05/03/2007

Rue de Wavrin.

Le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, à partir du magasin à poudre, ainsi que le chemin n° 9 sur Houdeng-Goegnies comme sur Houdeng-Aimeries fut dénommé « rue des Bois » (Conseil du 21 avril 1888). Suite aux travaux de l’autoroute et de canal à grande section le chemin n° 3 fut repris dans la rue de Familleureux.

 

Au début du XIXe siècle, cette rue était dénommée « La Haye du Roeulx ». Un bois très important, clôturé par une haie de charmes, s’étendait de Fayt jusqu’aux confins de Gottignies et présentait sa lisière sur Goegnies, le long du chemin des Bois.

 

Avant sa dénomination de « rue des Bois », ce lieu était très souvent désigné comme « Hameau des Bois » ou encore les « Bois d’Houdeng ».

 

La plus grande partie de cette rue se trouve sur le territoire d’Houdeng-Goegnies et, lors de la fusion des communes, on lui donna un nom originaire de Houdeng-Aimeries. Il aurait été plus indiqué de la baptiser « rue de la Haye du Roeulx », dénomination qui aurait  mieux convenu aux deux communes.

 

De Wavrin est le nom de cette famille qui habita le château d’Houdeng (sur Aimeries). Authentique demeure féodale, elle fut habitée en 1740 par le Marquis de Cernay, François-Marie le Danois. Il vend le château et les terres à l’écuyer Nicolas-Joseph de Biseau. Le dernier seigneur féodal sera Alphonse-François, Marquis de Wavrin, Comte de Villers-au-Tertre.

 

Depuis 1921, ce château est devenu la propriété de la famille Boël.

21:30 Écrit par Petit Loup dans Rues V-W-X-Y-Z | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bois, chateau |  Facebook |

Rue Wache.

Le sentier n° 39 de l’Atlas des Chemins Vicinaux est déjà signalé comme « ruelle Marie Wache » en 1877 (Collège du 15 mai).

 

En 1896, l’élargissement de cette ruelle est envisagé (Collège du 20 mars) mais ce n’est qu’en 1902 (Collège du 14 juin) qu’elle est ouverte à la circulation en tant que rue.

 

Partant de la place du Trieu, elle rejoint la rue de la Ronce en son milieu. Elle doit probablement son nom à une habitante exerçant une profession libérale.

 

En 1935 (Conseil du 30 avril), nous la retrouvons inscrite à l'Atlas des Chemins vicinaux sous le n°22.

20:30 Écrit par Petit Loup dans Rues V-W-X-Y-Z | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ruelle |  Facebook |

Rue Camille Vaneukem.

Le sentier n° 37 de l’Atlas des Chemins Vicinaux part de la chaussée Paul Houtart à la rue Wache.

 

Il fut d’abord dénommé « ruelle du Cachot » par le public. Dans son milieu à l’emplacement de l’école communale gardienne, se trouvait le cachot communal situé dans les anciennes annexes communales.

 

En 1890 (Collège du 3 avril), nous le trouvons désigné officiellement sous le nom de « rue Sainte-Anne » et, en 1901 (Conseil du 20 octobre), il est aménagé en rue qui sera bientôt mise à sens unique, sa largeur ne permettant pas son utilisation dans les deux sens.

 

Cette ruelle fut également, mais pour quelques mois seulement, désignée « rue des Ecoles » (Collège du 10 mars 1891).

 

De nombreuses couturières habitaient la rue, ce qui est certainement la raison de sa désignation en « rue Saint-Anne », patronne des brodeuses et couturières.

 

Nous avons relevé en 1890 les couturières suivantes:

 

  • BLONDIAU Amélie

née à Houdeng-Goegnies le 15 mars 1822:

rue Saint-Anne n° 25 (R.P. V. 8 f° 111)*

  • RESTELEUR Clara

née à Houdeng-Goegnies le 5 mars 1875:

rue Sainte-Anne n° 4 (R.P. V. 8 f° 89)*

  • OLAND Clémentine

R née à Houdeng-Goegnies le 1er décembre 1864:

rue Wache n° 26 (R.P. V. 9 f° 75)*

  • PAREE Elisa

née à Hioudeng-Goegnies le 24 avril 1865:

rue Sainte-Anne n° 1 (R.P. V. 10 f° 19)*

  • VAEREMANS Alphonsine

née à Houdeng-Goegnies le 11 août 1870:

rue Sainte-Anne n° 35 (R.P. V. 12 f° 162)*.

 

* (R.P. - registre de la population - V. - volume - f° - folio)

 

La présence d’une statuette de la sainte, exposée pendant de nombreuses années dans une niche située dans le mur de la première habitation, en est aussi l’origine.

 

En 1982, suite aux fusions des communes cette rue est baptisée « rue Camille Vaneukem », la dénomination de « rue Sainte-Anne » étant laissée à la commune de Maurage.

 

 

Sainte Anne.

 

STE_ANNE_02~2Mère de la Vierge Marie. Selon la tradition rapportée dans le proto-Evangile de Jacques (IIe siècle après J-C), Anne (du nom hébraïque Hannah: grâce) donna naissance à son unique enfant après vingt années de mariage avec saint Joachim.

