26/06/2009

Les travaux dans la région du Centre.

"Journal de Charleroi" "Ed. du Centre" -Mardi 20 octobre 1936. 

Actuellement, de grands travaux de voierie sont en cours dans la région du Centre et sont déjà commencés à Haine-Saint-Paul et à Houdeng-Goegnies; 

A Haine-Saint-Paul, depuis plusieurs jours, de nombreuses équipes d'ouvriers travaillent à la modernisation de la Chaussée de Mariemont. 

Disons tout d'abord que l'emplacement des rails va être totalement modifié et que dorénavant les voies se trouveront au centre de la chaussée. 

Ces mêmes travaux seront exécutés sur tout le tronçon qui va du Pont-Brogniez au Drapeau Blanc. De cette façon, les voies vicinales se trouveront désormais au milieu de la route qui de chaque côté sera dotée d'un pavage. 

Les mêmes travaux se poursuivent à la Chaussée, à Houdeng-Goegnies. Là,, il est notamment prévu l'installation d'une voie cyclable qui vers La Louvière, serait placée à droite. 

Comme à Haine-Saint-Paul (Pont-Brogniez), les voies du tram tiendront désormais le milieu de la chaussée.

Au virage des tramways vers Houdeng-Aimeries, Bracquegnies et Maurage, un nouvel aiguillage sera installé et les rails seront placés dorénavant sur la droite en venant de La Louvière. 

Le pavage de la chaussée se fera en mosaïque. Dans la direction de Roeulx les travaux avancent avec rapidité.

 

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25/06/2009

Grand Place

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24/06/2009

Deux maisons incendiées à Houdeng-Goegnies

"Journal de Charleroi" "Centre" - Vendredi 28 août 1936.

Mercredi soir, vers 19h. 30, un incendie a brusquement éclaté rue du Croquet, où sont, précédées d'une avant-cour et un peu à l'écart des autres immeubles, deux maisons ouvrières qui portent les numéros 74 et 76. 

La première était habitée par M. Fernand Thomas, ouvrier mineur et sa famille, composée de six enfants; la seconde par M". Georges Hayette, ouvrier pensionné. 

Une des fillettes de M. Thomas qui jouait dans la cour de l'habitation, aperçut soudain des flammes s'échappant de la cheminée, au faîte du pignon de l'habitation. 

Immédiatement la fillette donna l'alarme. Les voisins se précipitèrent aux premiers appels de l'enfant. Mme Thomas qui venait de ramener un mouton des champs, monta immédiatement à l'étage, mais déjà celui-ci n'était plus qu'un brasier ardent. 

Mme Thomas faillit, du reste, être brûlée, en tentant de sauver quelques objets. 

Bientôt, le feu gagnant en intensité, se communiqua à l'habitation de M. G. Hayette. 

Tous les voisins, avec un courage des plus louables, s'employèrent de leur mieux à sauver le mobilier. Ils multiplièrent leurs efforts pour enrayer la marche de l'élément destructeur. 

Entretemps les pompiers de Houdeng étaient arrivés sur les lieux, mais ce ne fut qu'après trois heures d'efforts que pompiers et sauveteurs parvinrent à se rendre maîtres de l'incendie. 

Les deux immeubles ont subi de très sérieux dégâts. Les toitures et les plafonds se sont effondrés. 

On estime le préjudice à plus de 20.000 francs; l'habitation de M. G. Hayette n'est pas assurée. 

On croit que l'incendie est dû à un feu de cheminée. 

M. Dufrasne, commissaire de police a procédé à l'enquête.

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23/06/2009

La Maison Libérale en 1919

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22/06/2009

Dans les grands bois des deux Houdeng.

"Indépendance" - Vendredi 9 avril 1965. 

Les fameuses promenades séculaires. 

En son temps, nous avons signalé que les quelques habitués de la promenade dévote du 25 mars à la chapelle, avaient du surmonter d'énormes difficultés pour atteindre la clairière centrale: certains ont du se dévoyer pour y arriver par le carrefour dit du "Blanc Pain", d'autres se sont embourbés en voulant traverser le vallon au fond duquel coule le Thiriau-du-Sart, ruisselet-limite qui mettait les boues sur Goegnies et montre la chapelle sur Houdeng-Aimeries. 

Samedi et dimanche, d'accord! 

La saison favorable a fait éclore les fameux "Godets", les jonquilles populaires, un peu prématurément; ces fleurs tant évoquées dans le folklore, indifférentes aux ravages du déboisement des hommes et de leurs machines, fleurissent pêle-mi-pêle-mêle sur la glaise brune, dénudée; c'est vraiment très beau, parce qu'inattendu; mais ces entêtés y restent pratiquement inaccessibles au milieu des plaques glaiseuses, molles, glissantes. 

