Age, sainte Anne devient l’une des figures les plus populaires de l’iconographie chrétienne et est représentée dans maintes peintures du XVe siècle, apprenant à lire à Marie ou, le plus souvent avec la Vierge et l’enfant.

 

En 1584, la fête de sainte Anne fut établie le 26 juillet par le pape Grégoire XIII. Sainte Anne est la patronne des mères, des veuves, des mineurs, des brodeuses et des couturières. Elle est invoquée contre les maux de ventre et pour les enfants pleurards.

 

 

Camille Vaneukem.

 

10 mars 1910 - Dachau 6 février 1943.

 

Jeune, il s’intéressa à ce qui l’entoure et particulièrement au sort de la classe ouvrière. C’est un lutteur, un homme dur et il n’est pas de ceux qui se laissent décourager. Il suivra la voie du Parti socialiste et dirigera les jeunes gardes socialistes.

 

Il devient ensuite secrétaire national de la Centrale d’éducation ouvrière. Il travaille dans l’ombre, car Camille Vaneukem est modeste, et il ne tient pas à se mesurer avec des hommes politiques au langage facile. Lorsque survint la mort d’Emile Vandervelde, il a bataillé pour rejeter la candidature de Henri De Man.

 

Il est mobilisé en 1940 et n’est pas étonné de la trahison de De Man. En août 1940 il a déjà lancé le premier journal clandestin, portant le nom de Clandestin. Camille Vaneukem était prêt à tout subir plutôt que tout accepter. Il fut l’un des premiers à avoir répondu au mot d’ordre de Londres: organiser la lutte souterraine.

 

Il regroupe des militants, le tirage du Clandestin se multiplie et des ramifications s’étendent dans tout le pays. Des contacts sont établis avec la Hollande, la France. Et c’est alors le premier congrès socialiste clandestin. Il rassemble le matériel qui servira à l’installation de faux documents. Ni lui, ni Haulot, qui le seconde dans ses activités, ne le connaîtront en pleine activité. Vaneukem lança un second journal , l’Espoir. Cette feuille devait lui permettre de réorganiser le P.O.B. et d’en faire le P.S.B. clandestin. C’est là l’aboutissement de sa vie de militant socialiste.

 

Il se fait arrêter le 1er mai 1942 à la frontière française. Il était porteur d’une trop grosse somme d’argent belge. Le douanier l’emmène au poste pour l’interroger. Justement dans la cabine se trouve un agent de la gestapo. Il est arrêté, des papiers politiques insignifiants ayant été découverts sur lui, ainsi que l’adresse d’Arthur Haulot. Il fut écroué à la prison de Saint-Gilles et Arthur Haulot le suivit de très près. Il furent ensuite dirigés sur Northausen pour aboutir ensuite à Dachau. Arthur Haulot revint de ce sinistre camp de concentration mais Camille Vaneukem mourut le 6 février 1943.

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28/02/2007

Place Saint-Nicolas.

Dans le coin vide entre la rue Infante Isabelle (sur Houdeng-Aimeries) et la rue de la Salle aboutissait un long sentier venant, par sa branche principale de la Jobrette et par la chapelle Sainte Barbe jusqu’à l’aboutissement de cette pied-sente sur le grand carrefour, au point culminant, place de la répartition des directions, où s’élevaient autrefois deux arbres encadrant une chapelle dédiée à Saint-Nicolas. Le sentier fut déplacé plusieurs fois pour être reporté le long des anciens Ateliers Lucas (actuellement Matériaux Storez), et aboutir dans la rue Infante Isabelle, en face de la ferme dite du Bailli, propriété de feu Constant Monoyer, un petit-fils de l’authentique bailli des seigneurs d’Houdeng. Depuis la fermeture du charbonnage du Bois-du-Luc tous ces sentiers ont été supprimés et il ne subsiste que celui de la chapelle Saint-Barbe au départ de la rue du Croquet.

 

La chapelle Saint-Nicolas est disparue depuis de longues années. Elle est signalée entre deux arbres, au milieu du parcours, sur les plans dressés en 1660, par Gérard Sacré, auteur de la Panthographie de Houdeng et Goegnies.

 

A signaler encore qu’en ce large carrefour mitoyen se joignent cinq rues: la rue Saint-Nicolas, la rue Hector Ameye, la rue de la Gripagne, la rue Infante Isabelle et la rue de la Salle.

 

Saint Nicolas.

 

ST_NICOLAS~3Moine, natif d’Asie Mineure au IIIe siècle, abbé puis évêque de Myre, en Lycie (IVe siècle), saint Nicolas aurait été emprisonné sous Dioclétien, puis relâché.

