24/07/2009

Marchand de noir malchanceux.

"Indépendance" -Mardi 29 décembre 1964. 

Une belle histoire wallonne. Marchand de Noir malchanceux. 

En dépit des d'une fausse inimitié de clocher, que certains se plaisent à aviver, il existe bien des choses qui se mélangent, entre La Louvière et Goegnies: qu'une petite rivière baigne et sépare, une rivelette aussi discrète que bourrée d'histoire, et dont d'ailleurs La Louvière a donné le nom à une de ses rues: le Thiriau-du-Luc 

Nous allons conter ici quelques faits datant de la fin du siècle passé, et qui perdraient toute leur saveur si, on ne les contait pas allant de La Louvière à Goegnies et vice-versa. 

PREMIER VOLET: A LA LOUVIERE. 

Et même si bien à La Louvière que nous démarquons la page 506 de cet ouvrage du à MM. Mengal, Marcel Huwé et Fd Liénaux comme illustrateur - ouvrage précieux, peut-être inégal ? au dire de certains parmi lesquels ceux qui n'ont rien fait de réel ? 

Quoi qu'il en soit voici ce que notre ami Huwé a repêché pour son La Louvière pittoresque: 

Lorsque la rue du Parc fut tracée, l'on s'inquiéta - tout naturellement - d'y voir des immeubles s'y bâtir. 

Afin de donner l'impulsion nécessaire, l'on eut recours à un procédé original... 

On construisit une maison (le n° 16) - d'une valeur de quatre mille francs - qui devint le lot unique d'une grande tombola. 

Les billets de cette tombola originale pour l'époque, furent vendus au prix d'un "GROS SOU". 

L'heureux gagnant n'ayant acquis qu'un seul billet, il allait de soi que cette maison devint "EL MAISON D'IN GROS SOU"! 

Cette tombola connut un succès considérable... 

Une petite curiosité (de non Louviérois) nous poussant, nous avons risqué d'aller aux recherches, modestement. Et nous avons pu, si non identifier "LA" maison (les numéros n'ont-ils pas changé?), du moins de savoir que l'architecte en fut M. Selvais (que la perte malheureuse d'un avant-bras n'avait nullement diminué; et que ce nom, toujours bien porté, connut d'autres grandes notoriétés, notamment en raison d'un mandat d'échevin de travaux à La Louvière, d'expertises, de projets notamment d'une certaine Maison du Peuple), et aussi d'une toute première villa vers le hameau dit "l'Bouli", etc.. 

DEUXIEME VOLET: PASSONS A HOUDENG-GOEGNIES.

Si le signalement de "Maison d'in gros sou" n'a pas gardé de notoriété en la ville de La Louvière, Capitale du Centre, le Goegnies, le modeste petit village reculé de Goegnies, a eu grand soin de garder, lui, une appellation folklorique: la Ruelle du marchand de noir, non seulement perpétuée par ses habitants, mais même officialisée. 

Cette ruelle discrète, partant de la Chaussée Paul Houtart, là où elle mérita le surnom de "longueville", recelait une seule habitation a la fin du siècle passé, et une "usine" toute spéciale, unique, avec une grosse-grosse cheminée, toutes les deux occupées par le sieur DELATTRE Fernand-Arthur-Vital, né en Goegnies en 1870, y décédé en 1944, époux d'Angèle Bertrand. 

FABRICANT, MARCHAND DE NOIR. 

De NOIR ? Exactement de noir animal, résultant de calcination d'os; livré après pulvérisations, comme "noir d'Anvers" disaient certains, noir spécial employé dans certaines fonderies d'art, verreries d'art, etc. produit pareil à ce noir "animal" employé au blanchissement du sucre, proche parent de nombreux autres "noirs" aux propriétés, aux usages très variés. 

Cette spécialité qui paraît bien dépassée aujourd'hui, et la haute qualité du produit, valurent des notoriétés flatteuses à ce MARCHAND DE NOIR, en fait monopolisé, connu chez de nombreux industriels, môme lointains: une firme allemande lui écrivait encore en 1945-46! 

