12/07/2009

Evolution de la population.

"Indépendance" - Mercredi 17 octobre 1962. 

A deux Houdeng et Bracquegnies. L'évolution des chiffres de la population. 

L'histoire économique a très souvent associé les trois communes des deux Houdeng et de Bracquegnies dans ses bilans. La grande histoire aussi et ses chroniqueurs, et même certains politiciens du temps de l'occupation. Tout de même, depuis longtemps, ces trois communes voisines, et par endroits fort emmêlées dans leurs rues mitoyennes, leurs avancées de territoire, ont un bureau de contribution commun, noyau récemment étendu à cinq autres communes limitrophes moins peuplées. 

L'industrie houillère et ses corollaires ont marqué, à la fin du 18e siècle, puis dans tout le cours du 19e siècle, toute la vie économique de ces trois communes; et conséquemment y a fait s'élever et le confort et le nombre de leurs habitants. 

Encore que des différences très marquantes existent, encore que des aboutissements actuels les différencient, ces trois voisines ont vu leurs chiffres de population suivre des courbes parallèles; ce que l'on constatera par les extraits de statistiques ci-après: 

Houdeng-Aimeries comptait en 1802, 810 habitants; en 1815, 1.100 hab.; en 1840, 2.500 hab.: en 1890, 7.250 hab.; en 1910, 7.600 hab.; en 1937, 7.700 hab.

Pour Houdeng-Goegnies, en 1802, 1.300 hab.; en 1815, 1.900 hab.; en 1840, 2.700 hab.; en 1890, 6.700 hab.; en 1910, 8.500 hab.; en 1937, 8.900 hab.

Et enfin pour Strépy-Bracquegnies: en 1802, 400 hab.; en 1840, 1.250 hab.: en 1890, 6.000 hab.; (section de Bracquegnies principalement); en 1910, 7.500 hab.; en 1937, 8.800 hab. 

Puis les deux communes de Goegnies et de Bracquegnies (où la section historique de Strépy est en léthargie), ont vu leurs statistiques franchir les 9.000 habitants sans trop s'en éloigner; alors qu'Houdeng-Aimeries restait stationnaire. 

Or les années récentes ont vu la crise charbonnière affecter durement les communes industrielles. 

Avec le résultat de voir Strépy-Bracquegnies fortement charbonnier, descendre en dessous des 9.000 habitants; de voir Houdeng-Goegnies, qui n'a plus de houillières mais des industries diverses (produits chimiques, sanitaires, vitres, etc....) aussi subir une descente sous les 9.000; de voir Houdeng-Aimeries tout en gardant le siège des charbonnages de Bois-du-Luc, perdre tout siège d'extraction sans marquer de diminution de population; au contraire une légère augmentation lui fait dépasser les 8.000 unités. 

Mais l'évolution dans les moyens de transport et dans le style des habitations (et on en construit constamment) font que les zones périphériques prennent plus d'intérêt pour les jeunes bâtisseurs. 

On doit donc s'attendre à une remontée, en douce lenteur sans doute, mais a une remontée indiscutable des nombres d'habitants.

16:30 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : population |  Facebook |

30/06/2009

Après l'incendie du cinéma ABC à Houdeng-Goegnies

"Indépendance"  - Jeudi   7 décembre 1950.

Nous avons relaté dans notre édition d'hier le violent incendie qui, en 30 minutes, a ravagé la salle du cinéma A.B.C. à Houdeng-Goegnies anéantissant le fruit de longs mois d'efforts et de labeur personnel du propriétaire M. Jean Fournier, boucher, domicilié chaussée P. Houtart, 207. 

Le feu, qui semble avoir été provoqué par une combustion gazeuse (il y a eu explosion disent des voisins) prit naissance dans les décors scéniques vers 19 h. 25 et lécha avec une rapidité étonnante l'ensemble des murs et le plafond de la salle, revêtus de célotex. 

De cette splendide salle, décorée avec l'art d'une technique moderne, longue de 32 mètres et large de 10 mètres, il ne reste maintenant plus que des murs noircis par la fumée.

Les dégâts résultant du sinistre peuvent être évalués à 500 ou 600.000 frs. 

Le corps d'habitation, comprenant le hall d'entrée, la salle de café et la maison du gérant, qui fait front à la chaussée P. Houtart n'ont heureusement pas souffert du feu; pas plus d'ailleurs que les habitations contiguës. 

UNE MALCHANCE TENACE. 

La malchance s'acharne décidément sur les salles de cinéma goegnéroises. 

En effet, en 1942, un incendie ravageait le cinéma Splendid chaussée P. Houtart (ancien salon Staumont) et le réduisait en cendres. 

En 1943, une autre salle de cinéma "L'Elyana Palace", situé rue Léon Houtart, (ancien Casino) était également la proie des flammes et voici maintenant l' A.B.C. qui devait ouvrir ses portes le 16 décembre qui flambe à son tour. 

Le cinéma Splendid se réinstalla dans un autre immeuble, même chaussée, anciennement le Salon Damien; l'Elyana Palace ne rouvrit plus. 

