31/03/2009

Passage à niveau à l'entrée du bois

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30/03/2009

Goegnies aura bientôt une rue de l'Ancien Canal

Journal "Indépendance" - Mercredi 2 avril 1969. 

Dans le Goegnies ancien - le plus ancien puisque y exista la résidence des seigneurs de Goegnies (voisins des seigneurs d'Houdeng, devenu Aimeries), - une rue au tracé croqué est appelée rue du Nouveau Canal: cela ne manque pas d'étonner ceux qui, ignorant, ou bien oubliant la topographie et l'histoire locales, ne font pas la comparaison avec le Premier canal, celui qui fut inauguré en 1839. (Ne confondons pas avec cette inauguration spectaculaire, sensationnelle de l'ascenseur, chère à Léopold II, et chère à feu Conreur (chère parce que payée cher). 

En effet, c'est en 1839 que le bief venant près de la chaussée (qui date de 1775) fut inauguré, et aussitôt, les charbonnages de Bois-du-Luc y construisirent des installations de chargement des péniches (grue à vapeur, et... chantier de construction et de réparations des péniches - Goegnière - port chantier de mer!). 

Les trains de charbon venant d'Houdeng-Aimeries y furent pendant quelque 8 ans, tractés par chevaux, car ce n'est qu'en 1847 que Bois-du-Luc put y affecter une locomotive à vapeur. 

Mais tout cela c'est hier, un hier bourré de souvenirs éloquents que les progrès effacent plus ou moins. 

Et un nouvel effacement se prépare : on va boucher ce bras du canal; pour commencer, le petit pont-levis près des usines chimiques va être désaffecté, puis remplacé par un pont fixe, ce qui permettra ainsi un nouvel aménagement des abords routiers. 

Que deviendront ces espaces ? Si cela n'en prend pas le nom, du moins ce sera l'ancien - ancien canal. 

Bois-du-Luc n'y charge plus, "Le Bon Grain" abandonne son élévateur-suçoir à grains, la gare aurait environ 110 ans d'âge (ce fut longtemps la station "du Centre", parce que la société constructrice était la société du Chemin de Fer du Centre, et ce nom de Centre reste piqué sur ces parages. 

Comme dit l'hymne discuté: "Le siècle marche...".

Brulot.

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29/03/2009

Rue Léon Houtart

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28/03/2009

Houdeng-Goegnies: deux nouvelles rues inaugurées.

Journal "Indépendance" - Mardi 13 septembre 1966.

 Samedi matin, à l'occasion de la célèbre ducasse du Trieu a eu lieu l'inauguration de deux nouvelles rues de Houdeng-Goegnies. Cette cérémonie s'est déroulée en présence d'innombrables personnalités. La première artère portera le nom de l'avenue Alexandre André, la seconde est une partie de l'ancienne rue Houtart. Dorénavant elle s'appellera rue Léon Duray. 

Vers 10h. M.Rochefort, bourgmestre et les membres de l'administration communale reçurent les invités en la salle de réunion du 1er étage de l'hôtel communal. Nous y avons reconnu; MM. le Consul de France; Haulotte commissaire d'arrondissement; Maurice Herlemont, vice-président du Conseil provincial du Hainaut; les députés Collard et Hurez; Jennard sénateur suppléant; Desmet, ancien sénateur; Phillipart, directeur de l'IPEL; Désier, directeur de la clinique de La Hestre; Bacq, receveur communal régional; les bourgmestres; Mengal de La Louvière entouré des échevins Robert Kumps et Hollevoet; Demarez" de Houdeng-Aimeries; Benoit Friart de Roeulx; Roland de Thieu; Hurez député-bourgmestre de Bracquegnies. 

LE CORTEGE. 

Après les souhaits de bienvenue et le vin d'honneur traditionnel, un cortège se forma dans lequel prirent place; la police locale, les délégations avec drapeaux, les sociétés patriotiques et sportives, suivies des enfants des écoles précédant la Fanfare Ouvrière des Deux-Houdeng. Derrière cette phalange musicale marchaient les personnalités et une bonne partie de la population. Le cortège s'ébranla par la rue du Tri eu, emprunta la chaussée du Roeulx, bifurqua par le Trieu-à-Vallée prit la rue Joseph Wauters et déboucha bientôt devant le nouveau quartier où se trouve l'avenue Alexandre André. 