II se conçoit donc que "sa ruelle" passe au rang des endroits bien réputés; elle monta plus officiellement encore parmi les lieux repérés lors de rapports établis à la suite d'un meurtre perpétré au très voisin "salon Damien" renommé autrefois pour ses "grandes violes" et ses bagarres de "maniqueûs". 

Précisons encore que cette voie n'était carrossable que pour l'intéressé, grâce à une charrette faite sur mesure, et aussi à un cheval intelligent: le cheval BLANC du Marchand de NOIR. 

Et aussi qu'en cette spécialité Fernand Delattre continuait les activités de feu son père Vital Laurent Delattre (époux d'une Mardjo Monoyer), déjà noté comme "marchand", lui-même né à Houdeng-Aimeries mais d'un cultivateur: Alexandre-Auguste Delattre, et d'une Hisbord. 

CLAQUONS LES DEUX VOLETS ENSEMBLE. 

S'il advint que parfois le cheval blanc du Marchand de Noir, au temps d'une circulation des plus réduite, rentra seul par la ruelle, s'offrant au déshabillage, au déharnachement par sa patronne, c'est que le conducteur, au retour de ses dépôts de marchandises aux gares, s'attardait à boire une "potée" par-ci, une par là, histoire de... décalaminer sa gorge séchée par les calcinations... 

Or, un certain jour, pas un BEAU jour, Fernand faisait halte, tout démuni, au débit tenu par Jean Bonjean, au coin de la rue Léopold II: il lui manquait le prix d'une "potée" ultime. Et il lui vint une idée, gaiement exprimée: celui qui me paie ma dernière "potée" je le paie en lui donnant "mon" billet de tombola: l'amateur se trouvait à portée, qui racheta le billet d' "IN GROS SOU" avec lequel "IL GAGNA" la maison louviéroise 

MORALITE ? MORALITE ? 

Le Marchand de Noir apprit vite sa... noire malchance, et la chance de son commensal, et ses proches aussi. Qui pensèrent bien que cela changerait les choses, que Fernand "sign'roû pou l' "tempérance": que non, il tenta de... noyer son chagrin, de temps en temps... 

Puisque nous avons parlé architecte, complétons: le charpentier qui construisit toiture et accessoires, vers 1898 nous dit-il, de cette maison louviéroise "pilote" c'était encore un goegnérois toujours présent: M. Josse Dubois, le frère d'Hector Dubois, deux frères qui formèrent ensuite la firme Dubois Frères; cet octogénaire (né en 1876) nous en rappela quelques détails: c'était près du Marichau Bayet, plus ou moins derrière ce qui est la firme Pernet, et il pense bien se souvenir qu'à cette époque, c'était encore le tram à vapeur qui passait tout près. 

NOS RUES ET LEURS SOUVENIRS CONCRETS. 

La nomenclature de nos rues, quand on veut bien la conserver, constitue ainsi un répertoire de tant d'activités typiques de nos pères, témoignages de leurs initiatives. Parmi tant d'autres: Haine-Saint-Pierre et Paul s'y souviennent de leurs meuniers d'autrefois, Bracquegnies d'une Sucrerie (et fabrique de noir y incluse); Bellecourt évoque des Sabotiers, Goegnies encore d'autre noms, certains toutefois plus récents et plus conventionnels. Certains noms ne sont pas loin de constituer des mystères pour quelques habitants, comme ces rues de la Triperie, filature de tripe-étoffe, comme ce Marché-au-Filet au Roeulx, comme ces Billetiers à Maurage... Bien sûr, authentiques rappels ou appellations conventionnelles, cela vaut mieux que des rues du cimetière ou de l'industrie, abstraite; et les Goegnérois ont mille belles raisons de maintenir ce souvenir unique: la ruelle du MARCHAND DE NOIR. 

El Bec-Bos.