Mais l' A.B.C. sera reconstruit et son propriétaire, avec son cran habituel, ne boudera pas à la tâche. Nous lui souhaitons bon courage et meilleure chance. 

Ironie du sort: "L'A.B.C." est construit sur l'emplacement d'une ancienne fabrique de noir de fumée, qu'exploitait la famille Delattre (les anciens se souviennent de Fernand du marchand de noir). L' A.B.C. longe d'ailleurs la ruelle dite du "Marchand de noir". 

Aujourd'hui les murs de l'A.B.C. sont recouverts aussi de "noir de fumée" mais c'est l'incendie qui les endeuille. 

C. 42.

16:15 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendie |  Facebook |

28/06/2009

Une salle de cinéma ravagée par un incendie à Houdeng-Goegnies

"Le Centre" - Mardi 4 août 1942.  

Le tocsin a retenti dans la nuit de dimanche à lundi, à Houdeng-Goegnies. 

Un incendie d'une rare violence a ravagé, de fond en comble, le cinéma dénommé le "Splendid" exploité par M. Gaston Staumont, et situé à front de la chaussée Houtart, à Houdeng-Goegnies. 

Les dégâts sont évalués à plusieurs centaines de milliers de francs. 

Voici des détails au sujet de ce grave sinistre, qui a fait les frais de toutes les conversations dans la région. 

Le cinéma "Splendid" géré par M Staumont, et la propriété de M. Marcq Ronneau demeurant chaussée Houtart, à Houdeng-Goegnies. 

La salle de projection est située dans le prolongement, vers l'arrière, du corps d'habitation, où un café a été également aménagé. 

Meublé avec goût et confort, cette salle contenait environ 400 places assises, et couvrait une superficie d'une trentaine de mètres de long sur dix mètres de large. 

Comme elle le fait chaque dimanche, Mme Staumont, à l'issue de la dernière représentation, avait entrepris le nettoyage de son cinéma et de son café. 

Ce travail commencé vers 10 h. 30, dura jusque vers 11 h. 15. L'exploitante ne constata rien d'anormal. 

Les occupants se trouvaient donc au lit quand l'alerte fut donnée vers 1 heure 15. 

AU FEU ! 

Mr et Me Staumont furent arrachés de leur sommeil par des cris a feu ! Au feu !". C'était Mme Marie Nachtergael, une voisine, qui ameutait le quartier et les exploitants, qui furent rapidement sur pied et descendirent au rez-de-chaussée, pour s'entendre dire par cette personne: "Ne vous épouvantez pas, le feu est dans votre salon !" 

On devine l'effroi des locataires de la salle quand se dirigeant affolés, vers une fenêtre donnant sur l'arrière, ils aperçurent, s'élevant vers le ciel, de gigantesques panaches de fumée opaques s'échappant, en remous tumultueux, de la toiture. 

Presque au même instant, un vacarme se fit entendre et mit tout le monde en émoi.

C'était la toiture du cinéma qui s'effondrait dans un fracas indescriptible. Des flammes apparurent, se mêlèrent à la fumée, et lancèrent dans le ciel des lueurs fauves accompagnées de gerbes d'étincelles. Il fallut renoncer à approcher le brasier, qui illuminait sinistrement le décor. 

LE COMBAT CONTRE LE FEU. 

En un clin d'oeil, tout le voisinage était descendu dans la rue et des voisins courageux entamèrent le combat contre le feu, tandis que les services d'incendie d' Houdeng et de   La Louvière étaient avertis. 

Les premiers sauveteurs tentèrent vainement d'arroser le feu dévorant. 

Peine perdue ! le sinistre fut bientôt inapprochable et il fallut se borner "à préserver les habitations voisines qui ceinturent le cinéma et qui se trouvaient sérieusement en danger. 

Vers 2 heures les pompiers de Houdeng étaient sur les lieux et plusieurs lances étaient mises en action, tandis que des sauveteurs, grimpés sur des toits voisins et armés de haches, se livraient aux destructions indispensables afin de circonscrire le foyer qui faisait rage.

Vers 3 h. 15, le service d'incendie de La Louvière vint également prêter main-forte. Un matériel perfectionné fut mis en batterie pour préserver les maisons contiguës.

Après plusieurs heures de courageux efforts, les sauveteurs étaient maîtres du feu, après avoir déversé des torrents d'eau. 

Tout danger de propagation était écarté tandis qu'achevait de se consumer le mobilier et les charpentes. 

Vers 4 heures, le sinistre était complètement maîtrisé. Il ne restait plus que des foyers peu violents qu'on continuait à arroser pour prévenir tout réveil fâcheux. 

VISION CHAOTIQUE. 

Il faut renoncer à décrire les lieux après le sinistre. 

De la salle, il ne reste plus qu'un amas fumant de débris informes, calcinés et fumants. Seuls les quatre murs sont restés debout, mais menacent de s'écrouler. Au centre ce n'est plus qu'un amas de décombres chaotiques. C'est un pêle-mêle de poutrelles, de maçonnerie effondrée, de ferrailles tordues dont on ne pourra rien récupérer. 

C'est assez dire que les dégâts sont très importants. Il serait malaisé de les évaluer de prime abord. 

