20/05/2009

Les charbonnages d'Houdeng-Goegnies

Le Centre - Samedi 2 mai 1936.

Outre les artisans ordinaires et les cultivateurs, l'ancien village de Goegnies comptait en grand nombre des faiseurs de bas; c'était le travail à domicile qui coopérait dans les siècles passés à la renommée du village. 

Une autre industrie occupait dès le XVIe siècle de nombreux habitants: l'extraction de la houille. 

Une charte de Gille de Roeulx signale l'existence de fosses à charbon, sur Goegnies, en 1299. 

En 1372, l'Abbé de Saint-Denis cède à titre de bail, à divers manants, les gisements de houille, sous divers biens de son monastère, sis à Goegnies, à charge d'obtenir la quatrième mesure du combustible extrait. 

Ce charbon, jusqu'au XVIIe siècle, se consommait sur place; on prenait tout au plus les veines gazonnières errantes. 

Ce fut, dans le cours du XVIIe siècle, que l'industrie commença à utiliser la houille.

Le capital prêta son aide au travail et on vit les procédés d'extraction se perfectionner d'une façon constante. 

Ce fut le charbonnage de la Barette, fondé à Goegnies, en 1735, qui, le premier de la région du Centre, installa en 1766 une pompe mue par la vapeur, afin d'épuiser l'eau de ses chantiers. On voit encore aujourd'hui les vestiges des bâtiments où cette machine fonctionnait. La Société avait un second puits dit "puits Sainte-Marguerite" le long du Thiriau, non loin du canal du Centre. La lampisterie de ce siège, implantée en partie dans le remblai du chemin de fer de l'Etat, fut démolie en 1910, lors de la construction du Tir de la garde civique. 

Signalons l'existence aux XVIIe et XVIIIe siècles du charbonnage de la Bavière, à la limite du Bois de Notre-Dame du Sart, à droite du chemin de fer de Houdeng à Roeulx, trois cents mètres avant d'arriver à la rue du Pain Blanc. On y découvre encore les restes de ses terrils. 

Aucun puits d'extraction n'existe plus depuis près d'un siècle sur le territoire d'Houdeng-Goegnies, qui fait partie en totalité de  la concession de Bois-du-Luc.  Cette  situation provient de ce que les gisements, sous la commune, sont peu importants. 

Les veines viennent affleurer à l'extrémité, vers Besonrieux, où commence le régime du petit granit.

Il nous paraît intéressant de rappeler les noms des anciens de Goegnies qui firent preuve, autrefois, d'initiative dans l'art de tirer le charbon. 

Citons Jean-André Pary, Henri Pary, Nicolas Debauque, créateur de la Société de la Barette en 1735; Gaspard Thiriar qui, avec ses trois fils, fonda la concession de La Louvière, sur Saint-Vaast, Alexandre Thiriar et Joseph Parée dont les noms figurent dans l'acte constitutif de la Société d'Houssu, André Laurent qui comparaît dans le contrat de société de La Hestre - Mariemont.

15:30 Écrit par Petit Loup dans Industries | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charbonnages |  Facebook |

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