 

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23/07/2009

Château defevrimont

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22/07/2009

Le double autoroute aux Houdeng.

"Indépendance" - Vendredi 13 novembre 1964.

  A travers champs et bois, monts et vallées. 

Le chantier spectaculaire centré sur la chaussée Houdeng - Le Roeulx aux abords du lieudit "Le Lièvre courant", n'apparaît pas changer de beaucoup en ces jours-ci, du moins aux yeux des non avertis. 

Cependant les divers aménagements, certains souterrains (conduites de transport de gaz à longue distance, égouttage, câbles,...) s'y achèvent; et des bouleversements gigantesques ont modifié les horizons de part et d'autre: vers les campagnes de Bracquegnies-Haut, et dans le Bois de l'Aulnois sur Houdeng-Aimeries. 

Vers Bracquegnies, ce qui était "le pré à l'flâche", paradoxalement en culminance parce que gardé humide par un sous-sol d'argiles plastiques, a disparu, ainsi que son arbre isolé; sur ces larges espaces qui formaient des emblavures fertiles, des routes provisoires sont tracées pour le charroi de service, et de leur butte qui serait réduite, on distingue aisément la large coulée de l'autoroute vers Thieu et ville-sur-Haine, franchissant les ponts,-et offrant sa large voirie pour les derniers revêtements.

DERRIERE LE CIMETIERE D'HOUDENG-AIMERIES. 

Vers le nord-est, la tranquillité proverbiale des nécropoles est magistralement troublée par les bulldozers et les camions qui parcourent les espaces qu'exige l'assiette de l'autoroute, et sur lesquels se dressaient encore naguère les dizaines d'arbres majeurs. 

A la sortie du Bois de l'Aulnois, une sorte de drame cadastro-administratif se joue. En effet la rivelette bien connue du Thiriau-du-Sart y fait de tout temps la limite entre Houdeng-Aimeries et Goegnies, et son petit pont, au bas du chemin du Sart (dit du... Sourd), le Pont des Charbonniers est lui-même mitoyen, or les derniers plans acceptés en haut lieu prévoient que cette rivelette sera poussée hors de son lit séculaire; son cours sera reporté à quelque cent mètres sur le territoire goegnérois, pour pouvoir réaliser, sous les hauts remblais (10 à 12 mètres) de l'autoroute, un passage en tunnel, plus court parce que perpendiculaire à la route. A noter que le creusement de ce nouveau lit du Thiriau-du-Sart est commencé, et que se sont amoncelés en réserve de gros tas de terre arable, qui  sera plus tard répartie sur les importants épaulements de l'autoroute, qui devront être ensemencés. 

Et au fond de cette vallée fortement marquée, la fermette dite autrefois "du sourd Meuter", et récemment du "Grand Dri" et qui étalait ses anciens bâtiments en retrait du chemin, a disparu pour ne laisser qu'un tas de décombres, briques et mortier gris-clair... 

DU TRIEU-A-VALLEE A LA CHAPELLE. 

Une partie des rails de l'ancien chemin de fer vers Le Roeulx ont été enlevés, mais le sort du populaire Pont "Brin d'Tchi'n" est encore incertain: il est probable qu'il disparaîtra, mais les grands projets de l'I.D.E.A. vers le Lièvre Courant pourraient bien nécessiter la relance de cette voie ferrée, du moins sur une partie de son trajet.

Quant au franchissement du chemin du Trieu-à-vallée par l'autoroute, elle se réalisera mais suivant des plans qui sont retournés pour des examens dans les hautes sphères des Travaux Publics: c'est un problème! 

Dans le bois, sur la partie gauche du Thiriau-du-sart, donc goegnéroise, de larges éclaircies ont été effectuées, des centaines de gros arbres abattus, le taillis mis en tas et brûlé: jour après jour des nuages de lourdes fumées noires ont intrigué les habitants moins proches. 