LE DISCOURS DU BOURGMESTRE. 

M. Rochefort s'adressa à l'assistance et tout particulièrement a M. Alexandre André en ces termes: 

"Notre administration communale a été amenée à choisir de nouvel les appellations pour les rues de la cité construite par la société coopérative "Le Home Familial". Nous avons décidé de dénommer l'artère principale de cette nouvelle cité: Alexandre André. Dans ce beau quartier neuf, situé à peu de distance de ce qui sera prochainement l'autoroute dé Wallonie, dans ce quartier placé sous le signe du Hainaut de demain, il s'indiquait d'honorer dignement le grand mandataire public qui, sans trêve a livré le meilleur de lui-même en faveur de l'amélioration des conditions de vie des citoyens du Hainaut, en faveur de leur émancipation, de leur instruction, de leur éducation, de leur promotion artistique et culturelle." 

Et M.Rochefort d'ajouter: 

"N'est-ce pas un symbole parfait cette nouvelle avenue qui s'installe si près de quelques vestiges du passé glorieux de cette ferme fortifiée du Sart, de ce pigeonnier en ruine, autour duquel ont vécu si misérablement des mamans, des paysans, puis des charbonniers, des ouvriers courageux qu'exploitait, abusivement, un patronnât sans pitié? Les humbles et déshérités d'autrefois trouveront aujourd'hui dans cette nouvelle avenue des logements salubres et agréables qu'une société démocratique moderne se doit d'offrir aux travailleurs. 

Dans quelques années, s'éveillera à proximité de l'avenue Alexandre André, le trafic d'une autoroute indispensable à la vie économique de la Wallonie et à la reconversion industrielle du Centre; elle coupera le trajet de la vieille chaussée charbonnière du transport de charbon nous amènera la prospérité économique du début du 20e siècle, contre l'infrastructure qui se réalise aujourd'hui, apportera le travail et la subsistance à nos enfants et petits-enfants". 

Après avoir retracé ce tablea£u optimiste, le bourgmestre fit remarquer que parmi ces pionniers les plus ardents on peut inscrire le nom d'Alexandre André. Digne successeur de Paul Pastur, François André et autres grands serviteurs de la province du Hainaut, il a voulu en faire une région prospère, où il fait bon vivre. Nous perpétuerons ainsi son souvenir et rappellerons à notre population laborieuse, la haute figure d'Alexandre André. Il part en laissant un bel exemple aux jeunes, dit M. Rochefort en conclusion. 

M.ANDRE REMERCIE. 

Après avoir coupé le ruban symbolique et découvert la plaque portant son nom, M.André fut fleuri par trois petites filles. Puis il remercia l'Administration communale d'Houdeng-Goegnies pour le geste qu'elle venait de faire. Il mit l'accent sur le fait que le souci principal d'un mandataire public c'est de s'occuper de l'enfance, "L'enseignement est fait pour rendre l'enfant bon et rendre l'homme meilleur"  dit le Président honoraire du Hainaut. 

Puis le cortège parcourut la nouvelle avenue au son de la Fanfare Ouvrière. 

RUE LEON DURAY. 

Au carrefour formé par la chaussée Houtart et l'ancienne rue portant le même nom, une cérémonie semblable eut lieu quelques instants plus tard. M.Rochefort déclara que l'administration communale, désireuse de rendre hommage et de perpétuer le souvenir de son ancien bourgmestre a décidé de donner le nom de Léon Duray à cette rue. Il rappela la carrière de l'ancien mayeur, qui fut élu au conseil communal en 1921 et élu échevin de l'Instruction publique en 1925. A la mort de M.Pinthelon, Léon Duray remplit les fonctions de premier magistrat de la commune. 

