13/02/2007

Rue de la Ferme Brichant.

Le chemin n° 13 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, dénommé « chemin du Malcontent » en 1845, est amélioré en 1875 (Conseil du 5 juin) et appelé « chemin Brichant ».

 

La rue Brichant débute à gauche de la rue du Trieu à Vallée (à proximité de La Brisée) pour se terminer au sentier dit du Ligne qui aboutit à la chaussée du Pont du Sart.

 

En 1925, le Hôme Familial y prévoit la construction de 8 maisons familiales et c’est en 1931 qu’elle furent occupées par les locataires.

 

Cette rue est appelée d’abord sentier, puis coron, puis « rue Brichant » avant les fusions. Pour ne pas faire double emploi avec une autre rue Brichant (à La Louvière, Cité Astrid) on lui donna, en 1982, le nom de « rue de la Ferme Brichant ».

 

Jean-Baptiste Brichant.

 

Cette rue doit son nom à une famille célèbre de l’endroit, surtout des cultivateurs, dont le plus ancien que nous avons pu découvrir fut Jean-Baptiste Brichant né à Houdeng-Goegnies le 15 août 1779, décédé le 23 mai 1873 et dont la ferme originelle se trouvait dans une rue voisine.

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Rue de Familleureux.

C’est en 1930 (Conseil du 12 septembre et Collège du 29 avril) que le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux changea de nom. La rue du Lait Beurré Haut est devenue la rue de Familleureux et est prolongée au-delà du magasin à poudre jusqu’à la limite de Familleureux.

 

A quelques centaines de mètres dans la rue, se situait en rase campagne une bâtisse basse, utilisée pour le stockage de poudres explosives destinées aux exploitations minières. Cette poudrière était entourée de haies de clôtures et était dominée par quatre peupliers isolés. Ce magasin à poudre fut supprimé en 1886, considéré comme un danger public, étant donné que, lors des mouvements populaires, émeutes, grèves, etc. la surveillance serait excessivement onéreuse pour la commune. Les bâtiments furent transformés en maison d’habitation et furent rasés après 1950.

 

Dans la rue de Familleureux, la société Le Hôme Familial construisit en 1924, en même temps qu’à la rue du Lait Beurré, neuf maisons sociales à front de rue. Elles furent occupées par les locataires au mois de juillet et trois maisons furent achetées par les locataires.

 

Coupée par le Canal à grande section et l’autoroute de Wallonie, la rue de Familleureux a perdu son aspect campagnard d’autrefois : de nombreuses maisons, ainsi que de nombreuses fermes ont disparu pour faire place aux infrastructures modernes ainsi qu’à la gare autoroutière Garocentre.

 

Par la rue de Familleureux nous avons accès à la rue du Bois de la Hutte (rue sans issue) et à la rue de Wavrin dénommée « rue des Bois » avant les fusions des communes.

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Rue Falise.

Bien avant la construction du Canal du Centre, le chemin n° 2 (rue de Mons ou rue Hector Ameye) de l’Atlas des Chemins Vicinaux se prolongeait jusque la chaussée de Mariemont à Soignies pour aboutir en face de la rue Tout-y-Faut ou rue de l’Ascenseur.

 

D’un autre côté, la rue de la Barette se prolongeait également pour longer les Laminoirs de Houdeng (1861-1883), ancienne Platinerie Louis-Adolphe Debauque qui était installée rue du Marais à Houdeng-Aimeries. Cette rue aboutissait également à la chaussée.

 

Les travaux du Canal du Centre vinrent séparer ces deux tronçons et, encore en 1910 (Collège du 21 août), ces deux rues sont toujours dénommées « rue de la Barette » et « rue de Mons ».

 

Ce n’est qu’en 1919 (Conseil du 12 avril) que nous trouvons cette rue en « V » sous la dénomination de « rue Falise ».

 

L’ancienne rue de la Barette ne fut presque pas occupée par des habitations, mais le terrain qui longeait le laminoir eut beaucoup plus de succès. La période d’après-guerre (1914-1918) y amena de nombreuses roulottes et les habitants du quartier dénommèrent cette rue la « rue des Baraques »

 

Le site n’a pas beaucoup changé au cours de ces dernières années, sauf en ce qui concerne le coin de la chaussée qui est occupé par un motor-garden très moderne. D’autre part, au lieu des vestiges du laminoir, un paysage de carcasses de vieilles voitures est venu moderniser ce quartier des plus favorisés.

 

Arthur Falise.

 

Arthur Falise est né à La Louvière le 27 décembre 1868. Marié à une Goegnéroise, Ida Roland, en 1896, il vient s’installer le 22 juillet 1898 à Houdeng-Goegnies, rue de Mons n° 12, en qualité de marchand brasseur.

 

Il cessa ses activités en 1916 (Collège du 14 février) sans doute à cause de la guerre et il quitte Houdeng-Goegnies pour Braine-le-Comte en 1920. C’est à partir de cette date que Fernand Wasmes établit, dans les dépendances de la brasserie, un fabrique de savon.