En ce qui concerne la séculaire chapelle, rive droite, donc sur Houdeng-Aimeries, elle s'en tire intacte, parce que, à sa hauteur, la double autoroute s'incurve pour donner naissance à l'autoroute vers Bruxelles d'une part, et aux deux bandes de l'autoroute de Wallonie. 

Ces travaux cyclopéens bouleversent des sites séculaires, et attirent, malgré le temps, de nombreux spectateurs-promeneurs. 

E.L.D.

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21/07/2009

Villa des Oiseaux

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20/07/2009

L'autoroute de Wallonie à Houdeng

"Indépendance" - Mercredi 6 novembre 1963. 

Depuis des mois et des mois, on parle, on écrit, on commente, au point que bien des gens ont été les uns gagnés par une certaine indifférence, d'autres par une résignation placide, si pas par une incrédulité méprisante; mais pas tous ! 

Car ceux qui habitent au fond du Trieu-à-Vallée, à l'entrée du hameau du Blanc-Pain, près des bois, au chemin du Sart (en patois: el kèmin du sourd, ce qui a une autre raison), et vers l'Aulnois, ceux-là savent que toutes sortes de techniciens n'ont cessé de venir, de revenir dans les parages, de mesurer, de jalonner. 

Et voici que les journaux viennent de publier, sans commentaires, le laconique Arrêté Royal qui accorde le bénéfice (?) de l'extrême urgence aux expropriations à effectuer sur les deux Houdeng en vue de la réalisation de l'autoroute de Wallonie. 

D'un autre côté, des annonces officielles, et des préparatifs tout aussi officiels, et les "planning" et "timing", tout comme les règles qui régissent les "engagements de crédits", il ressort que la mise en adjudication de la section de la Route de Wallonie entre le Lièvre courant à la chaussée, et le Bois de la Hutte doit avoir lieu en novembre, cette section comprenant la traversée de l'Aulnois du Trieu-à-Vallée... 

Les plans sont donc enfin arrivés ? précis ? - Tout nous dit que oui. 

Voyons ce qu'ils prévoient pour la traversée du Trieu-à-Vallée. 

ABAISSEMENT GENERAL. 

Nous avons déjà annoncé que le franchissement de la chaussée (la Nie 55) ne se fera plus par un pont pour la Route de Wallonie supérieure, mais que cette route passera sous la chaussée, avec un "échangeur" prévu en "sortie hollandaise", donc en angles aigus et non en "trèfles".

L'abaissement du niveau de la Route de Wallonie se continuera, et si elle franchira l'importante route du Trieu-à-Vallée, encore en passage supérieur, son niveau sera moins haut qu'aux projets primitifs; cet abaissement étant rendu possible par 'abaissement du niveau du chemin du Trieu-à-Vallée. 

Cette solution aura comme conséquence des remblais beaucoup moins importants sur une longue section, mais elle nécessitera, en fin de compte quasi un même nombre d'expropriation de maisons, des expropriations cruelles indubitablement. 

En même temps que le chemin du Trieu-à-Vallée sera refait à un niveau abaissé, son tracé sera modifié, de façon à le rendre plus rectiligne, à réduire la courbe qui débute au Pont Brin d'T'Chin"; celui-ci déjà désaffecté en fait verra sa culée de droite démolie, et donc son étroit portique élargi considérablement. 

A une centaine de mètres de là, l'autoroute franchira le chemin et comme sa largeur en crête atteint quelque cinquante mètres, ce sera dans un tunnel de soixante à septante mètres que le trafic vers Mignault, Ecaussinnes, Braine-le-Comte trouvera son écoulement. 

Certes des dizaines de gens vont demander QUAND. Quand ? Les formalités de la fin de ce mois seront vraisemblablement suivies de prises de contact, d'avis ... Mais les plans d'exécution peuvent encore apporter des modifications légères, voire des retardements... L'expérience de Thieu-Bracquegnies en est un exemple: quatre maisons qui devaient être démolies en août sont encore debout. 

Quoi qu'il en soit nous sommes près d'une date marquante pour ce séculaire Trieu-à-Vallée promis à des bouleversements modernes.

