08/02/2007

Ruelle du Culot.

Dans l’angle de la rue du Culot (ancienne place Saint-Antoine) s’ouvre une ruelle plutôt délaissée par les habitants à l’heure actuelle. Les petites maisons qui existent encore dans cette ruelle sont reprises administrativement avec la rue Scailmont.

 

Elle permettait un léger raccourci pour rejoindre la rue Scailmont en face de la rue Grévisse (ancienne rue Joseph Wauters).

 

Aujourd’hui elle est appelée « ruelle du Culot » mais on lui donna aussi le nom de « ruelle Bertaux » puisqu’elle aboutit au flanc de l’ancienne brasserie de ce nom. Une petite fonderie située au début de la ruelle la fit dénommer à un certain moment « ruelle Pary » ou « ruelle Capia ».

 

Autrefois elle fut aussi appelée « ruelle Wauquez » dont nous n’avons pu retrouver l’origine et aussi « ruelle Ussmé » (Ursmer), prénom d’un ancien Goegnérois qui, avant l’installation du réseau d’eau potable, connaissait une certaine notoriété en raison de sa profession de marchand d’eau. Il approvisionnait en eau de source les habitants qui n’avaient pas de puits ni de citerne.

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07/02/2007

Rue du Culot.

A la fois sentier n° 47 et chemin n° 14 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, nous trouvons Le Culot cité en 1776 comme lieu-dit.

 

En 1883, Le Culot est repris comme ruelle et en 1888 (Conseil du 21 avril), le nom de rue lui est définitivement attribué.

 

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Le Café de la Fontaine en 1994: aujourd'hui disparu, il a fait place à une banque (Photo F.D.)

Cette rue part de la « place de Goegnies » en deux petites rues qui se rejoignent pour former une seule rue. Elles ceinturent un groupe de maisons qui était jusqu’en 1890 la très importante Ferme Haye frères et soeurs dont les bâtiments et dépendances avaient des accès un peu tout autour.

 

En 1919 (Conseil du 9 mai), le Conseil communal décide à l’unanimité que la partie du chemin comprise entre la rue Léon Houtart en face du café des Arcades, aujourd’hui disparu, et la rue du Culot s’appellera désormais « rue de la Fontaine ». Ce nom tombera bientôt dans l’oubli et le nom de Culot sera attribué à toute la rue.

 

La rue forme ensuite une courbe avant d’aboutir à la rue Scailmont. Un plan de 1866 (Archives communales 4.1.5.(1)) nous signale que la rue, plus large à cette courbe, était dénommée « place Saint-Antoine ». C’est là que se situait l’ancienne ferme Fievet, d’abord tenue par Ferdinand (né en 1819) et à sa mort, par son fils Emile (1847-1903). En 1904, c’est Clément Maetens qui reprend la ferme jusqu’en 1916 pour être remplacé par Albert Pomat, marchand de légumes et ensuite c’est son fils Désiré qui reprend le commerce.

 

La rue est d’abord dénommée « ruelle à Soques » à cause des souches d’arbres qui encombraient son tracé. Avant de devenir une rue, une grande partie du sentier était marécageuse et formait un fond là ou passait le Rieu Baron venant de la rue Dardry.

 

Le nom de Culot désigne tout simplement le fond de la vallée.

 

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Le Café de la Fontaine au début du XXe siècle. (CPA)

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Rue du Croquet.

Le Croquet est certainement une des rues les plus anciennes de la localité. Il voisinait autrefois avec le château féodal, et dans les premiers temps de l’exploitation de la houille un bureau de vente y avait été établi.

 

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La rue du Croquet en 1996: vue vers la rue de la Jobrette
(Photo F.D.)

Il y eut d’abord la Fosse du Croquet, creusée vers 1750 sur les rives du Rieu Baron, et ensuite la fosse Sainte-Barbe qui fonctionna de 1801 à 1883.

 

En 1815 le Conseil municipal de Goegnies Houdeng, en sa réunion du 24 novembre, le désigne comme « Chemin du Croquet ».