 

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12/02/2007

Ruelle Ergot

Nous trouvons pour la première fois cette dénomination dans le procès-verbal d’une réunion du Collège le 23 novembre 1923.

 

Cette ruelle partant de la rue Léon Houtart aboutit au bas des contreforts du Canal du Centre. Elle rejoignait avant la construction du canal le sentier qui aboutissait à la rue du Croquet et il est fort possible qu’elle conduisait autrefois à la Fosse du Croquet qui fut en activité de 1970 à 1768.

 

A la fin du 19e siècle y habitaient Pierre Joseph Ergot (1810-1883) et Floribert Ergot (1811-1868) avec comme domicile « Coron La Haut », n° 32 et n° 34.

 

En 1981, suite aux fusions des communes, cette dénomination fut supprimée et les habitants sont repris sous le nom de « rue Léon Houtart » en raison de l’existence à Strépy-Bracquegnies d’une rue Victorien Ergot.

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Rue Léon Duray.

Le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, aussi dénommé « chemin de Houdeng-Goegnies à Familleureux », a été le chemin n° 4 depuis la chaussée Paul Houtart jusqu’à la limite de Houdeng-Aimeries dénommé en 1896 (Conseil du 30 décembre) « rue Léon Houtart », en hommage aux nombreux services que cette personne a rendu à la population au cours de sa carrière publique.

 

En 1966, pour rendre hommage à un autre bourgmestre qui pendant 25 ans présida avec dévouement aux destinées de la commune, l’Administration communale a décidé de donner à la section de la rue Léon Houtart, partant de la chaussée Paul Houtart à la place de Goegnies, le nom de « rue Léon Duray ».

 

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La rue Léon Duray au carrefour de la Chaussée. (CPA)

 

Cette rue était aussi appelée « La Brisée », terme forestier pour un raccourci ou une piste, repéré par des branchettes brisées par un gros animal en fuite ou un pisteur. Nous pouvons également en donner une autre interprétation qui serait celle d’un coude dans la trajectoire de la rue qui ferait penser qu’elle s’est brisée (la même désignation avait aussi été donnée à la rue du Trieu-à-Vallée).

 

A signaler également que c’est au n° 15 de cette rue que s’est installée le 9 février 1928 une salle de projection cinématographique comprenant 245 places et tenue par Haucotte Augustin, portant le nom de « Cinéma Casino ».

 

L’abbaye Saint-Denis possédait autrefois une métairie et une grange nommées « ferme et grange de la dîme » parce qu’on y enfermait le produit de cette contribution. Cette ferme se situait en face de la ruelle Debauque, dans une impasse, aujourd’hui disparue par la construction de nouveaux bâtiments.

 

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La rue Léon Duray et le Cinéma Casino. (CPA)

 

Avant d’accéder à la place de Goegnies, à gauche, se trouve une maison fort ancienne; sa façade constituait l'unique vestige d'architecture du XVIIè siècle de la région du Centre. Cette maison signalée par le plan Popp fut autrefois une auberge tenue par le sieur Théodore Drugmand (1815-1879) et était reprise dans le registre cadstral sous la section C n°400 et brisée n°1. Cette auberge a malheureusement été transformée et ne présente plus aucun intérêt.

Léon Duray.

 

Léon Duray est né le 24 février 1890 à Houdeng-Aimeries, rue du Trieu-à-Vallée. A l’âge de deux ans il vient habiter Houdeng-Goegnies. Il fréquente l’école communale jusqu’à l’âge de 12 ans pour prendre ensuite le chemin de l’usine.

 

De 1911 à 1914 il s’engage dans la garde civique et, le 1er mars 1913, il épouse Victorine Hobe à Mignault.

 

Du 16 novembre 1916 au 11 octobre 1917, il fut déporté en Allemagne. C’est à son retour de déportation qu’il fut gagné par les idées socialistes et qu’il entra dans le monde politique, d’abord en militant dans les rangs du syndicat des métallurgistes du Centre et ensuite en tant que conseiller communal, échevin, bourgmestre, conseiller provincial et sénateur.

 

Vers 1929, il connut des années de chômage et c’est alors qu’il reprit avec sa femme l’épicerie du Peuple (L’Avenir du Centre).

 

En 1939, il regagne les Ateliers Colinet et est promu au poste d’employé en 1949.

 

Durant la seconde guerre mondiale il fut très actif dans la résistance ; il faisait partie des « FIFIS » (Front National de l’Indépendance).

 

Durant toute sa vie Léon Duray a toujours lutté contre les injustice flagrantes et s’est montré un défenseur fervent de la classe ouvrière. Il a aussi été élu à plusieurs reprises sénateur de l’arrondissement électoral de Mons-Soignies.

 

Suite à une longue et pénible maladie, il s’est éteint le 11 juillet 1960 à l’âge de 70 ans. Le 10 septembre 1966, la commune de Houdeng-Goegnies lui a rendu un dernier hommage en inaugurant la rue qui porte désormais son nom.

 

(Extrait du travail de Michèle Marchal - 2ème candidature en journalisme et en communication).

