22/02/2007

Ruelle Odon.

Cette ruelle qui n’a jamais été baptisée officiellement apparaît déjà sur un plan de 1866 (4.1.5.(1)) et partait de la chaussée Paul Houtart en face de l’ancienne brasserie Dequenne - Ronneau pour rejoindre la rue de la Couturelle en longeant en grande partie le parc du Cercle Horticole.

 

Elle porta différents noms : 

  • sentier du Moulin : un moulin à vapeur à farine fut exploité ; le propriétaire en était Antoine Valentin (1784-1871) ;
  • ruelle Odon : Odon Vranckx(1870-1936) y exploita une boulangerie (Collège du 25 mars 1924) ;
  • ruelle du Magasin (Collège du 31 juillet 1956) ;
  • ruelle du Lavoir : le premier grand lavoir communautaire « La Rayonnante » y fut installé.

Le Collège échevinal, en sa réunion du 31 juillet 1956, décida de supprimer l’urinoir public installé dans cette ruelle

Rue du Nouveau Canal.

En 1898, les liaisons entre la rue Saint Nicolas et la rue Scailmont furent interrompues par la construction du Canal du Centre. Il était donc indispensable de rétablir ces communications par un nouveau chemin qui partira de la rue Deburges et de la rue Scailmont pour aboutir à l’ancienne section de la rue de la Salle qui allait du canal à la rue Léon Houtart.

 

Nous trouvons cette rue appelée à la fois « rue Latérale au Canal » ou « rue du Nouveau Canal », mais cette dernière dénomination sera retenue officiellement. La section de la rue de la Salle allant du canal à la rue Léon Houtart sera comprise dans cette nouvelle rue.

 

Par la construction du Canal du Centre et du nouveau chemin, les derniers vestiges du Manoir de la Salle, château féodal des seigneurs de Goegnies, ont disparu. Ils consistaient en quelques pieds de murs bâtis en pierre de grès, situés dans le fond de l’ancienne prairie de la Salle à l’emplacement de l’école actuelle du quartier (Conseils des 4 mai 1906, 12 avril 1915 et 30 avril 1935 - Collèges des 13 juillet 1901 et 2 septembre 1925).

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21/02/2007

Ruelle du Notaire.

Sentier n° 45 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, cette ruelle fut dénommée « ruelle du Notaire » à partir de 1890, par dérivation « ruelle du Notariat » (Collège du 11 janvier 1927), mais aussi « ruelle Demaret » (Collège du 20 septembre 1960).

 

Pendant de nombreuses années ces appellations furent abandonnées et cette ruelle fut confondue avec la ruelle Hautier ; on ne reprit l’appellation de « ruelle du Notaire » que vers 1960.

 

Partant derrière l’église jusque la rue Léon Houtart (Coron La Haut) cette ruelle longe le parc de la propriété des notaires qui se sont succédés depuis la moitié du XIXe siècle.

 

François Joseph Descamps et ses successeurs.

 

C’est en 1855 que le notaire François Joseph Descamps (1804-1871) fit construire son château, sis Coron La Haut n°1, oeuvre de l’architecte Hubert de Binche (le même qui dessina la façade de l’ancien Hôtel de Ville de La Louvière).

 

Son fils, Adelson Descamps, né en 1839, lui succéda en 1868. En 1896, il déménagera à Ixelles et son beau-fils Léon Ghislain Norbert Ghilain, né en 1860 reprit la succession.

 

Il démissionna en 1928 et c’est son beau-fils Paul Louis Henri Demaret, né en 1897, qui assura la continuité du notariat.

 

Actuellement l’étude appartient à son beau-fils le Notaire Bricout.

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Ruelle Masy.

Le sentier n° 16 de l’Atlas des Chemins Vicinaux est le chemin situé parallèlement à la place de Goegnies, entre la Maison des Oeuvres et la rue Léon Houtart, en face du Café de la Fontaine. Cette ruelle était dénommée « rue Masy » en 1891 (Collège du 17 novembre).

 

Elle fut aussi appelée « rue de la Fontaine », qui comprenait une branche de la rue du Culot, à hauteur du Café de la Fontaine, aujourd’hui disparu. Elle conduisait à l’ancien cimetière.

 

En 1853, il avait été question de supprimer ce sentier, mais les réclamations de quelques personnes, manifestement lésées par une telle décision, aboutirent à l’annulation de ce projet (Conseil du 2 décembre).

 

Nous trouvons également cette ruelle Masy citée en 1900 (Collège du 20 novembre) et en 1924 (Collège du 11 mars). A l’heure actuelle, cette petite rue rarement fréquentée n’a même plus de nom.

 

Docteur Masy.