"Dans l'exercice de son mandat il fit toujours preuve d'un sens pratique, d'une bonne volonté agissante, d'une entente éclairée des affaires et d'une connaissance étendue des lois et coutumes de nos rouages administratifs. Riches ou pauvres pouvaient en toute confiance, s'adresser à lui, avec la certitude et l'assurance qu'une suite favorable serait réservée à leur requête, dans la limite des lois et règlements. Epris d'un grand esprit de justice, il s'efforça en toute circonstance de se rendre agréable à tous. Il fut un bourgmestre modèle qui consacra la plus grande partie de son temps et de son intelligence pour assurer le bien-être de notre population". 

Et M. Rochefort de conclure: 

"En inaugurant cette rue, nous avons voulu rendre hommage au bourgmestre qui pendant 25 ans présida avec dévouement, compétence et bonne humeur aux destinées des plus populeuses communes du Centre. Je demande à Mme Duray de bien vouloir couper le ruban d'ouverture de la rue qui portera le nom de son regretté mari". 

Ainsi devait commencer une bien belle ducasse du Trieu, une ducasse qui s'annonçait à merveille. Cette première journée de kermesse se déroula sous un soleil radieux, et bien des habitants des deux Houdeng et des communes avoisinantes devaient rendre visite durant le week-end prolongé à cette fameuse "ducasse à l'tarte". 

Albert Acou.

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27/03/2009

Maison communale en 1920

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26/03/2009

La riche histoire des rues: les deux Houdeng

Journal "Indépendance" - Mercredi 15 janvier 1964. 

Ce n'est pas toujours au centre de nos communes que les noms historiques se retrouvent, et les lois du temps n'obéissent pas aux hommes. 

Pour certains, il paraîtra surprenant de placer sous le titre: "Aux DEUX Houdeng" le nom: 

PLACE ET RUE ST-NICOLAS. 

En effet, officiellement la rue Saint-Nicolas est une rue de Goegnies, uniquement de Goegnies. 

Toutefois l'usage populaire - cet usage qui est d'ailleurs souverain en matière de toponymie - consacré par des "ducasses" vivantes, désigne sous le nom de place Saint-Nicolas le large carrefour mitoyen où se joignent cinq rues: la rue Saint-Nicolas, goegnéroise évidemment; la rue Hector Ameye, du nom d'un habitant y tué par les Allemands et qui s'appelait hier encore la rue de Mons (raison facile à expliquer, encore que ce chemin conduisait vers Nivelles); la rue de la Paix, hier, un hier très proche ici, rue de la Barette, les deux appellations rappelant un charbonnage, et cette rue étant mitoyenne; la rue de l'Infante Isabelle, uniquement houdinoise, c'est-à-dire sur Houdeng-Aimeries, rue prolongeant vers Mons la rue Ameye et que suivit l'Infante Isabelle en 1631; enfin la rue de la Salle, qui bizarrement commence par être mitoyenne, pour devenir ensuite territoire goegnérois. 

Pourquoi Saint-Nicolas? En fait, la raison se trouve dans une SIXIEME voie, absente! 

En effet, dans le coin vide entre la rue Infante IsabeIle et la rue de la Salle, aboutissait un long sentier venant, par sa branche principale de la Jobrette, par la chapelle Sainte-Barbe; et à l'aboutissement de cette "pied-sente" sur le grand carrefour, sur le point culminant, place de répartition de directions, s'élevaient autrefois deux arbres encadrant une chapelle dédiée à saint Nicolas, et c'était donc sur une portion de territoire devenue houdinoise. 

Le sentier fut déplacé plusieurs fois, pour finir par être reporté maintenant au long des ateliers Lucas, et aboutir dans la rue de l'Infante Isabelle, en face de la ferme de feu Constant Monoyer, la ferme dire du bailli, Constant étant un petit-fils de l'authentique bailli des seigneurs d'Houdeng. 

Et c'est donc cette chapelle disparue sur Houdeng-Goegnies, qui justifie un nom de rue sur Houdeng-Goegnies. 

LA RUE DE LA SALLE. 

De ce carrefour part donc la rue de la Salle: plusieurs explications de fortune, comme plusieurs orthographes, ont contribué à brouiller, aux yeux de beaucoup d 'habitants, la signification et les raisons lointaines de cette appellation qui reconduit un souvenir historique réel, et plein d'intérêt. 