 

Une tradition affirme qu’il aurait assisté au Concile de Nicée (325) qui condamna l’arianisme. Emprisonné lors de la persécution de Dioclétien, il aurait subit la torture puis, relâché, serait mort en 324 et enterré dans sa cathédrale.

 

Une légende s’est construite autour de sa réputation de thaumaturge et en a fait un des saints les plus populaires, en Orient comme en Occident. Il est le patron de la Russie, de la Grèce et de la Lorraine.

 

On fait mention à son sujet de nombreux faits merveilleux dont le plus connu est l’épisode de la résurrection de trois enfants qu’un aubergiste avait assassiné et mis au saloir. Il faut encore signaler les trois bourses d’or jetées par saint Nicolas pour éviter la prostitution dont trois jeunes filles sans dot étaient menacées par leur père. Il faut citer enfin le sauvetage de matelots pris dans une tempête et qui invoquèrent le saint.

 

Saint Nicolas est donc représenté avec un saloir et trois jeunes enfants et est invoqué pour leur protection et celle des marins.

 

En Allemagne, aux Pays-Bas, les enfants le considèrent comme le donateur des cadeaux de fin d’année. Sa fête est célébrée le 6 décembre.

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27/02/2007

Rue Saint-Donat.

HG_RUE_ST_DONAT_1939_MAISON~2Habitation de la rue Saint-Donat démolie en 1939 lors de l'élargissement de la rue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin n° 54 de l’Atlas des Chemins Vicinaux était déjà dénommé « rue Saint-Donat » en 1845, (Conseil du 5 novembre). Ce n’est qu’en 1888 (Conseil du 21 avril) qu’il fut reconnu officiellement sous cette dénomination. 

 

Certains ont prétendu que cette rue devait son nom à une petite potale aménagée dans le mur, à proximité de l’école, et renfermant une statuette de saint Donat. Cette niche qui a été aménagée à la demande des Demoiselles Canonne, peu après la guerre de 1914-1918, n’est donc pas la raison de la dénomination de cette rue. De plus ce n’est qu’en 1912 (Collège du 12 mai) que le curé Octave Houré fut autorisé à bâtir les écoles libres où la potale avait été construite. Rien dans l’histoire des villages ne nous a permis de retrouver l’origine de ce nom.

 

Les soeurs de la Miséricorde sont arrivées à Houdeng-Goegnies en 1907 et s’installèrent d’abord rue Léon Houtart pour venir rue Saint-Donat au n° 51 (n° actuel) en août 1908.

 

C’est en 1933 (Conseil du 28 juillet) que la rue fut mise à sens unique de la chaussée Paul Houtart à la rue de la Poste et, en 1939 (Conseil du 4 août), l’entrée de la rue fut élargie par la démolition d’une maison de la chaussée.

 

Saint Donat.

 

ST_DONAT~2Ce prénom était fréquent dans l’Antiquité et au Moyen Age. On ne compte donc pas moins de 26 saints Donas, Donat ou Donatiens, dont les biographies sont souvent imprécises. Il y eu donc probablement plusieurs personnages portant le même nom.

 

Pour les uns, Donat était officier de l’armée romaine. Il fut dénoncé comme chrétien par une femme qu’il n’avait pas voulu comme épouse, ce qui lui valut d’être décapité. Pour d’autres, il était l’évêque d’Arezzo…

 

L’examen de la petite statue de la rue Saint-Donat et du buste reliquaire installé dans le fond de l’église de Mignault nous indique qu’il s’agirait d’un martyr vénéré depuis longtemps.

 

Mais ces représentations correspondent heureusement au saint Donat présenté dans l’exposition « Saints populaires dans le diocèse de Tournai », présentée à la cathédrale, du 14 juin au 15 septembre 1975. Voici quelques extraits des pages 62 et suivantes du catalogue :

 

« Saint Donat, évêque et patron de la ville d’Arezzo en Ombrie (Italie) aurait vécu au milieu du IVe siècle. Devenu évêque d’Arezzo, il aurait été, selon une tradition plus ou moins légendaire, martyrisé sous Julien l’Apostat.

 

Saint Donat est particulièrement vénéré dans les pays Rhénans et dans le Luxembourg comme patron contre l’orage, les tempêtes et le feu. Il est fêté le 7 août.

 

La confrérie de saint Donat fut érigée à Mons suite au « désastre affreux arrivé à Harmignies, la nuit du 20 au 21 de juillet 1751 ».