Promeneurs qui depuis des siècles et de tous les environs, venez au bois dès le printemps, n'y allez pas un autre jour que le samedi ou le dimanche: les autres jours, des engins cyclopéens y règnent, des dizaines de camions y sévissent; ils malaxent des boues argileuses, en tapissant sentes et abords, ou bien ils font rouler des nuages de poussière fine, noire, insinuante. 

Et 'encore, les samedi et dimanche, ne vous aventurez pas en souliers clairs et légers, en "talons-aiguilles", en toilettes délicates: des passages sont difficiles, embroussaillés, empoussiérés, caillouteux. 

Pour accéder, comme il est de règle séculaire, au rond point central, les sentes classiques subsistent; quoique par le chemin du "Bois des Raves" (feu la Villa des Oiseaux, le Château Nicaise, la Baraque Irma), vous atteindrez difficilement la chapelle. 

Par la sente au départ du milieu du Trieu-à-Vallée, l'accès reste quasi normal; en atteignant à mi-bords l'énorme percée prévue pour la division de l'autoroute (en autoroute de Wallonie et autoroute de Bruxelles), le déboisement à ciel ouvert surprend le promeneur, et offre une vue inhabituelle, encore que poétique, sur les bâtiments blancs et sur la chapelle rouge, à travers quelques arbustes encore peu feuillus. 

Par l'accès carrossable partant du carrefour du Blanc-Pain, des dizaines d'automobiles gagnent aisément le rond-point (et y mettent des notes colorées imprévues); encore faut-il circuler "à vue" car le chemin, qui est en droit une allée privée, n'a rien de l'autoroute qui va y être parallèle, et conduira vers d'autres buts qu'une chapelle sylvestre. 

Le Pont du Trieu-à-Vallée. 

On a déjà beaucoup discuté quant au sort de ce pont que-' les Vicinaux ont trouvé moyen, ridiculement de nommer "Pont de l'Etat" (Etat quoi?), et que les populations continuent à signaler comme "el pont Brin d'tchin" (il faudra un jour en donner la raison). 

Lors des premiers projets, il restait; lors des seconds projets, il devait disparaître, et les voisins sont vite allés le photographier; puis il a été décidé de le laisser subsister: le chemin de fer désaffecté devait reprendre vie pour être affecté au parc industriel au long de l'autoroute vers l'Aulnois d'Houdeng-Aimeries et le Lièvre Courant. 

Maintenant on réannonce sa démolition; quoi qu'il en soit son franchissement, actuellement, requiert une grande prudence; il est étroit, il est "cron" et à quelques cinquante mètres de là, des camions de 20-30 tonnes traversent continuellement le chemin en trombe les jours ouvrables. 

Pour le futur: signalons que la route qui y passe, menant vers les Ecaussinnes et Braine, sera dévié par le chemin du Sart (communément le chemin du Sourd, qui conduisait à ce qui fut la ferme du Sourd Meuter, disparue, annihilée,...) lequel chemin sera élargi et aménagé dans sa partie supérieure, puis tournera pour passer sous les remblais de l'autoroute, puis gagner, provisoirement le Pain-Blanc, pluà tard d'autres trajets. 

Un nouveau viol de frontière. 

Qui ne créera pas de Corée ou ... d'autres conflits. 

Nous avons signalé qu'au bas de ce chemin dit du Sourd, le Thiriau-du-Sart, ici malmené partout, coule dans un nouveau lit; or cette rivelette marque la limite administrative entre les communes d'Houdeng-Goegnies et d'Houdeng-Aimeries, qui est donc maintenant sans repère ! 

Et au coeur des bois ? Là aussi le Thiriau-du-Sart trace la limite: mettant le début du bois sur Goegnies, et au-delà de son cours, plaçant la clairière et la chapelle ancestrale sur Houdeng-Aimeries. Or, là aussi le ruisseau a été violenté, et va l'être davantage encore, bousculant les repères de la limite séparative communale ! Cela, bien sûr, n'a qu'une importance toute relative ...que les premiers, les Godets, ignorent, dédaignent. 

Les grands bois commencent à recevoir des promeneurs par centaines, car en plus du temps favorable, il y a l'attrait des chantiers, et l'on voit autant de curieux scrutant les directions, les niveaux, que de dévots allant à la chapelle, et presque autant que les cueilleurs de jonquilles. Des curieux ? Cela se comprend: des sites inchangés depuis au plus tard les années 1600-1700, sont maintenant bouleversés par des percées, des remblais, des creusements gigantesques; et l'antique chapelle hasardeusement à l'écart des prochains trafics internationaux y gagnera sans doute une nouvelle notoriété, ainsi que ses jonquilles, avec leurs rabelaisiennes évocations. 