L'élément déchaîné a causé des ravages qu'on doit estimer vaguement à plusieurs centaines de milliers de francs, qui sont couverts par l'assurance.

La police du district 5 du Grand La Louvière, aidée de la gendarmerie de Houdeng, se sont trouvées sur les lieux dès la première heure. Tout en assurant le service d'ordre, les policiers ont recueilli les éléments indispensables pour l'enquête ouverte en vue de déterminer les causes de ce violent incendie. Jusqu'à présent, ces causes n'ont pu être définies avec exactitude. 

J. Lucq.

 

16:15 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendie |  Facebook |

24/06/2009

Deux maisons incendiées à Houdeng-Goegnies

"Journal de Charleroi" "Centre" - Vendredi 28 août 1936.

Mercredi soir, vers 19h. 30, un incendie a brusquement éclaté rue du Croquet, où sont, précédées d'une avant-cour et un peu à l'écart des autres immeubles, deux maisons ouvrières qui portent les numéros 74 et 76. 

La première était habitée par M. Fernand Thomas, ouvrier mineur et sa famille, composée de six enfants; la seconde par M". Georges Hayette, ouvrier pensionné. 

Une des fillettes de M. Thomas qui jouait dans la cour de l'habitation, aperçut soudain des flammes s'échappant de la cheminée, au faîte du pignon de l'habitation. 

Immédiatement la fillette donna l'alarme. Les voisins se précipitèrent aux premiers appels de l'enfant. Mme Thomas qui venait de ramener un mouton des champs, monta immédiatement à l'étage, mais déjà celui-ci n'était plus qu'un brasier ardent. 

Mme Thomas faillit, du reste, être brûlée, en tentant de sauver quelques objets. 

Bientôt, le feu gagnant en intensité, se communiqua à l'habitation de M. G. Hayette. 

Tous les voisins, avec un courage des plus louables, s'employèrent de leur mieux à sauver le mobilier. Ils multiplièrent leurs efforts pour enrayer la marche de l'élément destructeur. 

Entretemps les pompiers de Houdeng étaient arrivés sur les lieux, mais ce ne fut qu'après trois heures d'efforts que pompiers et sauveteurs parvinrent à se rendre maîtres de l'incendie. 

Les deux immeubles ont subi de très sérieux dégâts. Les toitures et les plafonds se sont effondrés. 

On estime le préjudice à plus de 20.000 francs; l'habitation de M. G. Hayette n'est pas assurée. 

On croit que l'incendie est dû à un feu de cheminée. 

M. Dufrasne, commissaire de police a procédé à l'enquête.

15:00 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incendie |  Facebook |

09/03/2009

Le Centre en cartes postales et photos anciennes

CHARBONNAGES

ENTREPRISES DIVERSES

FERME SALASSE

GROUPES SCOLAIRES

PERSONNAGES

15:54 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/07/2007

Pause estivale.

Nos pérégrinations par le Chemin des Loups reprendrons le 3 septembre 2007 par la découverte des entreprises qui ont fait la richesse économique des communes de Houdeng-Aimeries et Houdeng-Goegnies.

Ces rubriques, publiées tous les lundis et jeudis, seront illustrées de cartes postales et de photos anciennes ainsi que d'en-têtes de lettres des entreprises en question.

Si vous êtes intéressé par l'histoire locale de Houdeng-Goegnies, Houdeng-Aimeries et la Louvière en général, vous pouvez également consulter les Chroniques de la Petite Louve qui font la revue de presse des petits et grands événemants de ces communes de 1897 à 1970.

Merci pour l'intérêt que vous portez à ce blog.

Lucky

17:30 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31/01/2007

1982: Changement du nom des rues suite aux fusions des communes.

Anciennes dénominations.

 

Nouvelles dénominations.

 

  • Rue de l’Ascenseur
  • Rue Tout-y-Faut
  • Rue des Champs
  • Rue des Couvreux
  • Rue Ferrer
  • Rue des Abonnés
  • Rue de l’Indépendance
  • Rue du Home Familial
  • Rue Jean Jaurès
  • Avenue Decroly
  • Rue des Ecoles
  • Rue Rieu Baron
  • Place Albert 1er
  • Place de Goegnies
  • Rue de l’Egalité
  • Rue de la Plage
  • Rue Centrale
  • Rue des Godets
  • Rue Brichant
  • Rue Ferme Brichant
  • Rue de l’Alliance
  • Rue André Renard
  • Rue J.Wauters
  • Rue Maurice Grévisse
  • Rue Sainte-Anne
  • Rue Camille Vaneukem
  • Rue de la Station
  • Rue Alfred Schelfaut
  • Rue du Moulin
  • Rue Léon Blum
  • Rue E.Vandervelde
  • Rue de la Corderie
  • Rue de la Paix
  • Rue Gripane
  • Ruelle Ergot
  • Reprise sous la rue Léon Houtart
  • Rue Neuve
  • Rue du Peuple
  • Rue du Lait Beurré
  • Rue de la Lisière et rue du Bois de la Hutte
  • Rue des Bois
  • Rue Wavrin et rue du Repos des Chasseurs

22:55 Écrit par Petit Loup dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |