18/07/2009

A propos d'une inauguration socialiste.

"Indépendance" - Mercredi 2 octobre 1963. 

C'est donc cette année la deuxième inauguration d'une Maison du Peuple dans les Houdeng que les affiches annoncent pour les samedi 5 et dimanche 6 octobre à Houdeng-Aimeries. 

En fait ce fut au printemps, à Goegnies, l'inauguration des modernisations des locaux; tout comme ce sera, en "Houdez" l'inauguration du café transformé plus la nouvelle salle, 'l'Eldorado réalisée au rez-de-chaussée. 

Car ces deux Maisons du Peuple existent déjà depuis des dizaines d'année.

Et il nous paraît opportun de relater brièvement en cette occasion l'évolution des ces Maisons du Peuple qui furent quatre presque cinq même, dans ces communes qu'on dit soeurs souvent, encore qu'il y ait des différences... piquantes. Géographiquement il n'y a pas 10 p. c. des deux populations qui connaissent les limites, paradoxales, baroques, des deux territoires emmêlés. 

La première Maison du Peuple des deux Houdeng fut créée au coin du carrefour chaussée du Trieu-à-Vallée - Tombelle (du nom d'un souvenir romain à deux cents mètres), où trois coins sont sur Houdeng-Aimeries et un sur Goegnies. C'était dans cet immeuble devenu succursale d'une chaîne de magasins d'alimentation, dont la façade est maintenant d'un rouge bien socialiste. La disposition du salon au premier étage se retrouve dans les cloisonnements actuels; le tenancier en était un Burion, oncle notamment de feu Emile Burion qui dirigea la musique socialiste. 

Il advint, comme maintenant ailleurs, que Goegnies voulut réaliser son indépendance; cela se fit sans décolonisation bruyante, et il en résulta les grandioses constructions de la chaussée Paul Houtart, avec café, salle de fêtes et les compléments où vivent actuellement les pharmacies, magasin Coop, pâtisserie. 

Houdeng-Aimeries chercha sa voie et se résigna, temporairement, à faire sa Maison du Peuple chez Manuel et Philippine Delaunoy tenant un café avec salon, encore à l'étage au coin de la rue des Ecoles et de l'impasse du canal, près du carrefour populaire "Pavé d'ell Tonne". 

Cela dura quelques années, mais la résignation des Houdinois ne les incitait pas à l'immobilisme. Certes la situation n'était - et c'est toujours - pas la même que pour les Goegnérois: Houdeng-Aimeries s'étend sur près de 800 hectares avec un secteur, Bois-du-Luc, très concentré mais éloigné du centre de 3 à 4 kms, et le Pont-du-Sart, le Trieu-à-vallée, les bois, régions mitoyennes avaient pris l'habitude, logique, de vivre avec Goegnies. 

Une tentative eut du succès: le populaire cabaret "Ziré Papette" Désiré Deltenre), entre le passage à niveau de Bois-du-Luc, territoire de Trivières, et les Carrés, territoire houdinois, ce cabaret fut considéré comme local socialiste; mais sur Trivières laquelle commune a aussi son centre bien éloigné de là ? 

Bref nos Houdinois trouvent un jour la solution: la ferme Thiriar, en plein carrefour, en face du "Flotcha." peut être acquise. Démarches, financement, aménagements, ... tout cela se réalise dans l'enthousiasme, et la grande "Gringne" Thiriar est transformée en café; s'y adjoignent un magasin, une bouteillerie... et ainsi naît en 1913, la sté Coopérative de 13 membres "Union et Progrès".

Cinquante années ont passé, la Maison du Peuple a surmonté les guerres et les difficultés: ces 5 et 6 octobre, on inaugurera son rajeunissement, son adaptation aux goûts du jour. 

E.L.D.

16:30 Écrit par Petit Loup dans Travaux publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maison |  Facebook |

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