 

De 1867 à 1890, les registres de la population signalent l’habitation du Docteur Masy, né en 1814 et marié à Elisa Deprit. Cette maison était située rue de la Fontaine, n° 21, puis n° 472.

 

Le docteur est parti habiter Liège en 1890.

 

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Impasse Marcoux.

Première impasse à droite dans la rue du Cimetière l’impasse Marcoux fut, pendant de nombreuses années, le lieu de résidence de la famille qui lui donna son nom.

 

Cette impasse fut reprise pour la première fois dans les registres de la population de 1911 à 1920. Auparavant les maisons étaient reprises administrativement au Trieu.

 

Alphonse Marcoux.

 

Nous avons tout d’abord le père Pierre Marcoux (né en 1831), ouvrier paveur, repris dans les registres de la population de 1881 à 1890. Mais c’est à son fils Alphonse Marcoux que cette ruelle doit son nom.

 

Né à Houdeng-Aimeries le 23 juin 1867, il fut nommé cantonnier communal, entre 1890 et 1900, à Houdeng-Goegnies pour devenir ensuite garde-champêtre entre 1911 et 1920.

 

Pour la petite histoire il est le père de Jeanne Marcoux, née en 1895, institutrice, de Louisa Marcoux, née en 1901, dactylo, et de Léon Marcoux, né en 1903, ajusteur.

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20/02/2007

Ruelle du Marchand de Noir.

L’Atlas des Chemins Vicinaux signale le sentier n° 44 sous la dénomination de « sentier de Tout-y-Faut » et le n° 45 sous celle de « sentier de la Douce ».

 

Ils assuraient une liaison entre la chaussée Paul Houtart, la rue de la Chaudronnerie et la rue de la Couturelle pour aboutir vers le milieu de la rue de la Chaudronnerie, à l’impasse Marbaix et la rue de la Couturelle.

 

En 1975, par décision du Conseil communal du 4 avril une partie de l’impasse Marbaix est supprimée et, de ce fait, la ruelle du Marchand de Noir n’a plus accès qu’à la rue de la Chaudronnerie et la rue de la Couturelle.

 

Cette dénomination nous apparaît pour la première fois dans les registres de la population de 1911.

 

A la fin du XIXe siècle y fonctionna une petite entreprise de fabrication de « noir-animal » ou « noir-végétal », tenue par le patron-propriétaire-exploitant Fernand Delattre (1870-1944). Par calcination d’os et de bois, puis pulvérisation, le « noir-animal » servait au blanchiment des jus dont est fait le suc de betteraves. Le « noir-animal » servait aussi à d’autres usages, par exemple, dans la fabrication et l’ornementation de la porcelaine d’art. Cette spécialité qui paraît bien dépassée aujourd’hui, et la haute qualité du produit, valurent des notoriétés flatteuses à ce marchand de noir, en fait monopolisé, connu chez de nombreux industriels, même lointains.

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Impasse Marbaix.

Dénommé sentier n° 45 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, il est situé dans la rue de la Couturelle. Il rejoignait autrefois la rue de la Chaudronnerie, mais en 1975 (Conseil du 4 avril), il fut fortement réduit, le terrain étant propriété privée.

 

Considérant que la suppression de ce sentier ne présentait aucun inconvénient pour la circulation générale et qu’au contraire elle faciliterait l’aménagement de ce quartier, le Conseil communal, à l’unanimité, décida d’accéder à la demande de Hermand Firmin, propriétaire de ce terrain.

 

La liaison, aujourd’hui supprimée, avec la ruelle du Marchand de Noir, s’appelait officieusement « sentier Bourguignon », du nom du propriétaire du sentier (Collèges des 11 février 1927 et 15 février 1927).

 

La ruelle Marbaix était déjà citée comme telle en 1882, mais les registres de la population ne la reprennent qu’à partir de la période de 1901 à 1910.

 

Elle fut également dénommée populairement « Cour Verbocke » ou « Cour Verbock » du nom d’un chiffonnier disparu depuis longtemps (Collège du 5 juillet 1920).

 

Pierre Joseph Marbaix.

 

En 1886 (Collège du 9 janvier), le propriétaire de cette ruelle fut en procès avec la commune. La ruelle était un véritable foyer d’infection. Etant livrée à la circulation publique, la commune avait le devoir d’y exercer son droit de police. Elle a esté Pierre Joseph Marbaix en justice en requérant des dommages et intérêts pour les frais occasionnés à l’assainissement de ce sentier.

 

Pierre Joseph Marbaix, boutiquier, est né à Houdeng-Goegnies en 1823 et y est décédé en 1906. D’autres Marbaix habitaient également dans cette ruelle : Eloi (1784-1868) et Jean-Baptiste (1825-1898).

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