08/05/2009

Une grande ducasse sur ce qui fut le berceau de Goegnies

"Indépendance" - Mercredi 13 août 1969.

 

La date marquante du 15 août ramène, traditionnellement la ducasse de la "Place de Goegnies" que les affiches officielles désignent sous le nom de "Place Albert 1er"; mais les Goegnérois de souche, tout comme les voisins reconduisent l'appellation de place de GOEGNIES ce qui correspond d'ailleurs aux sources de Goegnies.

 

Dans les autrefois, cette ducasse "du 15 août" ne fut pas célébrée à cette date du calendrier; car elle a commencé par une fête de caractère religieux: la "dédicace", ou "Géry",' que le calendrier religieux place au 11 août; du dimanche le plus près de cette date, la fête a glissé vers le 15 août devenu un jour plus généralement férié.

 

Fête d'origine religieuse: le buste de Saint-Géry était sorti de l'église et des jeunes gens (culotte blanche, sarreau bleu) le promenaient cérémonieusement. Ce costume rappelle bien que la place de Goegnies passa par une vocation agricole; en effet, jusqu'au moment des transformations, des urbanisations de ce site, au siècle dernier, au bord des espaces ouverts se trouvait la vieille ferme "Haye Frères et Soeurs", qui employait, des siècles après leur édification ce qui avait été le manoir des seigneurs de Goegnies; il n'y a donc rien d'étonnant que la naissante grande place eut, pendant quelque temps, au XIXe siècle, la dénomination de place communale. Ces seigneurs de Goegnies, tout comme les seigneurs d'Houdeng (l'Houdeng devenu Houdeng-Aimeries), disparurent de leur seigneurie vers les XlIIe et XIVe siècles, on ne les note plus qu'à Fayt au XVe siècle, une Lyonne de Goegnies par contre est notée résidant au manoir de SorteviIle en Strépy; mais au XlIIe siècle, Jean de Goegnies avait son hôtel particulier, souvent cité, en la ville de Mons, en même temps que les seigneurs d'Houdeng, de Boussu, etc...

 

Mais le souvenir, en somme sous-entendu, de ces seigneurs, a laissé ses traces dans les traditions parlées locales; et l'administration communale actuelle se plaît à remettre en vue le blason de ces lointains seigneurs locaux: " d'azur à la croix sacrée d'argent, surmontée d'un lambel de gueules (rouge) à trois pendants". Ces couleurs sont maintenant, rappelant le Goegnies seigneurial, hissées aux mâts des diverses fêtes, avec raison.

 

Quant aux traditions de cette ducasse, certes elles ont, comme partout, grandement évolué; il y eut le temps des mécaniques simples, nous en sommes aux mécaniques bruyantes et compliquées, et aux sports spectaculaires, tout cela faisant l'effet sur les programmes kilométriques des organisateurs.

 

C'est peut-être l'occasion de rappeler que, suivant des chroniques très anciennes, un des amusements de cette fête, dans les autrefois plus folkloriques, c'était un très célèbre "CONCOURS DES MENTEURS", au cours duquel, sans nul doute, se donnaient libre cours l'esprit d'invention et l'humour de nos arrières-grands-pères.

 

On parle bien maintenant qu'un certain banc, sur la place, se garnit souvent de jeunes porteurs de nouvelles dits "facteurs" (ne sont-ce pas là "les menteurs" d'aujourd'hui?); mais il est un fait que la "PLACE DE GOEGNIES", - et sa "brizéye" remuante, - reste une des ducasses aux amusements variés, dans un cadre vaste, où le moderne a fait place aux tracas d'un lointain passé.

 

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06/05/2009

La séculaire Ducasse du Trie à traver le temps

"Indépendance" - Mercredi 7 septembre 1966.

 

Les origines, les causes de cette ducasse populaire se situent tellement loin dans le temps, qu'elles ne nous apparaissent plus que comme de petits incidents dans une vie que nous avons oubliée: la vie de nos anciens habitants, de nos tayons et ratayons lointains.

 

Cependant il reste, dans le déroulement des jours de ducasse, des traditions, des coutumes qui sont venus de ce passé reculé; encore que d'autres traditions, que d'autres manifestations ont modifié, surchargé, adapté les festivités implantées sur cette antique "Place du Trie".

 

En résumé, la naissance spontanée de cette grande fête marque le passage de nos aïeux, de la vie agricole, de l'exploitation familiale (culture, élevage notamment) à la vie industrielle, au salariat quotidien.

 

DU WAYEN, OU DU KERBON ?

 

Des notes historiques rappellent les générosités des seigneurs féodaux: générosités avant de partir aux croisades, pour... acheter des puissances divines une réussite, de la gloire, des profits; ou généroristés compensatrices, presque des pénalités après un événement défavorable.