 

Saint Donat est généralement représenté en soldat romain (peut-être symbolisme du combat spirituel ?) ; il porte la palme du martyr et une épée, ou bien une poignée d’épis, ou encore des foudres. »

 

Pourquoi saint Donat est-il vénéré surtout dans les milieux agricoles ? Et pourquoi est-il invoqué contre la foudre, la grêle, l’incendie et les inondations et la mort subite ? Les reliques d’un saint Donat, martyr romain, auraient été amenées dans le diocèse de Cologne et authentifiées le 30 juin 1652. Le lendemain de la translation des reliques, lors d’une messe célébrée en son honneur, un orage éclata et la foudre pénétrant dans l’église frappa l’officiant, le jésuite P.Herde. Celui-ci, invoquant Jésus, Marie et saint Donat, se releva indemne.

 

Selon la tradition (bien difficile à contrôler ou à infirmer), saint Donat serait mort en 363, victime de l’empereur Julien l’Apostat, dont les persécutions sont connues. La même année, ce souverain est mort d’un coup de javelot, au cours d’un combat contre les perses.

 

(Texte réalisé avec la collaboration de M. l’abbé R. Pourbaix.)

19:00 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : potale, ecole, biographie |  Facebook |

Ruelle Sainte-Barbe.

Le sentier n° 53 de l’Atlas des Chemins Vicinaux partait, avant la construction du Canal du Centre, de la place Saint-Nicolas pour aboutir à l’Ecole Moyenne de Houdeng-Aimeries.

 

En 1815, le Conseil municipal de Goegnies Houdeng, en sa réunion du 24 décembre, le désigne comme ruelle du Croquet, mais par la suite, en 1845, celle-cil prit le nom de « ruelle Sainte-Barbe », la sainte patronne des ouvriers qui avait sa chapelle à proximité.

 

A la limite de Houdeng-Aimeries, au Hameau du Croquet, s’élève en effet la chapelle Sainte-Barbe, isolée dans les jardins, à une centaine de mètres du chemin. Un sentier entre deux haies y conduit.

 

Cette chapelle a une histoire qui se mêle à celle des premiers charbonnages. Ce modeste oratoire est donc un monument commémoratif, probablement le seul, des débuts de l’industrie houillère dans les deux Houdeng. La chapelle ancienne, plus petite que celle d’à présent, était en briques ordinaires et toute simple. Deux ifs l’encadraient.

 

L’oratoire actuel a été reconstruit en 1899, au même emplacement. La chapelle, malgré les souvenirs qu’elle évoquait, n’était plus visitée que par les processions pour être finalement abandonnée.

 

En 1973, avec la fermeture du Charbonnage du Bois-du-Luc, la chapelle fut vendue à un particulier. A l’heure actuelle, elle est dans un état de délabrement bien avancé et il sera sans doute bien difficile de la sauver de la destruction totale.

 

Avant 1973 de nombreux sentiers aboutissaient à cette chapelle. Tous les sentiers situés sur la commune d’Houdeng-Aimeries furent vendus à des particuliers, sauf celui situé à Houdeng-Goegnies et partant de la rue du Croquet qui est resté accessible et se termine en cul-de-sac près de la chapelle.

 

En 1801 un puits de mine fut établi à proximité de la chapelle et la fosse Sainte-Barbe fut ainsi créée. On l’arrêta presque complètement en 1883 et le puits fut comblé en 1887. Elle avait occupé pendant ces longues années près de 300 ouvriers. A la fosse Sainte-Barbe on descendait jusque 120 mètres environ, et par vallées on atteignait ensuite la profondeur de 220 mètres. En cette période, les déchets d’extraction n’étaient pas très importants puisqu’ils servaient à remblayer les galeries qui étaient creusées. C’est ce qui explique le peu de déchets déversés à proximité de ce puits. 

Sainte Barbe.

 

STE_BARBE~1Sainte Barbe, dit la légende, vécut au IIIe siècle à Nicodémie. Pour certains, elle aurait vécu à Antioche au Vie ou VIIe siècle.

 

Dioscore, son père, l’enferma dans une tour pour la soustraire à ses prétendants. Au retour d’un voyage, il découvrit qu’elle était devenue chrétienne et la dénonça aux autorités.

 

En 295, Barbe, vierge et martyre, fut condamnée à mort et son père réclama de lui trancher lui-même la tête, mais il fut aussitôt frappé par la foudre et réduit en cendre.

 

Sainte Barbe est toujours représentée dans de riches vêtements et son attribut constant est la tour à trois fenêtres dans laquelle elle avait été enfermée. Elle tient généralement dans une main l’épée qui servit à sa décapitation et, dans l’autre, la palme du martyre ou une foudre.