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19/07/2009

Maison communale et rue des Trieux

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17:15 Écrit par Petit Loup dans Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : commune, trieux |  Facebook |

18/07/2009

A propos d'une inauguration socialiste.

"Indépendance" - Mercredi 2 octobre 1963. 

C'est donc cette année la deuxième inauguration d'une Maison du Peuple dans les Houdeng que les affiches annoncent pour les samedi 5 et dimanche 6 octobre à Houdeng-Aimeries. 

En fait ce fut au printemps, à Goegnies, l'inauguration des modernisations des locaux; tout comme ce sera, en "Houdez" l'inauguration du café transformé plus la nouvelle salle, 'l'Eldorado réalisée au rez-de-chaussée. 

Car ces deux Maisons du Peuple existent déjà depuis des dizaines d'année.

Et il nous paraît opportun de relater brièvement en cette occasion l'évolution des ces Maisons du Peuple qui furent quatre presque cinq même, dans ces communes qu'on dit soeurs souvent, encore qu'il y ait des différences... piquantes. Géographiquement il n'y a pas 10 p. c. des deux populations qui connaissent les limites, paradoxales, baroques, des deux territoires emmêlés. 

La première Maison du Peuple des deux Houdeng fut créée au coin du carrefour chaussée du Trieu-à-Vallée - Tombelle (du nom d'un souvenir romain à deux cents mètres), où trois coins sont sur Houdeng-Aimeries et un sur Goegnies. C'était dans cet immeuble devenu succursale d'une chaîne de magasins d'alimentation, dont la façade est maintenant d'un rouge bien socialiste. La disposition du salon au premier étage se retrouve dans les cloisonnements actuels; le tenancier en était un Burion, oncle notamment de feu Emile Burion qui dirigea la musique socialiste. 

Il advint, comme maintenant ailleurs, que Goegnies voulut réaliser son indépendance; cela se fit sans décolonisation bruyante, et il en résulta les grandioses constructions de la chaussée Paul Houtart, avec café, salle de fêtes et les compléments où vivent actuellement les pharmacies, magasin Coop, pâtisserie. 

Houdeng-Aimeries chercha sa voie et se résigna, temporairement, à faire sa Maison du Peuple chez Manuel et Philippine Delaunoy tenant un café avec salon, encore à l'étage au coin de la rue des Ecoles et de l'impasse du canal, près du carrefour populaire "Pavé d'ell Tonne". 

Cela dura quelques années, mais la résignation des Houdinois ne les incitait pas à l'immobilisme. Certes la situation n'était - et c'est toujours - pas la même que pour les Goegnérois: Houdeng-Aimeries s'étend sur près de 800 hectares avec un secteur, Bois-du-Luc, très concentré mais éloigné du centre de 3 à 4 kms, et le Pont-du-Sart, le Trieu-à-vallée, les bois, régions mitoyennes avaient pris l'habitude, logique, de vivre avec Goegnies. 

Une tentative eut du succès: le populaire cabaret "Ziré Papette" Désiré Deltenre), entre le passage à niveau de Bois-du-Luc, territoire de Trivières, et les Carrés, territoire houdinois, ce cabaret fut considéré comme local socialiste; mais sur Trivières laquelle commune a aussi son centre bien éloigné de là ? 

Bref nos Houdinois trouvent un jour la solution: la ferme Thiriar, en plein carrefour, en face du "Flotcha." peut être acquise. Démarches, financement, aménagements, ... tout cela se réalise dans l'enthousiasme, et la grande "Gringne" Thiriar est transformée en café; s'y adjoignent un magasin, une bouteillerie... et ainsi naît en 1913, la sté Coopérative de 13 membres "Union et Progrès".

Cinquante années ont passé, la Maison du Peuple a surmonté les guerres et les difficultés: ces 5 et 6 octobre, on inaugurera son rajeunissement, son adaptation aux goûts du jour. 

E.L.D.

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