 

C'est ainsi que l'on constate que la Comtesse Richilde de Hainaut ayant eu ses troupes battues en 1072 dans la plaine de Gottignies-Ville, par son beau-frère Robert-le-Frison, croit devoir se montrer généreuse, et elle accorde à nos populations des avantages matériels divers, parmi lesquels des droits pour ses "manants" d'aller ramasser du bois dans telle forêt, de disposer gratuitement de telle "herbe fourragère", et en l'occurrence de bénéficier, sans redevance, sans "dîme" du regain de tel ou tel pré domanial.

 

Et il apparaît que ce fut le cas pour le Trieu de Goegnies; les manants furent gratifiés du bénéfice de la 2e coupe herbagère, souvent effectuée en septembre.

 

Mais vers la fin du XVIIe siècle (les charbonnages du Bois-du-Luc, alors Charbonnages de Houdeng furent mis en société dès 1865), l'extraction houillère prit une extension extrêmement importante, et les Goegnérois comme les Houdinois trouvèrent dans cette activité une source de revenus la plus régulière,  la mieux garantie; au point que les ouvriers des Houdeng conquirent une renommée flatteuse en tant que bouveleurs avisés.

 

Ces houilleurs salariés, pouvaient négliger l'élevage, aux profits problématiques; mais, forts des traditions, de leurs droits, ils entendirent encore profiter des regains gratuits que leur disputaient des manants restés éleveurs de bétail. La contestation s'envenima et force fut de recourir à la justice. Un jugement de Salomon trancha; les regains seront vendus, et le produit en reviendra à tous.

 

La vente et la répartition du produit, fixées au deuxième mardi de septembre amena tout naturellement des réjouissances publiques, qui attirèrent des amuseurs professionnels: forains, bateleurs, musiciens, "baraquis", etc. et la ducasse se confirma, se répéta.

 

Certes, une réjouissance le mardi devait mieux se placer en un dimanche et au cours des années, le lundi fut un jour de pré-fête, puis le dimanche raccroché.

 

LA MAIRIE DU TRIEU.

 

On devine que, née spontanément dans la vie du petit peuple, chaque année renourrie par la répartition bénéficiaire de la vente des regains, cette fête ne pouvait que se répéter, s'amplifier même et comme dans les familles de ces XVIle et XVIIIe siècles, le salariat commençait à se faire mieux connaître les habitants des villages voisins, les relations amicales, les mariages, etc. contribuèrent à l'extension territoriale des pratiquants d'une si populaire "ducasse".

 

D'autant plus qu'une administration en somme légale, une administration autonome, une sorte de Comité des fêtes avant la lettre organisa longtemps la vie ET LES FETES du TRIE; il exista une Mairie du Trie officielle, qui prit des initiatives; il y eut, comme certains ont connu dans nos vieilles ducasses (des croulants, voire des "croules" ) , des baraques sous toile, des théâtres de foire, et, au goût du jour, des comédiens ambulants y vinrent représenter des "mystères", des facéties, des "farces", représentations complétées tout naturellement de jeux populaires, pétris de rosserie d'humour wallon.

 

Nous avons d'ailleurs évoqué certain jour une affiche de 1871 retrouvée chiffonnée dans le creux d'un vieux mur, et annonçant des "courses à baudets", etc...

 

Cette ambiance populaire ne pouvait manquer de se communiquer aux faubourgs du TRIE, et de faire tache d'huile si l'on peut dire. En plus, l'absence d'éclairage public et le raccourcissement des jours faisaient que les illuminations, les cortèges "aux flambeaux" émerveillaient jeunes et vieux en ces temps où les transports publics n'existaient pas, et où personne ne songeait aux transports privés, et pour cause.

 

OFFICIALISATIONS.

 

Avec le temps, les organisations communales s'affirmant, ce furent des comités officiels, puis l'administration qui collaborèrent pour offrir à la population du TRIE et aux invités, des programmes de festivités évolués.

 

Cela rendu possible par l'urbanisation de l'ancien espace devenu au lieu d'un vrai "Trie" (un Trieu marécageux), au lieu de WEZ de lointaine mémoire, une vraie place publique.

 

Un souvenir typique: un octogénaire récemment disparu se souvenait encore du "dernier peuplier du Trie": il servait aux graveurs de serments amoureux, qui entaillaient l'écorce tendre, il servait aux apprentis tireurs à l'arc, jusqu'au jour où l'administration locale décida sa suppression pour des raisons de pavage ou d'alignement: il fut adjugé CINQ francs, dont ils firent bien plus en le tronçonnant à la scie à main et en le débitant comme bois à brûler...

 

DES SIGNALEMENTS CONSACRES.

 

Nous avons fait allusion à des signalements "à nuls autres pareils" qui ont contribué à la reconduction et à la popularité de la fameuse Ducasse du Trie de Goegnies.