 

En 1845, l’Atlas des Chemins Vicinaux le désigne comme chemins n° 2 et lui donne le nom de « Chemin de Mons à Nivelles ». D’anciennes notations disent qu’il aurait été nommé autrefois « Le Cambry » en raison de sa courbe (cambrure) et le nom actuel en serait plus ou moins l’équivalant. Cambry est un mot d’origine purement celtique et signifie une courbe prononcée. Autrefois, la rive gauche du Rieu Baron présentait une forme arrondie ce qui explique l’origine de cette dénomination. Le Rieu Baron est voûté depuis 1901 et son cours en a été totalement modifié par la construction du Canal du Centre.

 

Par la construction de ce canal, vers 1901, la rue du Croquet fut agrandie par la portion de la rue de la Salle, coupée par le canal, et qui fut de ce fait dirigée vers le Pont du Croquet.

 

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Le pont du Croquet sur le canal du Centre en 1910 (CPA)

Mais la rue n’a pas que ces particularités. C’est au Croquet que le premier directeur des Charbonnages du Bois-du-Luc vient habiter et c’est au Coron Bourg (nom du directeur) qu’il construisit sa maison.

 

D’autre part, c’est au Croquet que ce même charbonnage construisit ses premières maisons, moins que modestes, destinées à loger ses ouvriers et s’assurer ainsi une main d’œuvre qui serait liée à la société. François Bourg habita jusqu’en 1844 le coron de son nom, qui était formé de huit maisons dont quatre ont appartenu à ce directeur.

 

Et comme dernière particularité, signalons qu’en mai 1940 des avions anglais, pourchassés par les Allemands, déchargèrent leurs bombes et leurs torpilles pour échapper à leurs poursuivants. Les engins destructeurs tombèrent sur la majorité des maisons du Corons Bourg ainsi que sur quelques maisons de l’autre côté de la rue, sans faire de victimes heureusement.

 

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Rue des Couvreux.

Ces sentiers n° 27 et 28 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, qui relient la rue du Stade à la rue du Bois des Raves, étaient appelés en 1905 « Sentier du Couvreur » (Collège du 30 avril ).

 

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La maison du couvreur en 1995, après sa rénovation (Photo F.D.)

En 1919 (Collège du 25 mai ), nous trouvons ces sentiers sous l’appellation de « rue des Champs », dans le début de sa trajectoire.

 

Mais les fusions des communes amènent les autorités communales à lui donner le nom de « rue des Couvreux » en 1982. Pourquoi cette forme au pluriel alors qu’il était plus normal de lui redonner son ancienne dénomination ?

 

François Joseph Lengrand, dit Couvreur (1853-1900), exerçant la profession de couvreur, chaudronnier et cabaretier, habitait la maison sise rue Bois des Raves, près du chemin de fer de Houdeng à Soignies, à proximité du pont enjambant la voie ferrée. Ce pont fut tout naturellement appelé « Pont du Couvreû » et le sobriquet de François Lengrand fut également donné à ce sentier qui aboutissait au flanc de son habitation.

18:45 Écrit par Petit Loup dans Rues A-B-C | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sentier, pont, toponymie |  Facebook |

06/02/2007

Rue de la Couturelle.

Le nom de « Couturelle » remonte aux temps féodaux lorsque les terrains appartenant aux Hospices de Gozée étaient tenus par les religieux d’Aulne.

 

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La rue de la Couturelle en 1995 (Photo F.D.)

Les espaces vides entre la rue de la Couturelle et la ferme de la Basse Louvière étaient cultivés. Le nom donné fut d’abord « Coulture », ancienne forme de « Culture ». Il devint ensuite Couture et comme cette couture était de proportion réduite on lui donne le nom de Couturelle.

 

Cette interprétation est d’autant plus vraisemblable qu’à côté se trouvait le Trieu, c’est-à-dire les prés communaux où chacun avait le droit de faire paître son bétail. 


Repris comme chemin n° 1 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, nous le trouvons déjà cité, en 1849 (Conseil du 10 juillet : « Chemin dit de la Couturelle »).

 

En 1888 (Conseil 21 avril), il est dénommé « rue de la Couturelle » en partant de la place du Trieu jusqu’à la chaussée Paul Houtart.

 

En 1905, suite à la construction de la rue des Ecoles actuellement « rue du Rieu Baron », la rue de la Couturelle se terminera à hauteur de la rue des Abonnés, ancienne rue Ferrer.

20:30 Écrit par Petit Loup dans Rues A-B-C | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, toponymie |  Facebook |

Rue de la Corderie.