17:45 Écrit par Petit Loup dans Rues D-E-F | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : auberge, cinema, ferme, biographie |  Facebook |

11/02/2007

Impasse Dupont.

L’impasse Dupont comporte de nombreuses habitations dans les jardins et, si l’on se tient aux recherches effectuées par M. Victor Delattre, ancien secrétaire communal, elle doit principalement son nom à un immeuble-magasin contigu. Le magasin est d’abord tenu par Nicolas Dupont, menuisier négociant, né à Houdeng-Aimeries le 10 avril 1858 et son épouse Elodie Hannecart, née à Houdeng-Goegnies le 19 novembre 1858, surnommée « Lodie du Gro ».

 

Le magasin fut ensuite dirigé par le fils Hector, voyageur de commerce, né à Houdeng-Goegnies le 30 mai 1898 et son épouse Rachelle Fassiau, née à Houdeng-Goegnies le 4 septembre 1898.

 

Il faut dire que ce nom est très répandu dans les environs et c’est en 1923 (Collège du 23 novembre) que nous avons trouvé pour la première fois cette dénomination.

 

Cette impasse se trouve à droite dans la rue du Cimetière, après l’impasse Marcoux.

20:45 Écrit par Petit Loup dans Rues D-E-F | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impasse, commerces |  Facebook |

Ruelle Aimé Dieu.

Le sentier n° 45 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, qui relie la Chaussée Paul Houtart à la rue Scailmont est repris officiellement comme « ruelle Aimé Dieu » à la fin du XIXe  siècle (Collège du 14 avril 1891).

 

Il est aussi désigné comme « ruelle Mastoque »(Collège du 23 novembre 1923) en raison d’un commerce d’objets ménagers installé à l’angle obtus de la ruelle et mis à l’enseigne « A l’dernière Mastoque ».

 

Plus près de nous, il fut aussi désigné comme « ruelle Cayphas » du nom du dentiste installé à proximité de la ruelle. En 1904, les propriétaires riverains introduisent une demande pour l’élargissement de la ruelle. Le Collège du 12 février, nous donne le compte-rendu de sa décision négative :

 

« Vu la demande d’habitants de la commune tendant à élargir le sentier reliant les rues Scailmont et de la Chaussée ;

 

Vu la longueur de ce sentier qui atteint à peine 50 mètres ;

 

Attendu que sa largeur est d’un mètre à peine seulement, qu’au point de vue de l’hygiène son élargissement serait de toute nécessité.

 

Vu les documents déposés par les propriétaires riverains faisant connaître à quelles conditions ils céderaient le terrain et les bâtisses nécessaires à l’élargissement ;

 

Attendu que l’ouverture d’une rue au lieu et place du sentier entraînerait une dépense de 16.000 à 17.000 francs ;

 

Attendu que si la rue était établie, il ne resterait pas à front de ses rives de terrain à bâtir ; que la dépense serait absolument improductive au point de vue des ressources que la commune serait en droit de retirer ;

 

Attendu que le détour que la création de cette rue éviterait aux charretiers serait de peu de longueur,159 mètres environ.

 

A l ’unanimité:

 

Décide qu’il n’y a pas lieu de décréter l’élargissement du sentier reliant les rues de Scailmont et de la Chaussée. »

 

Aimé Dieu.

 

Il est né à Wasmes le 29 juin 1875. A la fin du XIXe siècle, il exerçait la profession de boucher et était installé à côté de sa ruelle.

 

Il était administrateur de la Maison Libérale, membre du comité des fanfares, secrétaire actif de l’association. En 1902, il fut élu Sous-Lieutenant à la garde civique non active. Il s’était créé parmi les libéraux et parmi la population de solides amitiés grâce à son caractère serviable. Il est décédé à Houdeng-Goegnies le 3 février 1940.

 

Cette chronique serait incomplète si nous omettions de parler de son fils Marcel dit Hem Day (30 mai 1902 - 14 août 1969) qui est parti à Bruxelles en 1926 tenir une librairie. D’où lui vient son sobriquet de « Hem Day », tout simplement ses initiales : « M » (Hem) « D » (Day).

 

Très tôt, il fut marqué par un anticonformisme. Il devint végétarien alors que son père était boucher. Mais là n’est pas ce qui lui valu d’être cité dans la presse et d’être considéré comme un précurseur de « l’objection de conscience »

 

Marcel Dieu et Léo Campion, en 1933, défrayaient la chronique judiciaire. Tous deux anarchistes et franc-maçons refusent de répondre à un ordre de rejoindre l’armée et renvoient leur livret militaire au Ministre de la Défense Nationale. Il comparaissent devant le Conseil du guerre du Brabant

 

Reconnus coupables de désertion, ils sont condamnés mais, sous la pression de l’opinion publique, ils sont bientôt libérés et renvoyés de l’armée (Le Peuple du mardi 19 juillet 1983).

19:30 Écrit par Petit Loup dans Rues D-E-F | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ruelle, document, biographie |  Facebook |