30/07/2009

Choses faites et à faire aux deux Houdeng

"Indépendance"  - Jeudi  30 mars  1967. 

Si pas le printemps, du moins la fin de l'hiver a conditionné les activités et les espoirs de cette récente quinzaine. 

A Goegnies, secteur travaux, on continue les agréables revêtements de trottoirs; on prépare des dallages confortables vers le Lait Beurré, et des prévisions, des projets vont concerner les trottoirs de la centrale rue des Trieux (au lieu des "platines", ou plats pavés actuels). A l'entrée de cette artère, au coin déjà élargi de la chaussée, signe des temps, l'alimentation humaine disparaît au profit de l'alimentation des chevaux... mécaniques: la boulangerie a été démolie, et une firme d'essence automobile prépare un poste d'alimentation de carburant; qui se doit, pour des raisons pour le moins étranges, de respecter la friture populaire qui est chère aux noctambules, mais peu aimée des voisins, astreints à des ramassages de papiers gras, jouets des vents, et des négligences. 

Au quartier du Culot, R. I.P. pour les vestiges branlants de ce qui fut la "since Brinquin": un bel assainissement opportun. 

Domaine circulation, en annonçant la mise à sens unique des rues de la Poste et des Clercs, nous avions omis - faute de publicité et faute de n'y être pas passé - que la rue de la Chaudronnerie, si étroite, a fait l'objet d'une réglementation similaire: on n'y rentre plus que par la chaussée et l'accès par les rues Colinet et de la Station s'y heurte à un panonceau rond d'interdiction. 

Domaine scolaire: la salle du Cercle Horticole, devenue propriété communale, a retrouvé une occasion d'accueillir un public enthousiaste grâce à un spectacle scolaire de haute tenue et inspiré des charmes divers de Paris. 

Au cœur de la commune-sœur (comme on dit...) c'est par contre de la Pologne variée que sont venues des beautés spectaculaires: ballets et chants folkloriques, puis récitals de virtuoses, le tout corsé d'une exposition richissime montrant les sites, les timbres, les héroïsmes d'un pays martyr; et l'on y parle du célèbre "grand" bal du mayeur (fixé au 18 avril) grâce auquel des générosités complètent les fêtes communales annuelles; avant se placera encore du théâtre gai (le 9 avril). 

Secteur travaux: la perspective se précise des améliorations modernes aux rues Saint-Amand et Jeanne Haye, l'adjudicataire (la firme d'Haulchin: Bernard et Larcin)  ayant d'abord à terminer une grosse entreprise de voirie ailleurs. Dans l'entretemps, les services locaux se sont attachés à l'amélioration de plusieurs écarts, mais des écarts fort fréquentés par les piétons: la ruelle reliant Grand-Peine à la cité vivante de Bigneau, et le sentier menant du bas du chemin de Genival, en somme de l'antenne, à l'ascenseur n° 2, sont maintenant "tarmacamadisés). Et même le vieux chemin de campagne de Genival, doté l'an dernier d'un égout, reçoit, lui aussi, son "tapis" bitumeux: les promeneurs et touristes descendant vers Bigneau, l'Antenne - " demi Tour Eiffel" - les Ascenseurs, s'en réjouiront et leurs chaussures de même. 

De ce Bois-du-Luc maintenant sans bois, sautons à l'autre bout de la commune, où subsistent des bois réels, des bois qui fêtent leur ducasse, séculaire, millénaire, jonquilles au poing. Et redonnons le conseil aux habitués: puisqu'on en est à de longues promenades, atteignez le cœur du bois (où arbres et jonquilles, chapelle et sous-bois sont intacts) en marchant jusqu'à dépasser le pont "Br... d'Tch..." (dont on apercevra le frère en construction à gauche), jusqu'à retrouver le territoire d'Houdeng-Aimeries au carrefour du Blanc-Pain, où s'ouvre à droite l'avenue dite de la Chapelle, d'ailleurs accessible aux véhicules. 

Et ne croyez pas que la ducasse "du Bos" se termine quand le tout petit "champ de foire" émigré vers la ducasse à Vias de Mignault: les bois et les sous-bois continuent à multiplier leurs attraits printaniers. 

BRULOT.

16:45 Écrit par Petit Loup dans Travaux publics | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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