Par le chemin des loups...
Itinéraires à travers Houdeng-Aimeries et Houdeng-Goegnies: rues, quartiers, histoire, enseignement, entreprises - Photos et documents pour contribuer à l'histoire de La Louvière.
top
216634
Table des matières.
Les rues de Houdeng-Goegnies.
Le hameau du Croquet.
L'enseignement à Houdeng-Goegnies
Entreprises
Cartes postales anciennes
Liste de catégories
Liste de tags
ascenseur (4)   autoroute (8)   biographie (28)   bois (13)   brasserie (16)   café (7)   Cambry (3)   canal (28)   carte postale (20)   chapelle (7)   charbonnage (14)   château (15)   chaudronnerie (6)   chaussée (20)   chemin de fer (7)   cimetière (4)   cinéma (3)   commerce (3)   construction (14)   Couturelle (3)   document (26)   ducasse (7)   école (26)   église (9)   entreprises (13)   ferme (22)   fonderie (8)   forge (4)   Hôme Familial (8)   Houtart (9)   impasse (5)   incendie (3)   maison (5)   mécanique (4)   Pain-Blanc (4)   peuple (3)   photo (20)   place (15)   pont (17)   poste (3)   Raves (3)   revue de presse (7)   rivière (9)   ruelle (19)   seigneurie (3)   sentier (21)   toponymie (12)   Trieu (5)   tuyauterie (3)   villa (3)  
My Blog Web
Ils ont visité ce blog...
Evaluez mon blog





Voir les résultats
Commentaires
E-mail

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour m'envoyer un e-mail.

13-02-2007

Rue de la Ferme Brichant.

Le chemin n° 13 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, dénommé « chemin du Malcontent » en 1845, est amélioré en 1875 (Conseil du 5 juin) et appelé « chemin Brichant ».

 

La rue Brichant débute à gauche de la rue du Trieu à Vallée (à proximité de La Brisée) pour se terminer au sentier dit du Ligne qui aboutit à la chaussée du Pont du Sart.

 

En 1925, le Hôme Familial y prévoit la construction de 8 maisons familiales et c’est en 1931 qu’elle furent occupées par les locataires.

 

Cette rue est appelée d’abord sentier, puis coron, puis « rue Brichant » avant les fusions. Pour ne pas faire double emploi avec une autre rue Brichant (à La Louvière, Cité Astrid) on lui donna, en 1982, le nom de « rue de la Ferme Brichant ».

 

Jean-Baptiste Brichant.

 

Cette rue doit son nom à une famille célèbre de l’endroit, surtout des cultivateurs, dont le plus ancien que nous avons pu découvrir fut Jean-Baptiste Brichant né à Houdeng-Goegnies le 15 août 1779, décédé le 23 mai 1873 et dont la ferme originelle se trouvait dans une rue voisine.


Partager
13-02-2007, 20:00:09 Petit Loup
biographie   ferme   Hôme Familial   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Rue de Familleureux.

C’est en 1930 (Conseil du 12 septembre et Collège du 29 avril) que le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux changea de nom. La rue du Lait Beurré Haut est devenue la rue de Familleureux et est prolongée au-delà du magasin à poudre jusqu’à la limite de Familleureux.

 

A quelques centaines de mètres dans la rue, se situait en rase campagne une bâtisse basse, utilisée pour le stockage de poudres explosives destinées aux exploitations minières. Cette poudrière était entourée de haies de clôtures et était dominée par quatre peupliers isolés. Ce magasin à poudre fut supprimé en 1886, considéré comme un danger public, étant donné que, lors des mouvements populaires, émeutes, grèves, etc. la surveillance serait excessivement onéreuse pour la commune. Les bâtiments furent transformés en maison d’habitation et furent rasés après 1950.

 

Dans la rue de Familleureux, la société Le Hôme Familial construisit en 1924, en même temps qu’à la rue du Lait Beurré, neuf maisons sociales à front de rue. Elles furent occupées par les locataires au mois de juillet et trois maisons furent achetées par les locataires.