Si nous nous aidons de l'historien et toponymiste régional feu Jules Monoyer, nous lisons en 1879 : "La Salle = hameau de Goegnies, à la coupure du Ri eu Baron et du vieux chemin de Goegnies à Saint-Vaast (certainement = La Louvière), autrefois fief de la seigneurie de la Puissance... On a trouvé... des vestiges d'antiques substructions maçonnées en grès du pays. C'est là - rapporte une tradition immémoriale - que se dressait jadis le CHATEAU DES SARRASINS... détail confirmé par Florent Have, propriétaire de la Vieille-Salle... 

"Maints endroits en Belgique montrent des ruines affectées de noms similaires; dont Casteau... Viesville... Dans les légendes populaires que nous a léguées le Moyen-Age, "Payen, Sarrazin" ont le sens de "Non chrétien, idolâtre". 

"Ici nos Sarrasins sont bien les Franks, et le mot "Salle" en est la démonstration : les Franks désignaient par Sala, Saal , Zaal, l'habitation du maître." 

"La vieille censé de la Salle, aujourd'hui partiellement démolie pour cause de vétusté conserve le nom et le souvenir du manoir de quelque chef frank". 

"Plus tard, elle devint propriété et résidence des Sires du nom de Goegnies; on en rencontre dès le milieu du Xllè siècle. Lyonnel de Goegnies fait encore relief de son fief en 1410. 

CONFIRMATIONS 

Ces lignes furent écrites en 1879 quand J.Monoyer habitait près de là sur Houdeng-Aimeries, en sa grosse maison de la rue de l'Aval, devenue rue Jules Monoyer. Le canal n 'avait pas encore bouleversé le site évoqué; que tout de même, on peut s'imaginer en observant la rue de la Salle, descendant au carrefour du St-Nicolas, se prolonge, non vers le pont et la rue de l'Abattoir, mais par le début de la rue du Croquet, et se retrouve au-delà du canal dans ce qui s'appel le la rue du Nouveau Canal,à l'endroit où le Rieu Baron reprenant les eaux de la Chapelle St Biaise, se prépare à passer sous le canal. 

Ce que l'historien dit de château, de ferme des Sarrazins peut être rapproché de ce que d'autres historiens ont dit au sujet de Morlanwelz, où des souvenirs ont subsisté d'un château des Sarrazins; et de nombreux autres lieux dits de communes wallonnes qui ont gardé, après des siècles et des siècles, des signalements toponymiques rappelant ces Sarrazins. 

CARTOGRAPHIE. 

Quant à nous, sur une carte datant originalement de 1750, soit un siècle et quart avant les conclusions de J.Monoyer, carte recopiée et identifiée en 1875 et plus tard, nous avons repéré des noms de lieux typiques, certains avec des orthographes approximatives, et parmi ces noms:

- la fontaine de Goegnies (chapelle St-Blaise, qui viendra bien après);
- l'Houpette;
- le moulin à vent du Lucq, avec plus au sud le double Thiriau-du-Luc;
- la campagne du Grand Peuplier et du Bignieau (sic);
- le bois de Bengnieau (sic);
- la Ronge (sic) et le Trieu-à-Valé, etc... et aussi, en rapport avec nos lignes ci-avant:
- le Pied-Sente Colas, allant de la future Jobrette à une chapelette esquissée au bord du carrefour évoqué;
- les 2 bâtiments de la "Censé de La Sal", à l'endroit bien précis dont parle l'historien houdinois. 

Voici donc deux rues de nos villages qui ont apporté du lointain et du proche passé des noms pleins de signification historique. 

Il n'y eut pas de "Fosse Saint-Nicolas": les noms de rues avec "saint" ou "sainte" rappellent des fosses, des puits de mine sur Houdeng-Aimeries, et rien que cela; alors que ce n'est pas le cas sur Goegnies: l'histoire décide, et les usages de nos pères. 

E.L.D.

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25/03/2009

Place de la Station

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