 

Née dans un milieu agricole en transformation, il y eut ET IL RESTE cette sorte de compétition qu'est l'exposition-concours sur la placette restée "la place Verte" où les producteurs horticoles continuent à comparer leurs légumes, leurs fleurs, leurs fruits.

 

Il y eut et IL RESTE cette tradition de gourmandise qui fit que certains déformaient le nom de la ducasse en disant "ducasse à l'tarte"; et la grande spécialité des fines ménagères était ET RESTE dans mainte maison la "tarte au riz", mais un riz miraculeusement crémeux, finement parfumé à la cannelle ou aux amandes, et CUITE AU BOIS.

 

Et il y eut, mais hélas il n'y a plus le fameux "BAL RENVERSE" du mardi (encore le mardi) du mardi avant-midi au cours duquel les jouvencelles se trouvaient des audaces, prenaient des initiatives, ou bien se vengeaient en laissant "les bras ballants" tel soupirant infidèle ou dédaigné.

 

On comprend que tous ces compléments de choix augmentaient la popularité de ces festivités nées dans le peuple, aimées par lui, entretenues par lui.

 

D'AUTRES TRADITIONS.

 

Nous avons évoqué "la Mairie du Trie". Dans les autrefois, elle organisait au sens concret du mot, et notamment avant l'ouverture de la ducasse, la cérémonie dite "ermette des pids à la bancs": on rechaussait les bancs de bois remisés en plus ou moins bon état l'an d'avant, ou mal conservés.

 

Le dimanche d'après, une autre cérémonie exista ON D'ALLOU PORTER L'DUCASSE A BAUME. C'était AVANT, oui avant l'existence de La Louvière; un gai cortège allait éveiller la jeunesse de Baume, pour la lancer dans l'organisation de sa ducasse qui, encore maintenant suit la ducasse du Trie.

 

MODERNISATIONS.

 

Maintenant  les  organisateurs,  administrateurs  communaux et Comitards ont dû céder aux impératifs du modernisme, et la tradition du Trie c'est d'offrir de magnifiques concerts, de coiffer des  joutes à la balle-pelote, d'illuminer place et alentours dans une féerie à la vénitienne, d'amener dans un Goegnies en liesse des attractions rares, spectaculaires, attirantes.

 

Mais les évolutions énormes dans les divers domaines de la vie n'ont pas encore tué, ne parviendront pas à tuer la tradition de la DUCASSE DU TRIE, née elle aussi d'une évolution marquante, et qui a su s'adapter au long de siècles et de siècles.

 

E.L.D.

 

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04/05/2009

La ducasse du Trieu: patrimoine folklorique du Centre

"Indépendance" - Lundi 7 septembre 1953.

 

Au cours des journées des 13, 14, 15, 19 et 20 septembre prochain se dérouleront les fêtes de la Ducasse du Trieu à Houdeng-Goegnies. Célèbre réjouissance folklorique, elle ne manque pas d'influencer cette année encore les week-ends de bien des gens dans notre région.

 

Folklore, certes. Pour les habitants d'Houdeng-Goegnies et ce par les origines même de cette kermesse; pour les communes voisines, par le faste des journées houdinoises au cours desquelles avant 1914 et dans les années 20 à 30, toutes les usines du Centre fermaient leurs portes.

 

TRIEU !

 

Que signifie ce mot évocateur que l'on retrouve dans nombre de communes de la région: Leval, Mignault, Ressaix, Carnières, Courcelles, Gottignies, etc... Partout par la même valeur sociale et historique, un reste attribué ainsi que l'expression patoisante "leyi à trie". Le trieu est un espace laissé libre appartenant à la commune et sur lequel les habitants sont autorisés à laisser paître leur bétail.

 

Les tries étaient autrefois très vastes à Houdeng-Goegnies, on en perçoit la trace dans les lieux dits: Trieu, Trieu à Vallée, Trieu Pauquet, encore présentement usités. Ils se groupaient autour de la mairie du Trieu, relevant successivement de la seigneurie d'Elers, de la seigneurie de la Puissance. Cette "mairie" du Trieu constitua jusqu'en 1789 une entité administrative autour de laquelle vivaient étroitement, groupés les quelques habitants en relevant.

 

La parfaite entente des gens du Trieu permit une répartition équitable des droits de pâturage sur les tries tant pour les herbes vertes que pour les foins et regains (wayens) pour autant que ces bénéficiaires se livrassent aux travaux de culture, les droits s'octroyant en nature.

 

EVOLUTION SOCIALE.

 

Le début de l'ère industrielle des Houdeng vint troubler cet ordre si minutieusement établi. Les houilleurs récemment descendus dans les houillères de Bois-du-Luc contre participation directe en parts de fosse se désintéressèrent de l'agriculture, et exigèrent que l'on remplace le droit en nature sur les "tries" en paiement en espèces.