 

Coupée par le Canal à grande section et l’autoroute de Wallonie, la rue de Familleureux a perdu son aspect campagnard d’autrefois : de nombreuses maisons, ainsi que de nombreuses fermes ont disparu pour faire place aux infrastructures modernes ainsi qu’à la gare autoroutière Garocentre.

 

Par la rue de Familleureux nous avons accès à la rue du Bois de la Hutte (rue sans issue) et à la rue de Wavrin dénommée « rue des Bois » avant les fusions des communes.


Partager
13-02-2007, 19:00:01 Petit Loup
canal   entreprises   Hôme Familial   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Rue Falise.

Bien avant la construction du Canal du Centre, le chemin n° 2 (rue de Mons ou rue Hector Ameye) de l’Atlas des Chemins Vicinaux se prolongeait jusque la chaussée de Mariemont à Soignies pour aboutir en face de la rue Tout-y-Faut ou rue de l’Ascenseur.

 

D’un autre côté, la rue de la Barette se prolongeait également pour longer les Laminoirs de Houdeng (1861-1883), ancienne Platinerie Louis-Adolphe Debauque qui était installée rue du Marais à Houdeng-Aimeries. Cette rue aboutissait également à la chaussée.

 

Les travaux du Canal du Centre vinrent séparer ces deux tronçons et, encore en 1910 (Collège du 21 août), ces deux rues sont toujours dénommées « rue de la Barette » et « rue de Mons ».

 

Ce n’est qu’en 1919 (Conseil du 12 avril) que nous trouvons cette rue en « V » sous la dénomination de « rue Falise ».

 

L’ancienne rue de la Barette ne fut presque pas occupée par des habitations, mais le terrain qui longeait le laminoir eut beaucoup plus de succès. La période d’après-guerre (1914-1918) y amena de nombreuses roulottes et les habitants du quartier dénommèrent cette rue la « rue des Baraques »

 

Le site n’a pas beaucoup changé au cours de ces dernières années, sauf en ce qui concerne le coin de la chaussée qui est occupé par un motor-garden très moderne. D’autre part, au lieu des vestiges du laminoir, un paysage de carcasses de vieilles voitures est venu moderniser ce quartier des plus favorisés.

 

Arthur Falise.

 

Arthur Falise est né à La Louvière le 27 décembre 1868. Marié à une Goegnéroise, Ida Roland, en 1896, il vient s’installer le 22 juillet 1898 à Houdeng-Goegnies, rue de Mons n° 12, en qualité de marchand brasseur.

 

Il cessa ses activités en 1916 (Collège du 14 février) sans doute à cause de la guerre et il quitte Houdeng-Goegnies pour Braine-le-Comte en 1920. C’est à partir de cette date que Fernand Wasmes établit, dans les dépendances de la brasserie, un fabrique de savon.

 


Partager
13-02-2007, 17:00:02 Petit Loup
biographie   canal   entreprises   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

12-02-2007

Ruelle Ergot

Nous trouvons pour la première fois cette dénomination dans le procès-verbal d’une réunion du Collège le 23 novembre 1923.

 

Cette ruelle partant de la rue Léon Houtart aboutit au bas des contreforts du Canal du Centre. Elle rejoignait avant la construction du canal le sentier qui aboutissait à la rue du Croquet et il est fort possible qu’elle conduisait autrefois à la Fosse du Croquet qui fut en activité de 1970 à 1768.

 

A la fin du 19e siècle y habitaient Pierre Joseph Ergot (1810-1883) et Floribert Ergot (1811-1868) avec comme domicile « Coron La Haut », n° 32 et n° 34.

 

En 1981, suite aux fusions des communes, cette dénomination fut supprimée et les habitants sont repris sous le nom de « rue Léon Houtart » en raison de l’existence à Strépy-Bracquegnies d’une rue Victorien Ergot.


Partager
12-02-2007, 18:00:07 Petit Loup
charbonnage   ruelle   Rues D-E-F
comment Commentaires (1)
z z

Rue Léon Duray.

Le chemin n° 3 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, aussi dénommé « chemin de Houdeng-Goegnies à Familleureux », a été le chemin n° 4 depuis la chaussée Paul Houtart jusqu’à la limite de Houdeng-Aimeries dénommé en 1896 (Conseil du 30 décembre) « rue Léon Houtart », en hommage aux nombreux services que cette personne a rendu à la population au cours de sa carrière publique.

 

En 1966, pour rendre hommage à un autre bourgmestre qui pendant 25 ans présida avec dévouement aux destinées de la commune, l’Administration communale a décidé de donner à la section de la rue Léon Houtart, partant de la chaussée Paul Houtart à la place de Goegnies, le nom de « rue Léon Duray ».

 

HG_RUE_LEON_DURAY_01

La rue Léon Duray au carrefour de la Chaussée. (CPA)

 

Cette rue était aussi appelée « La Brisée », terme forestier pour un raccourci ou une piste, repéré par des branchettes brisées par un gros animal en fuite ou un pisteur. Nous pouvons également en donner une autre interprétation qui serait celle d’un coude dans la trajectoire de la rue qui ferait penser qu’elle s’est brisée (la même désignation avait aussi été donnée à la rue du Trieu-à-Vallée).

 

A signaler également que c’est au n° 15 de cette rue que s’est installée le 9 février 1928 une salle de projection cinématographique comprenant 245 places et tenue par Haucotte Augustin, portant le nom de « Cinéma Casino ».

 

L’abbaye Saint-Denis possédait autrefois une métairie et une grange nommées « ferme et grange de la dîme » parce qu’on y enfermait le produit de cette contribution. Cette ferme se situait en face de la ruelle Debauque, dans une impasse, aujourd’hui disparue par la construction de nouveaux bâtiments.

 

HG_RUE_LEON_DURAY_02_CINEMA

La rue Léon Duray et le Cinéma Casino. (CPA)

 

Avant d’accéder à la place de Goegnies, à gauche, se trouve une maison fort ancienne; sa façade constituait l'unique vestige d'architecture du XVIIè siècle de la région du Centre. Cette maison signalée par le plan Popp fut autrefois une auberge tenue par le sieur Théodore Drugmand (1815-1879) et était reprise dans le registre cadstral sous la section C n°400 et brisée n°1. Cette auberge a malheureusement été transformée et ne présente plus aucun intérêt.

Léon Duray.

 

Léon Duray est né le 24 février 1890 à Houdeng-Aimeries, rue du Trieu-à-Vallée. A l’âge de deux ans il vient habiter Houdeng-Goegnies. Il fréquente l’école communale jusqu’à l’âge de 12 ans pour prendre ensuite le chemin de l’usine.

 

De 1911 à 1914 il s’engage dans la garde civique et, le 1er mars 1913, il épouse Victorine Hobe à Mignault.

 

Du 16 novembre 1916 au 11 octobre 1917, il fut déporté en Allemagne. C’est à son retour de déportation qu’il fut gagné par les idées socialistes et qu’il entra dans le monde politique, d’abord en militant dans les rangs du syndicat des métallurgistes du Centre et ensuite en tant que conseiller communal, échevin, bourgmestre, conseiller provincial et sénateur.

 

Vers 1929, il connut des années de chômage et c’est alors qu’il reprit avec sa femme l’épicerie du Peuple (L’Avenir du Centre).

 

En 1939, il regagne les Ateliers Colinet et est promu au poste d’employé en 1949.

 

Durant la seconde guerre mondiale il fut très actif dans la résistance ; il faisait partie des « FIFIS » (Front National de l’Indépendance).

 

Durant toute sa vie Léon Duray a toujours lutté contre les injustice flagrantes et s’est montré un défenseur fervent de la classe ouvrière. Il a aussi été élu à plusieurs reprises sénateur de l’arrondissement électoral de Mons-Soignies.

 

Suite à une longue et pénible maladie, il s’est éteint le 11 juillet 1960 à l’âge de 70 ans. Le 10 septembre 1966, la commune de Houdeng-Goegnies lui a rendu un dernier hommage en inaugurant la rue qui porte désormais son nom.

 

(Extrait du travail de Michèle Marchal - 2ème candidature en journalisme et en communication).


Partager
12-02-2007, 17:45:01 Petit Loup
auberge   biographie   cinéma   ferme   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

11-02-2007

Impasse Dupont.

L’impasse Dupont comporte de nombreuses habitations dans les jardins et, si l’on se tient aux recherches effectuées par M. Victor Delattre, ancien secrétaire communal, elle doit principalement son nom à un immeuble-magasin contigu. Le magasin est d’abord tenu par Nicolas Dupont, menuisier négociant, né à Houdeng-Aimeries le 10 avril 1858 et son épouse Elodie Hannecart, née à Houdeng-Goegnies le 19 novembre 1858, surnommée « Lodie du Gro ».

 

Le magasin fut ensuite dirigé par le fils Hector, voyageur de commerce, né à Houdeng-Goegnies le 30 mai 1898 et son épouse Rachelle Fassiau, née à Houdeng-Goegnies le 4 septembre 1898.

 

Il faut dire que ce nom est très répandu dans les environs et c’est en 1923 (Collège du 23 novembre) que nous avons trouvé pour la première fois cette dénomination.

 

Cette impasse se trouve à droite dans la rue du Cimetière, après l’impasse Marcoux.


Partager
11-02-2007, 20:45:01 Petit Loup
commerces   impasse   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Ruelle Aimé Dieu.

Le sentier n° 45 de l’Atlas des Chemins Vicinaux, qui relie la Chaussée Paul Houtart à la rue Scailmont est repris officiellement comme « ruelle Aimé Dieu » à la fin du XIXe  siècle (Collège du 14 avril 1891).

 

Il est aussi désigné comme « ruelle Mastoque »(Collège du 23 novembre 1923) en raison d’un commerce d’objets ménagers installé à l’angle obtus de la ruelle et mis à l’enseigne « A l’dernière Mastoque ».

 

Plus près de nous, il fut aussi désigné comme « ruelle Cayphas » du nom du dentiste installé à proximité de la ruelle. En 1904, les propriétaires riverains introduisent une demande pour l’élargissement de la ruelle. Le Collège du 12 février, nous donne le compte-rendu de sa décision négative :

 

« Vu la demande d’habitants de la commune tendant à élargir le sentier reliant les rues Scailmont et de la Chaussée ;

 

Vu la longueur de ce sentier qui atteint à peine 50 mètres ;

 

Attendu que sa largeur est d’un mètre à peine seulement, qu’au point de vue de l’hygiène son élargissement serait de toute nécessité.

 

Vu les documents déposés par les propriétaires riverains faisant connaître à quelles conditions ils céderaient le terrain et les bâtisses nécessaires à l’élargissement ;

 

Attendu que l’ouverture d’une rue au lieu et place du sentier entraînerait une dépense de 16.000 à 17.000 francs ;

 

Attendu que si la rue était établie, il ne resterait pas à front de ses rives de terrain à bâtir ; que la dépense serait absolument improductive au point de vue des ressources que la commune serait en droit de retirer ;

 

Attendu que le détour que la création de cette rue éviterait aux charretiers serait de peu de longueur,159 mètres environ.

 

A l ’unanimité:

 

Décide qu’il n’y a pas lieu de décréter l’élargissement du sentier reliant les rues de Scailmont et de la Chaussée. »

 

Aimé Dieu.

 

Il est né à Wasmes le 29 juin 1875. A la fin du XIXe siècle, il exerçait la profession de boucher et était installé à côté de sa ruelle.

 

Il était administrateur de la Maison Libérale, membre du comité des fanfares, secrétaire actif de l’association. En 1902, il fut élu Sous-Lieutenant à la garde civique non active. Il s’était créé parmi les libéraux et parmi la population de solides amitiés grâce à son caractère serviable. Il est décédé à Houdeng-Goegnies le 3 février 1940.

 

Cette chronique serait incomplète si nous omettions de parler de son fils Marcel dit Hem Day (30 mai 1902 - 14 août 1969) qui est parti à Bruxelles en 1926 tenir une librairie. D’où lui vient son sobriquet de « Hem Day », tout simplement ses initiales : « M » (Hem) « D » (Day).

 

Très tôt, il fut marqué par un anticonformisme. Il devint végétarien alors que son père était boucher. Mais là n’est pas ce qui lui valu d’être cité dans la presse et d’être considéré comme un précurseur de « l’objection de conscience »

 

Marcel Dieu et Léo Campion, en 1933, défrayaient la chronique judiciaire. Tous deux anarchistes et franc-maçons refusent de répondre à un ordre de rejoindre l’armée et renvoient leur livret militaire au Ministre de la Défense Nationale. Il comparaissent devant le Conseil du guerre du Brabant

 

Reconnus coupables de désertion, ils sont condamnés mais, sous la pression de l’opinion publique, ils sont bientôt libérés et renvoyés de l’armée (Le Peuple du mardi 19 juillet 1983).


Partager
11-02-2007, 19:30:02 Petit Loup
biographie   document   ruelle   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Avenue Decroly.

Les sentiers n° 25 et 26 de l’Atlas des Chemins Vicinaux constituent actuellement l’avenue Decroly.

 

Le sentier n° 26 se situait de la rue du Stade à la rue du Bois des Raves et se dénommait en 1845 « sentier de la Chapelle ». Le sentier n° 5 menait de la « rue du Cimetière » à la « rue du Stade. »

 

En 1889 (Collège du 16 septembre), le sentier n° 26 est dénommé « sentier Balan » et, à partir de 1893 (Collège du 15 mai), il devient « chemin Balan ».

 

C’est seulement en 1919 (Collège du 8 juin) que nous trouvons cette rue dénommée « rue Boël », hommage à feu le sénateur Gustave Boël en remerciements d’une donation aux pauvres.

 

En 1939 (Collège du 27 janvier), la rue devient « rue Jean Jaurès », en hommage au grand tribun pacifiste français.

 

HG_RUE_JEAN_JAURES

L'avenue Decroly, anciennement rue Jean Jaurès vers 1951.

 

En 1982, suite aux fusions des communes, le nom de « rue Jean Jaurès » est laissé à La Louvière et, à Houdeng-Goegnies, la rue est vouée au psychologue et initiateur de méthodes d’enseignement Ovide Decroly.

 

Mais c’est sous le nom d’« El Kemin del Pierke » que le chemin était connu populairement, à cause d’une perche verticale d’un tir à l’arc fort fréquenté par les archers du voisinage, dont le local se tenait au Salon Denis.

 

En 1951, l’Administration communale acquiert tous les terrains du côté de la Ferme du Trieu pour y créer un centre de plein air. Le Home Familial achète également un terrain pour y construite 14 maisons unifamiliales avec un étage. Ces habitations sociales ont été terminées en 1953 et mises à la disposition des locataires.

Gustave Boël.

 

Gustave André Boël est né à Houdeng-Goegnies le 18 mai 1837. Il est décédé à Bruxelles le 31 mars 1912. Fils de parents cultivateurs (ferme Salasse), il eut quatre frères et soeur.

 

Il fait ses études à l’école industrielle de Houdeng-Aimeries et rentre en 1851 (à 14 ans) aux Etablissements Ernest Boucquéau. Il devient chef d’atelier et directeur de l’usine vers 1865.

 

Son patron, au bord de la faillite, et devant le refus de sa famille de lui venir en aide, vit Gustave Boël et son comptable lui offrir et réunir les fonds indispensables pour mener à son terme l’ouvrage commencé (le tunnel entre Enghien et Grammont du chemin de fer de Braine-le-Comte à Gand).

 

Le 16 juillet 1880 Ernest Boucquéau meurt et il lègue sa fortune et ses entreprises à Gustave Boël et au comptable. Ce dernier meurt à son tour, faisant de Gustave Boël l’unique hériter.

 

Dès 1881, il modernise ses entreprises et il crée un véritable groupe industriel en prenant des participations dans un nombre important d’entreprises.

 

Il a aussi hérité des opinons politiques et philosophiques de Boucquéau. C’est donc comme libéral progressiste et par sentiment civique qu’il se lance dans la politique.

 

Le 11 octobre 1880, il est nommé conseiller communal à La Louvière, puis comme échevin le 14 novembre de la même année. Le 4 mai 1881 il est bourgmestre. Durant son mandat, il soutient de nombreuses réalisations et intervient pécuniairement pour la construction de l’hôpital civil de La Louvière. Il donne sa démission de bourgmestre et devient sénateur du 12 avril 1883 au 8 juillet 1884.