 

Elle est invoquée contre les dangers de la foudre et du feu, la mort subite et les éruptions cutanées autour de la bouche et du menton.

 

Ce n’est évidemment que bien plus tard après son martyre que sainte Barbe fut sanctifiée mais très rapidement on la considéra comme la patronne de tous les travailleurs exerçant un métier dangereux. Les hommes de la mer furent d’ailleurs les tout premiers à l’honorer.

 

Vers la fin du XVIIIe siècle, mais surtout au cours du XIXe siècle, les travailleurs de la mine adoptèrent Sainte Barbe comme patronne, fêtée le 4 décembre.

 

Bientôt, elle devint la fête la plus populaire parmi toutes les fêtes des saints patrons célébrés dans nos régions.

 

Il n’y a à cet engouement rien d’étonnant quand on considère que c’est dans nos régions que l’on comptait la plus grande proportion de travailleurs de la mine et aussi que le métier de houilleur a, de tout temps et à juste titre, été considéré comme l’un des plus dangereux, sinon le plus dangereux de tous les métiers.

 

Aujourd’hui, bien d’autres corps de métier fêtent Sainte Barbe et notamment les maçons, les pompiers, les plafonneurs, les bateliers et d’autres encore.

18:45 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruelle, hameau, chapelle, charbonnage, biographie |  Facebook |

26/02/2007

Cour Rinchon

La Cour Rinchon n’est plus reprise officiellement à Houdeng-Goegnies. Depuis la fusion des communes cette appellation est seulement attribuée à La Louvière. Les maisons de la cour sont reprises avec la rue du Trieu à Vallée et portent les numéros 74 à 82.

 

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L'entrée de la Cour Rinchon en 1995. (Photo F.D.)

 

Située à gauche, au début de la rue du Bois des Raves, cette cour avait le nom du fermier qui y eut ses bâtiments.

 

Laurent Renson.

 

Laurent Renson (Rinchon), vicomte de Goegnies, était né à Houdeng-Goegnies le 12 mai 1688 et y décéda le 3 avril 1737.

 

Son fils Pierre-Joseph est né à Houdeng-Goegnies en 1733 et y est décédé en 1815. Il entra dans l’ordre des Capucins (Père Paul). Il devint terminaire en 1767 et résidait au couvent de Mons lors de la suppression des maisons religieuses.

 

Il habita cette ville quelque temps encore et, vers la fin de 1802, il se retira à Houdeng-Goegnies et y mourut le 6 janvier 1815.

18:15 Écrit par Petit Loup dans Rues P-Q-R | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, cour, biographie |  Facebook |

24/02/2007

Rue André Renard.

C’est en 1901 (Conseil du 25 octobre) que fut décidée l’ouverture de deux nouvelles rues pour faciliter l’accès au terrain des nouvelles écoles qui seront construites prochainement. Le sentier n° 43 de l’Atlas des Chemins Vicinaux reliant la rue de la Couturelle et la rue du Moulin sera transformé et élargi en rue. Ce sentier avait le nom, en 1845, de « sentier Maclot ».

 

Les travaux d’urbanisation et de la construction de l’école s’étalèrent de 1903 à fin 1905. L’inauguration de l’école eut lieu le 8 octobre 1905.

 

ECOLE_RUE_RENARD

Ecole de la rue André Renard. (CPA)

 

Le sentier n° 42 reliant la rue de la Couturelle à la rue du Moulin fut d’abord appelé « rue des Nouvelles écoles » (Collège du 6 mai 1906) pour recevoir ensuite la dénomination de « rue de l’Alliance » (Collège du 7 janvier 1912). L’école fut bien longtemps appelée « Ecole de l’Alliance » afin de commémorer la fructueuse alliance électorale libéro-socialiste à laquelle on doit la réalisation de cette école communale.

 

Le devis estimatif de cette école s’élevait à 82.500 francs et les travaux furent adjugés à MM. Chabeau Frères de Braine l’Alleud pour le prix de 81.024 francs.

 

Suite aux fusions des communes en 1977 la rue fut dénommée « rue André Renard », Haine-Saint-Pierre conservant sa rue de l’Alliance.

 

RUE_ANDRE_RENARD

La rue André Renard en 1996. (Photo F.D.)

 

André Renard.

 

(Valenciennes – France - 1911-1962).

 

Syndicaliste. Débuta dans l’industrie métallurgique dont il réorganisa la centrale syndicale qu’il présida par la suite. Promoteur et cofondateur de la Fédération Générale des Travailleurs de Belgique dont il fut le secrétaire-général adjoint et président de la section Huy - Waremme.

