08/04/2007

Eva Spaak, institutrice en 1882.

Eva, Clara Spaak est née à Houdeng-Goegnies le 17/05/1862. Elle épouse Philémon Nicodème le 18/09/1884.

 

Elle est diplômée de l’Ecole Normale de Mons.

 

29/11/1879.- Elle est intérimaire à la 4ème classe de l’école communale des filles.

 

18/11/1882.- Elle est nommée 4ème sous-institutrice à l’école communale des filles.

 

01/11/1883.- Elle passe 1ère sous-institutrice.

 

15/09/1898.- Elle est nommée institutrice en chef  à l’école primaire des filles en remplacement de Elvire Rassart admise à la retraite.

 

30/10/1903.- Elle tient la 1ère classe à l’école d’ adultes.

 

05/12/1909.- Elle demande un congé de 6 mois puis elle est mise 3 ans en disponibilité

 

24/11/1912.- Elle est mis à la pension et remplacée par Julia Bury.

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04/03/2007

Rue des Trieux.

Le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, qui fait partie de la route de Binche à Nivelles est dénommée « rue des Trieux » en 1888 (Conseil du 21 avril).

 

Cette appellation provient du fait que cette rue est à côté du Trieu, c’est-à-dire les prés communaux avec wez (petit étang), où chacun avait le droit de faire paître son bétail. Et nous avons aussi, plus loin, le Trieu vallonné avec son Wez, et le Trieu Pauquet.

 

Un droit de regain existait également, au profit des habitants, sur les prés secs situés autour de ce petit étang.

 

HG_MAISON_COMMUNALE

La Maison communale à la rue des Trieux. (CPA)

 

Cette rue a également un importance primordiale puisque c’est vers son milieu que fut construite en 1862 la première Maison communale de Houdeng-Goegnies, et que les premières écoles communales, remplaçant les écoles adoptées, furent ouvertes le 1er octobre de la même année.

 
Signalons également que la rue des Abonnés, en face de la Maison communale, reliant la rue des Trieux à la rue de la Couturelle fut ouverte en 1896.

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03/03/2007

Rue Trieu Pauquet.

Située dans la rue du Trieu à Vallée, à gauche, juste avant l’école communale, la rue Trieu Pauquet nous permet de rejoindre la chaussée du Pont du Sart en passant par la rue des Coquelicots et la rue du Bois de l’Houpette.

 

L’Atlas des Chemins Vicinaux renseigne le sentier n° 20 sous le nom de « sentier Tripoquet ». Il ne fut établi véritablement en chemin sur toute sa longueur que lors de la construction de la cité sociale de l’Houpette.

 

En 1903 (Conseil du 20 novembre) et en 1923 (Conseil du 23 novembre), nous le trouvons sous la qualification de « sentier du Trieu Pauquet » et ce n’est qu’en 1933 (Conseil du 8 septembre) qu’il est question d’envisager la création d’une nouvelle rue reliant la rue de la Fonderie sur Houdeng-Aimeries au chemin de grande communication de Binche à Braine-le-Comte dit du « Trieu à Vallée ».

 

Le nom de Pauquet attribué à ce Trieu est très probablement soit le nom du personnage qui l’a essarté le premier, soit celui d‘un ancien propriétaire des terrains.

20:15 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sentier |  Facebook |

Rue du Trieu à Vallée.

La rue du Trieu à Vallée a été formée par le chemin n° 5 de la Chaussée à la rue des Brasseurs jusque la rue de Braine sur Houdeng-Aimeries. Cette décision fut adoptée par le Conseil communal en sa réunion du 21 avril 1888.

 

D’abord mitoyenne aux deux communes de Houdeng, la rue du Trieu à Vallée atteint le premier carrefour avec la rue des Brasseurs sur Goegnies, à droite, et la rue Georges Gobert sur Aimeries, à gauche.

 

La petite chapelle Saint-Pierre est encastrée dans un mur, au coin de la rue des Brasseurs. Elle a été construite en accomplissement d’un vœu de gratitude d’une garde-malade dévote qui, s’étant dévouée pour soigner de très nombreux malades au cours d’une grave épidémie, avait promis de faire élever ce petit sanctuaire pour remercier son saint préféré qui, disait-elle, l’avait fait épargner de toute contagion.