 

Sous la pression de ses amis libéraux, il redeviendra sénateur le 14 juin 1892. Il ne quittera plus le sénat jusqu’à sa mort.

 

Il fut célèbre pour avoir été l’un des premiers en Belgique à instaurer, le 1er septembre 1888, la participation aux bénéfices pour les ouvriers et les employés de son usine.

 

Gustave Boël a préféré aller au devant de l’avenir, misant plus sur la stabilité, obtenue par des concessions patronales à priori, que sur le maintien du statu quo économique. Mais il est certain qu’il ne cède rien de son pouvoir et agit de plus en despote éclairé qu’en autogestionnaire. Aussi est-il surnommé « Dieu le père » par ses intimes...

 

Jean Jaurès.

 

Homme politique français né à Castres en 1859, décédé à Paris en 1914.

 

Issu d’un milieu provincial très modeste, Jaurès, après des études brillantes, devient professeur de philosophie au lycée d’Albi (1891). Deux ans plus tard, il enseigne à la faculté de Toulouse. En même temps, il se lance dans la politique. Il est élu député (1885) de la Gauche Républicaine dans le Tarn.

 

Ce début de carrière extrêmement prometteur illustre ce que pouvait être la réussite d’un petit bourgeois dans la « République des professeurs et des avocats ». Jaurès n’avait qu’à suivre cette voie pour devenir l’une des têtes de l’opportunisme parlementaire qui gouvernait alors la France. Mais d’un tempérament trop généreux pour se satisfaire de cet arrivisme politique, il évolue bientôt vers le socialisme et devient député de la circonscription ouvrière de Carmaux en 1893. Il voue alors sa vie à un triple combat pour la République, pour la démocratie et pour le socialisme.

 

Il s’engage à fond dans l’affaire Dreyfus (1898), et milite pour une plus grande justice sociale tant par ses interventions à la chambre que pour ses articles à L’Humanité qu’il fonde en 1904.

 

Quand les différents courants socialistes fusionnent, en 1905, pour former le S.F.I.O où l’emporte l’influence de Jules Guesde et des marxistes orthodoxes, il s’incline avec discipline. A partir de ce moment, il se consacre surtout à la défense de la paix et, sans relâche, appelle le monde ouvrier à s’opposer à la guerre que prépare la course aux armements. Accusé de « trahison » dans les journaux de droite, il est assassiné par le nationaliste Raoul Villain, le 31 juillet 1914.

 

Ce méridional chaleureux était un idéaliste épris de justice, plein de foi dans l’homme. Journaliste de talent, orateur lyrique, il fut aussi un remarquable historien de la Révolution.

 

Ovide Decroly.

 

Pédagogue belge né à Renaix en 1871, décédé à Bruxelles en 1932. Diplômé en médecine, Decroly se spécialise ensuite en neuropsychiatrie à Paris et à Berlin.

 

Rentré en Belgique, il crée une première école pour enfants anormaux (1901) et utilise ensuite les observations qu’il a faites pour les enfants normaux (création en 1907, à Bruxelles de l’Ecole de l’Ermitage, destiné à ces enfants).

 

Les recherches qu’il poursuit selon la méthode expérimentale aboutirent aux thèses développées dans ses principaux ouvrages :

 

·         Initiation à l’activité intellectuelle et motrice par les jeux éducatifs (1914).

·         La fonction de globalisation et l’enseignement (1929).

·         Quelques notions générales sur l’évolution affective chez l’enfant (1927).

 

Les idées maîtresses de Decroly sont la globalisation et les centres d’intérêt. Decroly observe en effet que l’activité mentale de l’enfant n’est pas spontanément analytique, mais qu’au contraire son appréhension de l’univers est marquée par le syncrétisme.

 

Decroly propose une « école pour la vie, à travers la vie ». Ainsi l’histoire et la géographie ne sont-elles que les dimensions temporelles et spatiales d’expériences concrètes. Dans chaque cas, il faudra partir de l’observation, provoquer les associations d’idées, c’est-à-dire découvrir quels intérêts les observations peuvent éveiller chez l’enfant pour, en fin de compte, lui permettre de s’exprimer et de montrer ainsi qu’il a assimilé ce qu’on lui a proposé.