 

Représentant l’aile extrémiste du socialisme, assuma différents mandats dans les organisations syndicales et comme représentant de celles-ci dans plusieurs organismes nationaux et locaux.

 

Se signale par ses méthodes d’action directe et son rôle dans diverses grèves et émeutes historiques, dont celles de la fin de 1960 contre la « loi unique ». Fonda le Mouvement Populaire Wallon et dirigea le journal La Wallonie, organe officiel du syndicalisme socialiste liégeois.

 

Considéré comme un socialiste de choc, fidèle à son idéal révolutionnaire, suscita au sein de son parti une division qui lui fut finalement néfaste. Fut également régent de la Banque Nationale.

 

 

19:45 Écrit par Petit Loup dans Rues P-Q-R | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ecole, sentier, biographie |  Facebook |

23/02/2007

Rue Ferdinand Pintelon.

La rue Ferdinand Pintelon fut créée en 1889, allant de la chaussée Paul Houtart à la rue Wache (Collège du 11 février).

 

Elle a été désignée comme « chemin des Deux Communes » en 1891 (Collège du 31 mars) pour devenir ensuite « rue des Deux Communes ».

 

Certains attribuent à cette dénomination la proximité des deux territoires. Or, en 1881 (Collège du 18 août) les deux communes de Houdeng décident, en cet endroit, la création d’une école moyenne pour filles avec pensionnat.

 

La commune de Houdeng-Goegnies effectue l’achat des terrains appartenant à Messieurs Louis Gossart, docteur en médecine à Mons, et à Lebacq pour des contenances respectives de 53a. 80ca. et 1a. 10ca. (Conseil du 3 décembre). Elle met en chantier les briques nécessaires à la construction de cet édifice et charge l’architecte E. Legrain de la réalisation de l’avant projet (archives communales 4.2.0-2) qui est approuvé par le Conseil communal de Houdeng-Goegnies le 13 février 1883.

 

Mais, le 2 mars 1883, la commune de Houdeng-Aimeries renie son engagement. L’école moyenne des Filles de Goegnies ne put de la sorte être construite. Le 29 mars 1883, par mesures de représailles, Goegnies refuse toute intervention dans les frais de l’école moyenne et de l’école industrielle d’Aimeries. Malgré les démarches, Aimeries ne parvient pas à faire modifier cette décision.

 

Le 27 septembre 1884, sur la proposition d’Aimeries, Goegnies abandonna toute intervention dans les frais de l’école industrielle et prit la décision d’intervenir par moitié dans les frais du service de l’école moyenne de l’Etat à Houdeng-Aimeries (6.2.0 - 1884-1939).

 

En 1939 (Collège du 27 janvier), la rue des Deux Communes devient « rue Ferdinand Pintelon » vouée à la mémoire du premier bourgmestre socialiste de la commune, membre du Conseil communal élu après la guerre 1914-1918, Conseil qui pour la première fois comprenait deux Conseillers catholiques et mettait fin à la série de bourgmestres libéraux.

  

Ferdinand Pintelon.

 

Il est né à Bruxelles le 26 janvier 1862. Cordonnier de profession, venant de La Louvière, il s’installe à Houdeng-Goegnies le 22 octobre 1910 en qualité de gérant de la Société Coopérative « Le Progrès ».

 

En 1921, il est élu Conseiller communal et nommé Bourgmestre par Arrêté Royal du 7 septembre 1921 (Conseil du 7 octobre) .

 

Il est membre de la Compagnie Intercommunale de la distribution d’eau et de la Société Coopérative Le Hôme Familial. Membre du Comité des Habitations Ouvrières pour l’Arrondissement de Soignies, il s’est toujours occupé d’œuvres sociales. Philanthrope, il contribue à soulager les misères. Il organise différentes oeuvres sociales, notamment la Consultation des Nourrissons dont Madame est la présidente.

 

Sa grande bonté l’a incité à s’occuper des oeuvres de la protection des animaux. Il est président de l’œuvre de la protection du cheval de la mine et de le ligue pour la protection des oiseaux.

 

Il s‘intéresse au développement du commerce local, fait partie du comité des fêtes et s’est spécialement dévoué pour assurer la réussite de la braderie de la Pentecôte, dont il est le protagoniste et qui fonctionne depuis 1926. Il s’occupe tout spécialement de l’organisation des cercles horticoles et, grand amateur d’horticulture, conférencier sur ce sujet dans les différents cercles de la région.

 

Il s’est acquis la sympathie et la considération générale de tous ses administrés.

 

Ferdinand Pintelon est décédé le 29 avril 1934.

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