Que les amateurs de silence, de calme, de sous-bois, que les poètes amateurs de fleurs, de chants d'oiseaux se rassurent: au-delà de la chapelle s'étendent encore, - certes un tout petit peu plus loin, - des hectares de bois intacts; qui se prolongent jusqu'à ce château authentiquement féodal des derniers seigneurs d'Houdeng (les Marquis de Wavrin-Villers-au-Tertre) devenu en fait château des barons Boël, et jusqu'aux limites du Roeulx, de Mignault, de Famlleureux, tous ces refuges bucoliques restant à l'écart des bouleversements des hommes modernes. 

Le Bédouin.

 

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21/06/2009

La nouvelle église St-Géry

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20/06/2009

En suivant le Thiriau du Luc et le Thiriau du Sart.

"Indépendance" - Jeudi 17 juin 1948.

Nombre de grandes villes se sont érigées au confluent propice de deux cours d'eau, et Namur, Liège, Gand, Termonde, sont nées de cette facilité naturelle. 

Nos Houdinois, ceux de la coquette commune goegnéroise comme ceux du vieil Houdeng savent-ils bien que les deux communes jumelles, elles aussi se blotissent dans l'aisselle confortable d'un confluent, certes un peu plus modeste ? 

Communes jumelles, elles sont de quasi partout entourées par deux ruisseaux, eux aussi jumeaux, mais que raisonnablement l'on peut croire non parents (ou illustration des deux théories récentes sur la gémination?): le brun, le ténébreux Thiriau-du-Luc d'une part, et le blond, le clair Thiriau-du-Sart, qui ne vont mêler leurs eaux qu'à la sortie d'Houdeng, à l'entrée de Bracquegnies. 

Avec le brun-noir domestiqué. 

A peine sorti au jour, venant des confins Sud-Ouest de La Croyère, le Thiriau-du-Luc disparaît sous les massifs de l'industrie, puis, vicié dès son- jeune âge, domestiqué, violenté, il est astreint, au prix de sa liberté, à suivre un lit artificiel, laissant sa vallée au canal souverain. Les eaux déjà chargées, polluées, la rivière tente une esquive, mais son échappatoire vers la Barette, marquant de ci de là les limites territoriales louviéro-houdinoises, triviéroises, ne peut que le fourvoyer dans des chantiers de charbonnages, cours à bois, etc., pour s'y plomber davantage. Quand surgissant tout souillé au pied en quinconce de son Bois-du-Luc, entre deux mornes terrils, il a abandonné toute fantaisie, roulant des eaux lourdes, épaisses qui se surchargent encore de sous-produits industriels. Puis, morne, jaunâtre aujourd'hui, goudronneux demain, il va border l'ancien Marais, ingurgiter les mélanges du collecteur qu'est le Rieu Baron médian, puis, se cachant sous une douzaine de ponceaux dans les jardins entre le Stokou et le terril Garabon, il finit par plonger à gros bouillonnements sous le canal inférieur, dans un siphon boueux, décantant une lie charbonneuse surabondante. 

Avec le gamin des bois et des champs.

Surgissant du sol par ci par là entre les bois,  le frère jumeau, dit du Sart, se manifeste indépendant et sauvage dans le calme sylvestre des bois d'Houdeng; folâtrant, il promène avec fantaisie la limite territoriale des communes aoeurs, laissant sur Aimeries, la chapelle Notre-Dame et son carrefour pittoresque, isolant le hameau du Blanc Pain, bordant le bois moyennâgeux de l'Aulnois, attribuant l'historique Pigeonnier du seigneurial château du Sart à la commune de Goegnies, se payant un pont transcendant à la Chaussée. 

Continuant ses fantaisies, il conduit ses eaux claires dans le poétique étang faussement appelé du Moulin Collet, saute la roue à aubes du moulin Forges, muse dans l'antique bois de Bignault, furette au pied de la butte de Génival pour, lassé de ses baguenauderies, se plier avec désinvolture aux puissances qui érigèrent l'ascenseur n° 3 et filer, toujours propret et léger, le long du canal du bas. 

Confluent de deux mondes. 

Voici donc, émergeant des borborygmes du siphon fangeux, le frère noirâtre, et accourant prestement, l'âme et l'onde claire, le gamin champêtre: au confluent s'accomplit un mélange spectaculaire, avec des feintes, des glissades, un brassage silencieux, intime, mais souverain, avec des alternatives de prédominance, mais qui finit par laisser aux ténèbres une victoire sans appel. 

Le poète d'hier rêve, accoudé à cette barrière justement nommée garde-fou, rêve des reflets purs que la rive champêtre a capté dans son cours bucolique; le poète d'aujourd'hui pense aux travaux de titans qui ont plombé cette eau complexe qui sort du mystérieux siphon sous ses pieds. 

Et c'est dans l'embrassade fraternelle de ces rivières, jumelles que nos Houdeng ont étalé, étage leurs habitations et leurs industries en une typique synthèse du Centre: usines et simple nature. 

Le Bédouin.

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