 


Partager
11-02-2007, 18:30:01 Petit Loup
biographie   ferme   sentier   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

10-02-2007

Rue Deburges

Faisant suite aux travaux du Canal du Centre, Oscar Deburges cède à la commune de Houdeng-Goegnies le terrain nécessaire à former l’assiette des chemins dénommés « rue Deburges », « rue Nouvelle » et partie de la « rue de l’Abattoir » dont la création et le plan d’alignement ont été approuvés respectivement par Arrêté Royal du 10 juin 1902 pour les deux premières et du 4 avril 1900 pour la troisième.

 

Depuis 1893 (Conseil du 27 octobre), ce projet était à l’étude tant au Conseil qu’au Collège communal (9 septembre 1893) et ce n’est qu’en 1902 que cette rue partant de la Chaussée Paul Houtart à la rue Scailmont fut ouverte à la circulation. Elle fut dénommée « rue Deburges » et non « rue Oscar Deburges » comme la famille l’eut désiré.

 

27014_CHATEAU_DEBURGES

Le château Deburges se trouvait à la sortie actuelle d'un grand magasin (CPA).

 

Dans cette rue s’élevait le château Deburges qui disparut dans les extensions et les aménagements d’une grande surface commerciale, en 1970. L’accès à ce château, avant la création de la rue Deburges, se faisait par la rue Scailmont, presque en face de la rue du Culot, par une large avenue cochère.

 

En 1911 (Collège du 2 janvier), le charbonnage du Bois-du-Luc est autorisé à construire une petite avenue reliant la rue Deburges à son chemin de fer particulier. Il s’agit d’un sentier qui permettait le transfert des ouvriers du train du charbonnage à la gare de Houdeng et vice-versa. Il est aujourd’hui inutilisé.

 

C’est le 17 mai 1914 que l’Administration communale décide de placer un pont à peser à l’entrée de la rue Deburges. Cette bascule publique fut mise hors service en septembre 1965 (Collège du 23 septembre).

 

A l’extrémité de la rue, à droite, se trouvaient les usines de Oscar Verdure qui auraient fonctionné à partir de 1912. En 1922 ces usines deviennent une Société Coopérative sous la dénomination des Ateliers de Construction Tôlerie et Tuyauterie pour devenir en 1925 une Société Anonyme La Tôle Manufacturée dont le siège se trouve boulevard Anspach à Bruxelles.

 

C’est en 1922 que la société acquiert le terrain situé entre la rue Deburges et le chemin de fer particulier du charbonnage du Bois-du-Luc et qu’elle obtient l’autorisation de construire une petite voie ferrée entre ses deux bâtiments.

 

En 1932, la S.A. La Tôle Manufacturée est en liquidation (Collège du 29 août 1933) et les bâtiments sont en grande partie démolis pour faire place à des habitations particulières.

 

En retrait de la rue, le long du chemin de fer particulier du Charbonnage du Bois-du-Luc sont construits en 1926 les Etablissements Charles Pary et Cie. Ils deviennent en 1936 la S.P.R.L. Etirage du Centre qui cessera toute activité le 11 juin 1976.

 


Partager
10-02-2007, 09:46:53 Petit Loup
charbonnage   château   chemin de fer   entreprises   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Ruelle Debauque.

Cette ruelle comprise entre la rue Léon Duray et la rue Saint-Donat fut le siège d’une école privée dirigée par Nicolas Debauque (1819-1878) dans un bâtiment allongé et discret. Monsieur Debauque était également propriétaire d’une ou plusieurs autres maisonnettes à proximité de son école.

 

En 1847, Nicolas Debauque sollicite l’adoption de son école pour l’instruction d’une partie des enfants pauvres de la commune. 147 enfants sollicitent l’instruction gratuite et ne peuvent tous occuper le local mis à leur disposition. Le Conseil accueille favorablement la proposition de Monsieur Debauque et adopte son école comme école supplémentaire, soit un tiers des enfants (Conseil du 6 octobre).

 

En 1851, Monsieur Debauque devient instituteur adopté (Conseil du 10 septembre) et en 1853 (Conseil du 10 décembre), avec Mademoiselle Delphine Baudry qui l’assiste, ils assureront, en tant qu’instituteurs privés, l’enseignement des enfants pauvres qui leur seront confiés.