 

Très charitable, Anne n’avait malheureusement pas d’enfant, ce qui constituait une tare importante dans la communauté juive de l’époque. A un âge déjà avancé, elle fut prévenue par l’ange Gabriel de la grâce qui allait lui être faite. C’est ainsi qu’elle mit au monde une fille nommée Marie qu’elle consacra immédiatement à Dieu. Elle l’éleva dans la connaissance des saintes Ecritures. Peu de temps après sa mort, son corps fut transporté à Apt en Provence, à l’époque des persécutions.

 

Les Evangiles ne citent pas son nom et cependant son culte se répandit en Orient et à partir de VIIIe siècle, en Occident. A la fin du Moyen Age, sainte Anne devient l’une des figures les plus populaires de l’iconographie chrétienne et est représentée dans maintes peintures du XVe siècle, apprenant à lire à Marie ou, le plus souvent avec la Vierge et l’enfant.

 

En 1584, la fête de sainte Anne fut établie le 26 juillet par le pape Grégoire XIII. Sainte Anne est la patronne des mères, des veuves, des mineurs, des brodeuses et des couturières. Elle est invoquée contre les maux de ventre et pour les enfants pleurards.

 

 

Camille Vaneukem.

 

10 mars 1910 - Dachau 6 février 1943.

 

Jeune, il s’intéressa à ce qui l’entoure et particulièrement au sort de la classe ouvrière. C’est un lutteur, un homme dur et il n’est pas de ceux qui se laissent décourager. Il suivra la voie du Parti socialiste et dirigera les jeunes gardes socialistes.

 

Il devient ensuite secrétaire national de la Centrale d’éducation ouvrière. Il travaille dans l’ombre, car Camille Vaneukem est modeste, et il ne tient pas à se mesurer avec des hommes politiques au langage facile. Lorsque survint la mort d’Emile Vandervelde, il a bataillé pour rejeter la candidature de Henri De Man.

 

Il est mobilisé en 1940 et n’est pas étonné de la trahison de De Man. En août 1940 il a déjà lancé le premier journal clandestin, portant le nom de Clandestin. Camille Vaneukem était prêt à tout subir plutôt que tout accepter. Il fut l’un des premiers à avoir répondu au mot d’ordre de Londres: organiser la lutte souterraine.

 

Il regroupe des militants, le tirage du Clandestin se multiplie et des ramifications s’étendent dans tout le pays. Des contacts sont établis avec la Hollande, la France. Et c’est alors le premier congrès socialiste clandestin. Il rassemble le matériel qui servira à l’installation de faux documents. Ni lui, ni Haulot, qui le seconde dans ses activités, ne le connaîtront en pleine activité. Vaneukem lança un second journal , l’Espoir. Cette feuille devait lui permettre de réorganiser le P.O.B. et d’en faire le P.S.B. clandestin. C’est là l’aboutissement de sa vie de militant socialiste.

 

Il se fait arrêter le 1er mai 1942 à la frontière française. Il était porteur d’une trop grosse somme d’argent belge. Le douanier l’emmène au poste pour l’interroger. Justement dans la cabine se trouve un agent de la gestapo. Il est arrêté, des papiers politiques insignifiants ayant été découverts sur lui, ainsi que l’adresse d’Arthur Haulot. Il fut écroué à la prison de Saint-Gilles et Arthur Haulot le suivit de très près. Il furent ensuite dirigés sur Northausen pour aboutir ensuite à Dachau. Arthur Haulot revint de ce sinistre camp de concentration mais Camille Vaneukem mourut le 6 février 1943.

19:30 Écrit par Petit Loup dans Rues V-W-X-Y-Z | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruelle, biographie |  Facebook |

04/03/2007

Place Verte.

La place Verte, anciennement un Patis, était une terre inculte (friche, lande) communale sur lequel les habitants pouvaient faire paître leur bétail (plan Popp - B.162 - Art. 180).

 

Dès 1885 (Collège du 28 mai), nous trouvons cette place, ainsi que la ruelle la reliant à la place du Trieu et celle, aujourd’hui supprimée, la reliant à la rue du Stade (anciennement « rue Courte ») sous le nom de Caraco.

 

HG_SENTIER_DE_LA_PLACE_VERT

Le sentier de la Place Verte en 1955.

 

A partir de 1898, nous la trouvons à la fois sous le nom de « place Verte » et « place Caraco » (Collèges des 19 novembre 1898, 12 février 1899, 22 mai 1904 et 11 avril 1922) et ce n’est qu’à partir de 1927 (Collège du 17 mai) que la désignation de « place Verte » lui est attribuée définitivement.

 

C’est en 1952 (Collège du 12 mai) que le sentier n° 25 de la place Verte au nouveau stade communal a été supprimé pour pouvoir utiliser au maximum le terrain disponible.


Un Caraco est un vêtement de dessus en forme de camisole à taille, pour les femmes. Peut-être cette désignation a-t-elle été donnée à cette place en raison du dessin formé par la place et la ruelle, dessin qui rappelle la forme de cette chemise en caraco. Nous n’avons pas trouvé d’autre solution à cette dénomination.

19:15 Écrit par Petit Loup dans Rues V-W-X-Y-Z | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toponymie, place, sentier |  Facebook |