19/02/2007

Rue de la Lisière.

Le sentier n° 25 de l’Atlas des Chemins Vicinaux partait de la place du Trieu jusqu’au Lait Beurré. Il passait par la place Verte, la rue du Stade, la rue du Hôme Familial, la rue de la Plage et rejoignait la rue de la Lisière en passant le long du mur du cimetière.

 

Par la construction des lignes de chemin de fer de Houdeng à Ecaussinnes et de Houdeng à Soignies, ce sentier resta praticable par la création d’un passage à niveau non gardé sur la ligne de Houdeng à Soignies et d’une passerelle dite Casterman sur la ligne de Houdeng à Ecaussinnes.

 

En 1880 (Collège du 7 avril), le passage à niveau non gardé a été supprimé, le détour pour la circulation étant peu important.

 

En 1927 (Collège du 10 mai), la passerelle Casterman est supprimée à son tour. La Société Nationale des Chemins de Fer a acheté le fonds du sentier longeant la voie ferrée entre la dite passerelle et le chemin n° 3, « rue du Cimetière ». Elle remet le fonds dans le domaine public en ce sens que le passage est autorisé au public.

 

Par suite de la suppression des lignes de chemin de fer, la rue de la Lisière se termine en cul-de-sac.

 

Ce sentier, avant de devenir rue, fut aussi appelé « sentier Charette » (Collège du 17 janvier 1961 et du 15 octobre 1966). La première maison du sentier fut habitée de 1921 à 1930 par le nommé Modeste Vanderbecq, marchand de bestiaux et cabaretier dont le sobriquet, en rapport avec son métier était « Charrette ».

 

Il faut aussi rappeler que cette rue longe le Bois des Sœurs qui était une ancienne propriété des Hospices Jean-Jacques du Roeulx.

Rue Léopold II.

Le chemin n° 7 de L’Atlas des Chemins Vicinaux conduisant à la gare d’Houdeng, ouverte au trafic des voyageurs en 1859, fut en premier lieu appelée « rue de la Station » et s’étendait de la chaussée Paul Houtart, en face de la rue Deburges, jusqu’à la rue Armand Colinet, à hauteur de la rue de la Chaudronnerie.

 

HG_RUE_LEOPOLD_II

La rue Léopold II en 1995. (Photo F.D.)

 

C’est en souvenir du passage du Roi Léopold II, venu inaugurer en 1888 l’ascenseur n° 1 de Goegnies, que la rue de la Station fut appelée « rue Léopold II ». Cette inauguration fut d’ailleurs fertile en incidents franchement révolutionnaires, principalement à cause de la présence auprès du souverain du Ministre ultra-conservateur Beernaert.

 

La rue fut mise à sens unique de la gare à la chaussée en 1928 (Conseil du 3 août), mais l’année suivante (Conseil du 1er mars 1929) il fut décidé de supprimer le sens unique, celui-ci n’étant pas pratique. Celui-ci fut néanmoins rétabli par la suite.

 

En 1936 (Collège du 29 décembre), nous constatons que la « rue Léopold II » ne s’étend plus que de la chaussée Paul Houtart à la gare, en sens unique, situation qui sera maintenue après la fusion des communes le 1er janvier 1977.

19:00 Écrit par Petit Loup dans Rues J-K-L | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roi |  Facebook |

Rue du Lait-Beurré.

Le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, à partir du pont du chemin de fer de Houdeng à Soignies jusqu’au magasin à poudre, sera dénommé « rue du Lait-Beurré Haut » . Le chemin n° 13bis qui part du chemin n° 3 pour aboutir à la rue des Bois sera dénommé « rue du Lait-Beurré Bas » (Conseil du 21 avril 1888).

 

En 1930 (Conseil du 12 septembre), la rue du Lait-Beurré Haut ou « chemin d’en Haut » devient « rue de Familleureux » et la rue du Lait-Beurré Bas ou « chemin d’en Bas » devient « rue Lait-Beurré ».

 

C’est dans cette rue que le Hôme Familial construisit en 1925 ses maisons sociales. 18 logements furent construits, dont 8 furent achetés par les locataires.

 

En 1929 (Collège du 22 janvier), suite à une pétition des habitants du hameau, une école communale avec deux classes fut construite. Sa fermeture fut décidée en 1969 (Collège du 12 septembre) et les bâtiments servirent alors de lieux de rencontre pour des groupements du quartier.

 

Le canal à grande section et l’autoroute de Wallonie sont venus couper la rue à proximité de l’école et lui supprimer toute issue.

 

Mais quelle est la signification de Lait Beurré ? Nous ne pouvons faire que des suppositions et nous référer aux écrits des historiens et étymologistes du XIXe siècle. Les dénominations de ce genre trouvent leur origine dans certaines redevances en nature fort anciennes, dues par les occupants du sol, soit à la table des pauvres, soit au seigneur, soit au desservant de la paroisse. La Commission d’Assistance publique, devenue C.P.A.S. (Centre Public d’Aide Sociale), qui se dénommait il y a quelques décennies Bureau de Bienfaisance, s’appelait au XVIIIe siècle « table des pauvres ».

18:00 Écrit par Petit Loup dans Rues J-K-L | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : home familial, ecole, canal, autoroute, chemin, toponymie |  Facebook |