 

Des familles qui jusque là vivaient de la terre fouillèrent le sous-sol et les Jaumot, les Hermant, les Parée, les Staquet, les François, les Durieux, les Dupont, les Pourbaix fournirent pendant des décades les meilleures tailles de mineurs, ceux-ci "ouvrant" par familles entières.

 

La vente des "wayens" s'imposa donc et elle fut fixée au second mardi de septembre.

 

Les manants du lieu recevant ainsi de l'argent en bloc ce deuxième mardi de septembre furent une proie facile pour les marchands ambulants, les camelots, les rebouteux, les arracheurs de dents, les mendiants, les ménétriers. Il va sans dire, que l'abrutissement naissant de la vie industrielle, amena nos premiers houilleurs à la dépense facile, à la boisson facile ce jour férié. Et le fameux mardi, de ce marché où circulait l'argent devint une ducasse dont le programme autrefois bénévole évolua les années aidant selon un schéma traditionnellement organisé.

 

LA DUCASSE EST NEE.

 

Aux marchands ambulants, se joignirent ceux qui ayant gardé l'amour de la terre exposèrent leurs produits agricoles, fondant ainsi la traditionnelle exposition de fruits, de légumes et fleurs du mardi matin encore organisée en cet an de grâce 1953 et où maints Houdinois, simples amateurs, étalent avec un légitime orgueil les produits de leur jardin.

 

Telle est l'origine de la Ducasse du Trieu. Quant à sa continuité jusqu'à nos jours, bien qu'il ne soit plus question de droit de pacage sur les "tries", ni de vente de wayens communaux, on doit surtout l'attribuer à l'unité de vie manifestée par les habitants du Trieu et à leur vif désir de toujours faire mieux, de toujours y adjoindre les nouveaux divertissements de l'époque en respectant rigoureusement la tradition du mardi dont voici en gros le programme ancestral:

 

LE PROGRAMME.

 

La matin, exposition de fruits, légumes et fleurs, octroi de primes aux participants.

Dès midi, partie de danse.

L'après-midi, jeux populaires: dont la plupart font aujourd'hui sourire mais qui constituèrent des attractions: mat de cocagne, jeu de bouteiIles, jeu de bottines,  jeu de sirop, course au sac, jeu de ciseaux, jeu de brouette, course à baudets.

 

Les festivités du mardi ne furent ajoutées que vers 1870 avec les beaux jours du carrousel au trot et au galop. Cette attraction organisée sur les prés situés à droite de l'actuelle rue des Trieux, attirait la toute grande foule, de Roeulx à Binche, de Strépy à Fayt. Elle consistait en une épreuve d'adresse: enlever au moyen d'une broche des anneaux pendus à espaces réguliers à des potences.

 

Le programme déborda ensuite sur le dimanche et des concerts furent donnés par les sociétés musicales naissantes tandis que la jeunesse organisait un bal en guise de se dérouiller les jambes pour la grande journée de mardi.

 

DE LONGS PREPARATIFS.

 

Pour les hommes et les jeunes cette ducasse commençait bien plus tôt.

 

L'organisation étant à charge des gens du Trieu, dès le vendredi, ils s'affairaient à "mettre les pieds à les bancs" opération consistant à quérir des bancs à l'usage du public, à renouveler les pieds vermoulus et aussi à s'humecter la glotte!!! même avant qu'elle ne fut sèche.

 

Le kiosque, des poutres posées sur des "tonnes", fut illuminé pour la première fois et au gaz, en 1872, à l'aide d'une unique rampe ornée d'une lyre et de deux lions.

 

QUAND ON SORTAIT DES MURS.

 

Les organisateurs, avaient à l'époque des obligations ultérieures au mardi, remiser les bancs empruntés un peu partout et conduire la ducasse à Baume en un cortège qui rencontrait la farandole venue de Baume à la Ferme Mathée (située entre les rues du Temple et du Commerce actuelles).

 

Diverses anecdotes nous sont parvenues émaillant cette ducasse traditionnelle: en 1815, deux soldats russes ayant volé de la tarte reçurent la bastonnade; en 1872, un brasseur du nom de Simon lutta avec l'ours de la "baraque" et mourut de ses blessures après des mois de souffrance; en 1890, un forain du nom de Désiré Debaise établit un manège à vapeur dont "Jeannette" la petite locomotive reçut tout le succès de la fête.

 

A la lumière de cette rétrospective, on comprendra que la Ducasse du Trieu ait attiré la grande foule des années durant et qu'elle soit restée l'une des plus belles fêtes populaires du Centre.

 

AUJOURD'HUI.

 

La journée de mardi reste inchangée: exposition, danse, camelots.

 

Le programme du dimanche est toujours occupé par la danse et des concerts publics de toute première valeur musicale.

 

Et si la tradition de conduire la ducasse à Baume le mercredi s'est aujourd'hui éteinte, nos contemporains connaissent par contre une "remise" les samedi et dimanche suivants.