 

Après une centaine de mètres, nous trouvons, à droite, la rue de Bois des Raves et la rue Decroly. Un brusque virage à gauche nous conduit près de la rue Ferme Brichant, ex-rue Brichant et à droite la rue du Sabotier.

 

Un document provenant de la « Conservation des Hypothèques de Mons - Etat des Inscriptions » daté du 22 juillet 1876 nous signale que le mot « Brisée » était également utilisé pour signaler le coude formé par la rue à proximité de la rue de la Ferme Brichant et de la rue du Sabotier.

 

La rue ne fait maintenant plus partie des deux communes et est entièrement sur Goegnies. Nous avons sur la gauche la rue du Trieu Pauquet, la rue des Godets et, entre ces deux rues, l’Ecole communale du Trieu à Vallée qui fut fonctionnelle le 1er octobre 1906.

 

Le Chemin de Houdeng à Mignault fut très largement bouleversé par les travaux de l’autoroute de Wallonie et du canal à grande section. Tout d’abord le Thiriau du Sart fut entièrement canalisé souterrainement. Il ne réapparaîtra à ciel ouvert qu’au-delà de la grande chaussée.

 

Mais revenons près de l’école où des maisons sociales ont été construites en 1958 par la Société le Hôme Familial. Poursuivons notre trajet vers Mignault. A quelque 200 mètres de l’école, le chemin est barré par le nouveau canal. Survolons-le et nous aboutissons dans une petite vallée comprise entre l’autoroute et le canal. C’est là que se dressent quelques maisons et un vieux pont où passait le chemin de fer de Houdeng à Soignes et que les anciens dénommaient El Pont Brin T’Chin.

 

Au-delà de ce pont, la rue du Trieu à Vallée se poursuivait jusque l’ancienne rue de Braine, devenue « rue de la Muchotte » sur Houdeng-Aimeries. Ce petit tronçon est maintenant dénommé « rue du Blanc Pain ».

 

Voilà une belle rue, autrefois très fréquentée, qui donnait facilement accès au Bois de la Chapelle, devenue une rue à fragments, en cul-de-sac, à un îlot, qu’on ne peut plus atteindre que par des détours bien compliqués.

 

19:15 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chapelle, ferme, riviere, ecole, home familial, pont |  Facebook |

Place du Trieu.

Le Trieu doit son origine aux prés banaux qui s’y trouvaient aux siècles passés.

 

Trieu est un mot roman dérivé du germain « driesch », avec le sens de terrain en friche, biens communaux où chacun avait le droit de conduire son bétail

 

Le Trieu de Goegnies occupait jadis un vaste espace au milieu duquel un plan annexé à la Pantograhie de Gérard Sacré fait figurer un étang de forme elliptique (1660). Le plan de Popp reprend également cette forme.

 

Cette terre laissée en friche comprenait également la place Verte surnommée « El Petit Tri ».

 

Le Trieu était donc un espace libre appartenant à la commune et sur lequel les habitants étaient autorisés à laisser paître leur bétail.

 

HG_PLACE_DU_TRIEU

La place du Trieu. (CPA)

 

Les Trieux étaient très vastes à Houdeng-Goegnies: Trieu, Trieu à Vallée, Trieu Pauquet. Ils se groupaient autour de la Mairie du Trieu qui relevait de la seigneurie d’Elers, puis de celle de la Puissance. La mairie constitua une entité administrative jusqu’en 1789 et regroupa autour d’elle les quelques habitants en relevant. Les gens du Trieu s’entendaient parfaitement, il fut possible de répartir équitablement les droits de pâturages, tant pour les herbes vertes que pour les foins et les regains. Les droits étaient octroyés en nature pour autant que les bénéficiaires se livrassent aux travaux de la culture.

 

L’ère industrielle vint bouleverser cet ordre si bien établi. Les houillères attirèrent de nombreux habitants qui se désintéressèrent de l’agriculture et finirent par exiger que l’on remplace les droits en nature en paiements en espèces. Il fut donc procédé à la vente des regains qui se déroula au second mardi de septembre. Les manants du lieu qui recevaient de l’argent en quantité attirèrent de nombreux camelots et marchands ambulants : c’est ainsi que naquit la Ducasse du Trieu.