Partant de la Chaussée Paul Houtart en face de la rue de la Ronce pour aboutir au carrefour de la rue de la Poste, de la rue des Clercs et de la rue du Pensionnat, cette rue mitoyenne aux deux communes de Houdeng a soulevé bien des litiges et des tracasseries administratives au cours des ans.

 

L’Atlas des Chemins Vicinaux reprend cette rue comme chemin n° 5 pour Goegnies et Aimeries la désigne comme sentier n° 38.

 

Une lettre du 16 mars 1880 (Archives communales 4.1.5.(41) de Houdeng-Aimeries) désigne ce sentier mitoyen sous l’appellation de « sentier dit de Saint-Pierre » en se référant à un pré Saint-Pierre situé sur Aimeries et ayant appartenu à l’Abbaye d’Aulne.

 

En 1885 (Collège du 11 août), l’appellation de « ruelle dite du Cordier » lui est donnée à Houdeng-Goegnies et en 1890 (Collège du 4 février) ce sera le nom de « chemin dit de la Corderie » qui lui sera attribué.

 

Ce n’est qu’en 1892 (Collège du 6 octobre) que ce sentier est repris en tant que « rue de la Corderie ».

 

En 1939 (Collège du 27 janvier), comme dans beaucoup d’autres communes, la rue de la Corderie devient « rue Emile Vandervelde » et en 1982, suite aux fusions des communes son ancienne dénomination lui est restituée en souvenir de la corderie Dugauquier aujourd’hui disparue. En activité depuis 1774, la corderie a connu une grande prospérité, surtout durant la grande révolution charbonnière, sa spécialité étant la fabrique des câbles de mines.

 

Emile Vandervelde.

 

Homme politique belge né à Bruxelles en 1866 et y décédé en 1938. Membre du parti ouvrier belge depuis 1886, Vandervelde conduisit les luttes pour le suffrage universel (1893) et devint député de Charleroi (1894).

 

Conservant l’esprit critique à l’égard du marxisme et, sur certains points, proche de Jaurès, il croit aux bienfaits de la législation sociale, aux coopératives et au crédit mutuel.

 

A partir de 1900, il préside aux destinées de la IIIe Internationale et joue un rôle de premier plan dans le mouvement ouvrier européen. Pourtant, en août 1914, il contribue à sa déroute en acceptant un portefeuille dans le cabinet d’union nationale.

 

En 1919, il participe à la convocation du Congrès de Berne qui se montre impuissant à résoudre les contradictions internes du mouvement socialiste.

 

Ministre de la Justice (1919-1921), puis chargé des Affaires étrangères (1925-1927), il signe, au nom de la Belgique, les accords de Locarno. Il participera encore à deux cabinets entre 1935 et 1937.

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Rue Armand Colinet.

Le chemin n° 7 de l’Atlas des Chemins Vicinaux a une histoire assez tourmentée.

 

En 1888 (Conseil du 21 avril), la section du chemin n° 3 (rue du Cimetière) jusqu’à la rue de la Chaudronnerie est dénommée « rue du Moulin ». Se situait dans cette rue un moulin à vent qui était la propriété de Léopold Ramery.

 

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La rue Armand Colinet en 1993 (Photo F.D.)

 

En 1939 (Collège du 27 janvier), l’Administration communale donne le nom de « rue Armand Colinet » à la partie entre la rue André Renard et la rue de la Chaudronnerie.

 

Depuis 1982, suite aux fusions des communes la rue Armand Colinet part de la rue Alfred Schelfaut jusqu’au carrefour des rues André Renard et de la Maladrée.

 

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Armand Colinet.

 

Armand Colinet est né à Ligne le 19 juillet 1887. Associé à son frère François il construisit ses nouveaux ateliers en 1928. Ces ateliers se sont spécialisés dans le montage des marteaux-pics pneumatiques (La Croix) que toutes les houillères mirent en service.

 

Figure 12: Armand Colinet en 1939.

Conseiller communal, grand philanthrope, estimé par tous ses ouvriers, il est décédé dans un accident de chemin de fer le 20 avril 1939 à Amiens.

 

Ci-contre, sa photo en 1939.

 

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La rue Armand Colinet (Photo F.D.)

18:30 Écrit par Petit Loup dans Rues A-B-C | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : biographie, moulin |  Facebook |