 

La ducasse du Trieu innova l'éclairage en 1872, elle offre de la Chaussée de Mariemont à Soignies un coup d'oeil féerique par ses guirlandes nombreuses et bariolées. "Féerie lumineuse" qui reste gravée dans la mémoire de tous ceux qui se déplacèrent à Houdeng-Goegnies à cette occasion.

 

Cette année encore le Comité des fêtes communales, les Commerçants et les Propriétaires du Trieu et des environs se sont efforcés de mettre sur pied un programme qui s'efforce de satisfaire les goûts les plus difficiles en matière de divertissement public et qui reçuei1lera les suffrages des milliers de curieux venus des quatre coins du Centre.

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02/05/2009

Lettres hennuyères du moyen âge

"Indépendance " - Lundi 1er octobre 1951.

Raoul de Houdeng.

 

Le moyen-âge a produit une ample littérature en français, en poésie ou en prose selon le temps, consacrée soit à décrire les moeurs, la vie morale, soit à la gouverner, soit à la critique: littérature morale de description et littérature morale de préceptes. C'est dans ce cadre que se place notre poète houdinois.

 

L'AURORE DE LA POESIE EN HAINAUT.

 

Le Hainaut a vu naître un des premiers auteurs de romans de chevalerie, il était né à Houdeng et portait le nom de Raoul de Houdeng; il inaugure avec Chrétien de Troies, trouvère de Philippe d'Alsace à la cour de Flandre la glorieuse pléiade des poètes du Hainaut. On possède très peu de renseignements sur la vie de Raoul de Houdeng; on sait seulement qu'il est né à Houdeng, "près de Binche" dans la première moitié du douzième siècle; il eut la chance de vivre sous un prince ami des lettres et poète lui-même: ce prince s'appelait Baudouin V. A la même époque brillait en France un trouvère hennuyer: Gautier de Soignies. On voulut faire de Raoul de Houdeng un poète français; français sans doute, quant à l'expression, mais wallon par le sang et par nombre de mots patois encore employés spécialement dans le wallon du Centre; il dépeint les moeurs de nos villageois . De plus il était membre de la famille des seigneurs de Houdeng et on retrouve facilement sa trace entre 1172 et 1190.

 

LE POETE.

 

Les écrivains du temps étaient la proie d'une imagination qu'ils laissaient vagabonder à tort et à travers; d'où un usage presque immodéré de l'allégorie; Raoul de Houdeng n' échappe pas à cette particularité qui est une marque de son temps. Un exemple; il s'agit du "Roman des Ailes de Prouesse" qui est une allégorie laborieuse. La Prouesse ne suffit pas au chevalier: elle doit avoir deux ailes: "Largesse" et "Courtoisie" et chacune de ses ailes se compose de sept plumes...

 

Il y a encore "Le Roman de Fauvel" (vers 1210) à la fois moral et satirique: Fauvel est le cheval qui symbolise la vanité humaine. Flatterie Avarice Vilainie Variété Envie Lâcheté et que tous les hommes, du dernier vilain jusqu'au pape, en passant par les moines, les chanoines, les chevaliers, les cardinaux et les rois, flattent et caressent à l'envi: le Pape caresse surtout la tête en disant dans un hoquet de joie "A la belle tête" tandis que les pauvres bougres n'ont que la queue à caresser…

 

Citons encore un autre roman de 15.000 vers: "L'exemple du riche homme et de Ladre": 15.000 vers et tout cela est oublié aujourd'hui.

 

Les poètes du temps, comme on le voit, disposent d'une langue bien pendue et critiquent tout ce qui leur déplaît: la cour de Rome, les femmes et même le roi , mais surtout les moines qui vivaient alors dans le luxe et la débauche; un contemporain de Raoul de Houdeng voue aux flammes de l'enfer les moines qui font jeune et qui parviennent malgré tout à avoir "le cuir roselant et le ventre crolant par devant".

 

LE MORALISTE.

 

Notre hennuyer n'a pas seulement critiqué; il a donné des conseils et a menacé ceux qui vivaient dans le mal. "Le Fabliau de la voie de l'Enfer" expose toujours sous l'éternelle forme allégorique les vices qui mènent l'homme à la perversité et indique "à ceux qui veulent se damner" la vraie route qu'ils doivent suivre pour atteindre sûrement leur but; et cela ne va pas sans mots bien gaulois. Mais à travers ces grossièretés fort crues on dénote un esprit gai et satirique. "La voie du Paradis" est la contre-partie (ou le contre-poison) du précédent: ici plus de crudités, mais un langage imagé tout imprégné de la grâce retrouvée. Voici la finale de "La voie de l'Enfer":

 

Congé prent Raouls si s'esveille

Et cis contes faut si a point

Qu'après ce n'en diroie point

Por aventure qui aveigne

Raouls de Houdeng sans mençonge,

Qui cest fablet fis en songe,

Ci fine il songes d'enfer:

Diex m'en gart esté et yver

Après orrez de Paradis;

Dieux vous i maint et vos amis.