 

En 1854 (Conseil du 18 août), Mademoiselle Baudry est nommée institutrice communale et en 1855 (Conseil du 17 janvier), Nicolas Debauque est également nommé instituteur communal avec un traitement au prorata du nombre d’enfants qui leur seront confiés.

 

En 1867 (Conseil du 31 mai), Mademoiselle Baudry est relevée de ses fonctions pour incapacité.

 

En 1876 (Conseil du 4 septembre), Nicolas Debauque donne sa démission qui sera effective à partir du 1er janvier, pour maladie.

 

Depuis 1862, les écoles privées avaient été abandonnées et les cours se donnaient dans les écoles nouvellement construites.

 

C’est en 1890 (Collège du 2 décembre) que le nom « ruelle Debauque » nous est officiellement apparu ; cette ruelle fut pendant un certain temps officieusement appelée « ruelle de l’Incroyable » parce qu’un commerce d’aunage et de colifichets portant comme enseigne « A l’Incroyable » y exista pendant quelques années.


Partager
10-02-2007, 09:39:03 Petit Loup
école   ruelle   Rues D-E-F
comment Commentaires (0)
z z

Rue Dardry.

Ce chemin n° 12 de l’Atlas des Chemins Vicinaux part de la Chaussée Paul Houtart à la place de Goegnies.

 

Déjà en 1939 (Conseil du 18 mars) cette ruelle était dénommée « ruelle d’Ardry ». Elle est ensuite (Conseil du 7 juin 1875) reprise sous le nom de « ruelle Dardry ».

 

En 1884 (plan 4.1.5.-1) on la cite comme « ruelle Ferbus », du nom du maître boulanger Nicolas-Joseph Ferbus né à Montignies le 31 octobre 1820 et décédé à Houdeng-Goegnies le 28 mai 1889 à la Longue Ville n° 389.

 

Elle aura ensuite la dénomination de rue (Conseil du 21 avril 1888) et sera mise à sens unique de la place de Goegnies vers la Chaussée Paul Houtart en 1933.

 

Certains découvreurs de la petite histoire de la commune ont lié ce nom de Dardry à la brasserie Hardy (dont les descendants sont les avocats Leroy) qui se situait en haut de la dite rue. D’après les recherches que nous avons effectuées les Hardy ne se seraient installés à Houdeng-Goegnies qu’en 1876. Il n’y a donc pas lieu de leur attribuer la dénomination de cette rue, celle-ci étant déjà citée en 1839.

 

Cette rue a connu en 1895 le début des Usines Charlez (Jules et Furcy). Cette firme s’occupait de la construction de serres et de grillages. C’est en 1911 que les descendants installèrent leur usine au quartier des Anglais.

 

Ardry - Hardry - Dardry.

 

Bien des recherches ont été effectuées pour en découvrir l’origine de ce patronyme.

 

Dans la pantographie des biens de la cure de Goegnies, dressée au XVIIIe siècle, sous la domination autrichienne, on voit, à plusieurs reprises, au chapitre des recettes, le poste location du « D’Ardry », pour un prix dérisoire; on dit aussi la « ruelle de l’Ardry ».

 

Le Rieu Baron n’avait pas de lit à cet endroit : ses eaux s’étendaient sur les prés et faisaient de ceux-ci un terrain fangeux donnant une herbe de médiocre qualité. L’on voit dans ce nom les mots aarde et rij : rij, diminutif de rieu, ruisseau, et aarde, terrain ; le « dardry » était un terrain régulièrement inondé par le Rieu Baron.

 

Les mots d’origine franque se rencontrent assez souvent dans les lieux dits : zaal, dans la salle ; hoog, dans Hocquet ; il est donc vraisemblable de voir « aarda », terrain dans le d’Ardry.


Partager
10-02-2007, 09:34:13 Petit Loup
brasserie   entreprises   ruelle   toponymie   Rues D-E-F
comment Commentaires (2)
z z
homepage
Home
Citation.
Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un profond respect du passé. (Ernest Renan)
Archive
referencement gratuit
d footer