 

Faisaient également partie de cette Mairie du Trieu la Ferme du Trieu (ou Salasse) et la Ferme Trigallez qui était située sur le coin de la rue du Rieu Baron

18:15 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toponymie, place, ducasse, ferme |  Facebook |

02/03/2007

Rue de Tout-y-Faut.

Au pied du viaduc du Canal du Centre à la chaussée Paul Houtart, à la limite de La Louvière, le chemin n° 2 de l’Atlas des Chemins Vicinaux nous conduit directement à l’ascenseur n° 1 de Houdeng-Goegnies.

 

En 1888 (Collège du 21 avril) ce chemin qui, venant de Mons et allant à Nivelles, est le prolongement de la rue de Mons fut dénommé « rue de l’Ascenseur ».

 

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L'ascenseur n°1 sur le canal du Centre. (CPA)

 

L’Atlas des Chemins Vicinaux nous montre que le chemin n° 2 ne longeait pas le canal, comme actuellement, jusqu’au pont permettant de rejoindre la Ferme Tout-y-Faut.

 

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La ferme Tout-y-Faut. (CPA)

 

Ce chemin partait directement de l’ancien embranchement pour rejoindre le chemin (particulier actuellement) conduisant à la limite de Familleureux. Ce n’est qu’en 1928 qu’il fut détourné le long du canal à la demande de la S.A. Glaces et Verres (Glaver) et de la S.A. pour la Fabrication des Engrais Azotés pour ne pas scinder leurs installations. En 1930 (Collège du 29 avril), la rue de l’Ascenseur est prolongée par le nouveau chemin détourné jusqu’à la limite de Familleureux (Maison du garde).

 

La ferme de Tout-y-Faut était donc comprise dans cette rue qui subit déjà avec la construction du canal du Centre de nombreux changements. Un plan de 1847 (Archives communales 4.0.1.) nous montre que l’on accédait à la ferme par un pont qui enjambait le canal, construit dans les années 1837 à 1839.

 

Cette ferme dépendait autrefois de l’Abbaye d’Aulne. Elle fut bâtie en 1450. Détruite, elle fut reconstruite de 1765 à 1782, entièrement à neuf sous l’abbatiale de Joseph Scrippe.

 

A la Révolution française de 1789, la ferme fut confisquée et revendue au sieur Paulée, ensuite au nom de sa femme Dervaux, puis aux belges Scoumanne et Sylvain Guyaux.

 

En juin 1815, ce grand bâtiment abrita l’avant-garde belge commandée par le Colonel Delporte, qui avait pour mission de surveiller la marche de l’armée française commandée par Napoléon 1er, quelques jours avant Waterloo.

 

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La rue de Tout-y-Faut en 1993. (Photo F.D.)

 

Tout-y-Faut signifie « tout y trompe » (de fallere - tromper). C’est le champ où tout manque, où rien ne prospère, ne vient à point. La nature humide du sol a jadis motivé cette sinistre appellation. Elle n’est plus rigoureusement vraie de nos jours, grâce à l’application du drainage et aux progrès de l’agriculture. Un drainage effectué il y a près de 100 ans et une culture tellement intelligente conduite par feu MM. Guyaux père et fils ont amélioré les terrains au point d’en faire les meilleurs de la région. La ferme avait à ce moment 100 hectares de cultures. On y faisait l’élevage des chevaux. C’est là que Sylvain Guyaux éleva le fameux étalon Rêve d’Or.

 

Mais le progrès anéantira bien vite cette antique construction. Elle est d’abord amputée d’une très grande partie de ses cultures par la construction du Canal du Centre et ensuite du canal à grande section. Achetée par la famille Boël qui se doit d’agrandir ses installations, la ferme sera bientôt envahie par une masse de laitier en dépôt, cette matière vitrifiée qui nage sur le métal en fusion.

 

C’est en 1963 que M. Garitte, dernier fermier de Tout-y-Faut, dut quitter les lieux, les crasses des hauts-fourneaux n’étant plus qu’à quelques mètres et menaçant de faire bientôt disparaître cette ancienne abbaye qui répondait primitivement aux besoins de la vie des moines.

 

Il avait été envisagé de sauver certaines parties de cette construction, telle que le portail de la grande entrée en style Hesbignion du XVIIIe siècle. Malheureusement il ne sera pas possible de réunir l’argent nécessaire pour récupérer ne fût-ce que partiellement une partie des matériaux.

 

Voilà, de nouveau, des pierres qui témoignent du passé de la région du Centre, qui disparurent à jamais. 

20:00 Écrit par Petit Loup dans Rues S-T-U | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, entreprises, toponymie |  Facebook |

Rue du Tir.

C’est en réunion du 21 août 1908 que le Conseil communal décide la création d’une rue pour relier la rue de Mons à Houdeng-Goegnies à celle de l’Abattoir à La Louvière.

 

La réalisation de ce chemin, en lieu et place du sentier n° 47 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, est nécessaire pour donner accès au stand de tir à grande distance de la garde civique qui sera installé à proximité. Ce sentier est à la fois, en parties à peu près égales, sur le territoire de La Louvière et de Houdeng-Goegnies. Le Thiriau du Luc en est la limite.

 

C’est en 1910 (Conseils des 6 février et 30 octobre) que la construction de ce stand est effectuée. Il est la propriété des communes de La Louvière, Houdeng-Aimeries, Houdeng-Goegnies, Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul.

 

Ce stand est inutilisé au lendemain de la guerre 1914-1918, au moment de la dissolution de la garde civique et, en 1922 (Conseil du 3 octobre), une dépêche ministérielle annonce que le tir de la garde civique est désaffecté.

 

A l’heure actuelle, il ne subsiste aucun vestige de ce stand de tir, les terrains ayant été lotis pour la construction d’habitations particulières.

La Garde Civique.

 

Une des premières préoccupations de l’Etat belge, au lendemain de la révolution de 1830, fut de créer une Garde civique qui était chargée de veiller au maintien de l’ordre et des lois, à la conservation de l’indépendance et de l’intégrité du territoire.

 

Elle avait la physionomie d’une armée de l’intérieur. Elle dépendait au surplus du ministre de l’ Intérieur et non du ministre de la Guerre.

 

Pendant 84 années d’existence, la Garde Civique belge se borne à être le défenseur par excellence de l’ordre et des lois, donc sous l’autorité de Bourgmestre de la commune.

 

La Garde civique locale fut appelée en activité par Arrêté Royal du 20 juin 1886. Elle comprenait les communes de La Louvière, Houdeng-Aimeries, Houdeng-Goegnies, Haine-Saint-Paul et Haine-Saint Pierre. En 1887, elle comptait 300 hommes et en 1904 elle fut formée d’un bataillon à trois compagnies.

 

Un article du journal Les Nouvelles des 3 et 4 mars 1902 nous donne les résultats de l’élection, pour Houdeng-Goegnies, du cadre des officiers, sous-officiers et caporaux de la Garde civique non active. 

  • Capitaine: François Hector.
  • Lieutenant: Oscar Renaux.
  • Sous-Lieutenants: Aimé Dieu et Octave Charlez.
  • Officier de santé: Edgard Biset.
  • Sergent-Major: Charles Pourbaix.
  • Premier fourrier: Edouard Salasse.
  • Sergent fourrier: Gustave Pilette.
  • Sergents: Florent Delmotte, Jules Drugmand, Léon Walravens, François Clerbois, Alfred Meets et Fernand Dubois.
  • Caporaux: Ephrem Clinquart, Alfred Fievet, Alcide Renaux, Arthur Gaudier, Armand Delan, Oscar Hondermarcq, Ernest Cuvelier, Jean Hermant, Hilarion Monier, Isidore Autome, Léon Herman et Florent Denis. 

Au lendemain de la déclaration de guerre de 1914, la Garde civique fut dissoute. La crainte qu’elle ne fut comme considérée par l’ennemi comme un ensemble de bourgeois armés, partant de francs-tireurs, ne fut pas étrangère au déroulement de sa dissolution.

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