 

(Congé prend Raoul, qui s'éveille. Ce conte finit si bien que nulle aventure ne trouverait point place. Raoul de Houdeng est le véritable auteur de cette fable qu'il fit en rêve. Ici finit le fabliau de la voie de l'Enfer: Dieu m'en préserve à jamais. Le Paradis fera l'objet d'un conte suivant: que Dieu vous le donne et à vos amis).

 

L'AVENTURE.

 

"Le chevalier de l'Espée" est un autre joli fabliau de douze dent vers; il est un petit roman d'aventure qui sent parfois l'eau de rose; vient ensuite le roman de "Mérangis" inédit sauf de longs fragments repris par Littré dans son "Histoire littéraire de France". La bibliothèque du Vatican en possède une copie manuscrite sur parchemin ayant appartenu à la reine Christine du Suède.

 

Une forte discussion a mis aux prises les exégètes: on a voulu attribuer à Raoul de Houdeng le roman de la conquête du "Saint Graal" et celui de la "Rose" tandis que d'autres rapprochent ces oeuvres de l'esprit de Chrétien de Troies. Il parait peu probable que ces oeuvres soient de Raoul; sans doute ne fut-il pas étranger à la rédaction de la "Conquête du Saint Graal".

 

Le Graal est le vase dans lequel (selon la légende), Joseph d'Arimatie recueillit le sang du Christ quand un soldat lui perça le flanc. Cette légende trotta dans la tête des poètes. Le vase prenait plaisir à voyager dans les airs traversant portes et murs et ne se laissait pas saisir: une soucoupe volante moyenâgeuse.

 

Il est certain que Raoul de Houdeng a donné l'élan à la littérature hennuyère surtout par la protection qu'il rencontra parmi les grands, mais il ne put se détacher de l'influence et des défauts de son temps: l'abus de l'allégorie et des longueurs qui nous feraient bailler aujourd'hui; il eut toutefois le mérite de voir les travers de son temps, de les critiquer, ce qui était un travail de déblaiement pour ceux qui, venant après lui, allaient donner un véritable essor à la Littérature française.

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30/04/2009

Le Pigeonnier

"Indépendance" Mercredi 6 avril 1949.

 

IMPUISSANTS ET NAVRES, LES HABITANTS DES DEUX-HOUDENG VOIENT DEMOLIR UN PRECIEUX VESTIGE DE L'HISTOIRE LOCALE.

 

Non, il ne s'agit pas d'un chat dans le colombier du champion! Il s'agit de la tour carrée que tous nos Houdinois et même de nombreux habitants de toute la région connaissent et admirent depuis toujours, dans ces prés vallonnés qui avoisinent le Bois de l'Aulnois et que parcourt le poétique Thiriau-du-Sart: l'authentique vestige du Manoir disparu de la Seigneurie de Sart, comme depuis au moins le Xlle siècle: et qui relevait d'abord directement du Comté du Hainaut, puis fut annexée aux terres des Princes du Roeulx.

 

Ces derniers sont donc les propriétaires de cette relique architecturale que tant d'artistes aimèrent à prendre comme sujet de tableaux, gravures, dessins...

 

Ayant tenté de trouver quelques informations autorisées, nous apprenons que des techniciens ont visité, il y quelques mois, la tour Carrée, et l'ont déclarée irréparable?? D'où la décision de la famille princière de la faire démolir pour éviter tous accidents?

 

Cette détermination inattendue soulève un étonnement pénible parmi tous les amateurs de la haute histoire houdinoise! Et tous regrettent ardemment qu'avant de passer à cet acte de démolisseur de vieilles pierres et de l'histoire, un appel n'a pas été lancé aux mécènes; certains estiment avoir le droit de s'indigner profondément de ce qu'ils appellent désinvolture coupable.

 

Le capricieux Thiriau a placé l'actuelle chapelle du Bois sur Houdeng-Airaeries, puis comme par compensation il a glissé de façon à mettre cet archaïque Pigeonnier sur Houdeng-Goegnies.

 

Mais en fait l'un comme l'autre appartiennent, d'un droit plus moral que notarial certes, en indivis à la communauté vaste de l'Histoire de la Population. Et il apparaît que lorsqu'un propriétaire de fait abandonne semblable patrimoine, des devoirs latents se créent envers nos ancêtres et nos successeurs?

 

Plus d'une larme coulera pour ce Vieux Pigeonnier, nous en sommes sûrs !

 

Le B.

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28/04/2009

Goegnies, hier

"Indépendance" Samedi-Dimanche 2-3 avril 1949.

 

De nombreuses coutumes, de nombreuses célébrations, fêtes se perpétuent, quitte à se modifier, à s'adapter: marché-concours aux légumes le mardi de la ducasse du Trie à Goegnies, ducasse du Bos des Deux-Houdeng, marché du vendredi en Airmeries, brûlage du gille, etc...

 

D'autres manifestations villageoises ne peuvent plus qu'enrichir nos greniers aux vieilles choses: les jeux de crosse et le Feureux, la Ducasse Bréda, les pèlerinages, les brûlages des marronnes, le tir masqué du Mardi-Gras, etc...

 

Notre Folklore collectionne dévotement toutes ces images des passés, souvent naïfs sans doute, mais tellement chers; des autrefois colorés si divers et si vivants.

 

Aujourd'hui nous bouderons le richissime reliquaire (que certains ont tendance à copier sèchement) que constituent les chroniques de Jules Monoyer: l'album de cartes postales que nous allons ouvrir ne remonte pas même au temps de la vie de notre docte clerc de notaire.

 

L 'ALBUM D'IMAGES,

 

Amusante amulette. Nous considérons d'abord avec une curiosité intriguée le pendentif rabelaisien qui distingue la clef du fermoir: un petit cochon rosé, "in vigo" mignon porcelet à la Edmond Rostand des Musardises.

 

Après quelques images déroutantes, voici un cimetière bordé de hauts peupliers, une haie, des ruelles, une fontaine de pierres archaïques. Nous sommes à présent accrochés par un décor où surgissent l'anachronisme et l'illogisme: deux églises, simultanées et voisines!!!, et un camion automobile, témoin qui situe cette confrontation vers 1905-06-07. Cette époque marque en effet le début des transformations de ce coin vital et historique de notre Gougnére où s'étend ce que les hommes ont convenu d'appeler maintenant la place Albert 1er, cette place coquette, pittoresque, où ne veut pas se décider à s'installer Madame de la Circulation Giratoire des citadins, au grand dam des usagers, à la fois pressés et prudents (paradoxe)!

 

Mais que signifient ces attroupements populaires, ces assemblées de gens gais et parlant haut?

 

" NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE !"

 

Notre amulette s'agite, et pour cause; nous voici sur son marché, ce marché typique qui se tenait chaque dimanche de tôt matin, sur le bas de la place seulement. On y disposait des parcs en planches adéquates, garnis de paille; et de nombreux marchands venus des campagnes de Besonrieux, d'ailleurs même, des proches Flandres, dans des carrioles, bâchées et à claires-voies, y exposaient au choix: des familles de porcelets, grouillant, grognant, criaillant.

 

Y vivait la coutume des marchandages âpres entre vendeurs et acheteurs - la plupart du temps pour quelques sous agrémentés de palabres en verbe haut, parfois de chuchotements, avec bien souvent l'offre insidieuse à l'hésitant, d'une petite goutte ... "à n'mastoque", plus tard "à in gros sous" .

 

Petites gouttes qu'on allait obligatoirement lamper chez Ugenne Colas-Gonde, à moins que ce ne soit chez Hortense dell' Fontaine à qui succéda Clémence dell' Gaïolle, mariée au Cafotin. Car un cabaret méritait plus encore en ces temps la dénomination de chapelle; celui du Cafotin y connut une consécration quasi rituelle, puisque sa cour latérale, entre le café et Thérèse dell Fontaine, abritait les bacs a "cotcho" l'unique matériel de ce traditionnel marché (en face de Torrine Coquenie!)

 

SUR UN MARCHE "PERCHE" (AIR CONNU).

 

Surtout en ces temps-là, la vie d'un marché s'exaltait au diapason des marchandises comme à la mesure de la vigilance et de la concurrence aiguës. Fréquemment, un marchand ou un abatteur repérait à cent, à cent cinquante mètres l'amateur possible portant roulé sous le bras, le sac de chanvre indicatif; il allait l'accaparer, le prenait par le bras, et l'amenait devant sa grouillante cochonai1 le, la vantait, la décrivait, certifiait, promettait. Maints clients ou curieux se rappelleront le maître bonimenteur d'alors, le précurseur sur cette foire des Camelots, "Boutray" de son vrai nom, exact et typique "De Vlaminck) et qui décidait les hésitants; "Enn bell' percha, enn' bonn ' , elle a n'queuie in trompette".

 

Des marchandages, des gouttes à Cola-Gonde, ou au Cafotin, on s'amenait à un accord et l'un de ces acheteurs du début de ce siècle rappelle son achat de deux porcelets pour 21 frs (Tout est-il relatif?). Car ce commerce se maintint longtemps: nos parents, nos grands-parents, taïons et rataïons, affectionnaient cet élevage facile et lucratif, qui assurait à la maisonnée outre viande et tripes diverses (eyet l'saclo au toubac), le lard des cuissons grasses, et le saindoux pour les tartines du briquet.

 

Hortense dell' Fontaine, Clémence-à-Gaïole, l'Cafotin.

 

Si le café Cola-Gonde des populaires Delcuve a disparu,(les Platiau y ont excellé en pâtisseries), l'ancien cabaret consacré par une dynastie de Gougnérois et par la Fontaine connait  toujours  une  renommée  bien  wallonne (et  sa  cour subsiste partiellement); sa survivance est confiée au Gougnérois Delcuve, transfuge du grand café noble, disparu aussi, les Arcades.

 

Erigé avantageusement à la porte sud de la place, il patronna longtemps la Fontaine, maintenant disparue, du moins de notre surface; cette fontaine populaire coula de longues années au pignon nord et justifia l'appellation, disparue aussi, de rue de la Fontaine, appliquée au bout de rue circulaire qui y naissait.

 

Dans le présent, elle est administrativement absorbée par les fantaisies de la rue du Culot, laquelle avant de jouer au vélodrome avec ses virages en pistes courbes, commence ses particularités en naissant en deux endroits sur la place, en deux branches de fourche!

 

Pachi dell Salle, dell Cure, marché aux cochons, Fontaine... et la Chapelle Saint Blaise - que nous irions volontiers revoir un jour - tout un coin du vieux Goegnies qui a planté des repères pittoresques dans des années en somme encore récentes.

 

Cl .

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26/04/2009

Quelques notes historiques sur Houdeng

"Indépendance" - Mercredi 22 décembre 1948.

 

On commence à rencontrer les premiers seigneurs de Houdeng vers l'an 1100. Refaire la généalogie de cette lignée est chose très difficile, sinon impossible, à cause de la pénurie des documents, de leur laconisme et de l'incertitude qui découle parfois à la ressemblance des noms. Nous nous contenterons de rappeler ici les principaux personnages de cette famille cités dans les historiens du Hainaut.

 

Le premier que l'on rencontre est Hubert de Houdeng. Il accompagnait la comtesse Ida, femme de Baudoin II surnommé de Jérusalem quand elle dut se retirer en l'abbaye de Saint-Hubert pour éviter les embûches du comte de Chiny. Celui-ci projetait de la saisir pour la rançonner, lorsqu'elle traversa ses domaines à son retour de Rome, où elle avait été s'enquérir si Baudoin était mort ou avait été fait prisonnier à la croisade, en 1100.

 

Allard de Houdeng comparut avec Renard de Strépy et d'autres seigneurs, à la donation faite par l'évêque de Cambray à l'abbaye de Saint-Denis-en-Broqueroie, de l'autel Houdeng avec Goegnies, sa dépendance.

 

(1119) - Guydon de Houdeng et sa femme Alix abandonnèrent aux religieux d'Aine certains biens à La Louvière et à Saint-Vaast (1157-1158).

 

Raoul de Houdeng si l'on peut lui donner sa place dans cette famille, fut un trouvère de mérites. Nous lui consacrerons une étude spéciale.

 

Simon de Houdeng (Hosden et Hosdeng) , chevalier, intervint à plusieurs actes concernant les abbayes d'Aine et de Saint-Denis (1198-1220). La première en reçut deux bonniers de terre près de la Tombelle, à Houdeng. La communauté revendit ce bien à Gilles, seigneur du Sart (avant 1234).

 

Marie, dame de Houdeng échangea un fief, en ce village, contre un domaine que les moines de Saint-Denis possédaient à Lembecq (1200). Trois ans après, sa mère Clémence, dame de Hosdaing, céda à la même communauté ses alleux à Houdeng et à Goegnies. L'acte qui en fait foi présente certaines valeurs historiques en ce qu'il établit que Guillaume, oncle de Baudoin de Constantinople, eut la régence du Hainaut pendant l'absence du héros de la quatrième croisade.

 

Guy ou Guydon de Houdeng suivit à la croisade, Bauduin VI de Hainaut. A son retour,  il donna en aumône au monastère des Bénédictins d'Aine son tiers dans la dîme de Saint-Vaast.

 

Nicolas de Houdeng, mari de Gerberge de Walcourt céda à l'abbaye d'Aine "la partie de terrage sur le vivier du Luc".

 

Nicholon ou Nicoles de Houdeng, chevalier, seigneur d'Epinois-lez-Binche porta bien haut le nom de sa famille. Ami de Jean II d'Avesnes, il signa en qualité d'homme de fief du comté, un nombre considérable de diplômes importants. Jean de Goegnies lui vendit en 1294 le bois de Luz et les bois situés proche de la baie de Roeulx. En 1309, il légua aux magistrats de Mons, le vaste hôtel qu'il possède dans cette ville et d'autres biens pour la création d'un hospice d'infirmes et de vieilles femmes.

 

Marie de Houdeng est citée dans un acte d'août 1316.

 

Messire Jakème de Houdeng, représentait, en 1324, le chapitre de Saint-Vincent aux conciles de Senlis et de Reims.

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